Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

La PMA rend laid

SorcièreAvant, j’étais une gentille fille, pas une sainte bien sûr, mais je me réjouissais du bonheur de mes amis et même de personnes moins proches.

Depuis la PMA, je me sens laide. Quand certaines pmettes affirment pouvoir se réjouir de la grossesse d’une amie ou d’une autre pmette, cela me laisse perplexe car moi j’en suis incapable. Quand je suis confrontée (le mot n’est pas trop fort, hélas) à une annonce de grossesse, mon cerveau me dit que c’est un événement heureux, mais mon cœur est immédiatement empli de la tristesse infinie de ne toujours pas avoir d’enfant.

Je suis incapable de demander à mes collègues des nouvelles de leurs enfants, comme le font toutes les personnes « normales ». Je n’arrive même pas à être polie, je suis laide.

Quand une collègue tombe enceinte, je ne fais pas partie de celles qui s’agglutinent autour d’elle pour savoir comment vont les nausées et l’échographie et le sexe du bébé. Quand le bébé naît, je ne fais pas partie de l’attroupement qui regarde les photos en s’extasiant. Je fuis. Et quand je ne réussis pas à fuir et que je me retrouve coincée au milieu d’une conversation de grossesse-bébé-enfant, je voudrais m’enterrer. Je ne pense qu’à mon chagrin, dont j’ai peur qu’il se lise sur mon visage. Je ne sais plus me comporter en société, je suis laide.

Avant, j’arrivais quand même à me réjouir pour les pmettes qui sortent victorieuses du combat. La tristesse, la peur de ne jamais vivre la même chose étaient contrebalancées par le message d’espoir que ça peut marcher. Mais maintenant, il n’y a plus de messages d’espoir. J’ai trop vu de pmettes tomber enceintes, tandis que j’enchaînais les fausses couches. Dans mon cœur, il y a de l’incompréhension. Pourquoi elles et jamais moi ? J’ai vu tellement de miracles, de cas qui semblaient désespérés et qui sont mamans aujourd’hui. Je sens la laideur s’insinuer en moi.

Il y a quelques temps, une amie m’a annoncé par sms qu’elle était enceinte de… 5 mois. J’ai sangloté. Comme un bébé. Je lui en ai voulu. Pourquoi me faire, à moi, le coup des 3 mois (et même plus) ? Mes amies, par la force des choses, suivent mes essais jour après jour. Et mon rêve à moi était aussi d’avoir trois enfants et là elle me balance une grossesse de 5 mois à la figure alors que je n’ai jamais dépassé le 1er mois ! En réalité, je sais que je suis totalement injuste. Cette amie avait eu la délicatesse de me prévenir qu’elle commençait les essais bébé et je me doutais qu’elle allait tomber enceinte rapidement puisque ses deux aînés ont été conçus en C1. Elle est tombée enceinte peu avant ma fausse couche et n’a sans doute pas su trouver le bon moment pour me l’annoncer, surtout que j’ai appris plus tard que son bébé avait une légère malformation décelée à l’échographie. Seulement voilà, la laideur a envahi mon cœur.

J’ai renoncé au bébé-couette. J’ai renoncé au bébé biologique, mélange fantasmé de nous deux. J’ai renoncé à mes gènes. J’ai renoncé à ses gènes. Toutes ces montagnes, je les ai franchies. Et pourtant, ça n’a pas suffi. Je trouve ça horriblement injuste. La vie me le devait bien. J’ai perdu ma mère à 23 ans. J’ai mis 10 ans à m’en remettre, 10 ans de ma vie volés. J’ai mis 6 ans à trouver mon prince. La vie aurait dû m’accorder un bébé-couette, même à 39 ans. Tant d’autres ont eu ce bonheur ! La vie aurait au moins dû faire en sorte que mon endomètre ne soit pas bousillé, qu’il puisse accueillir un embryon issu du don. Tant d’autres aussi ont eu ce bonheur ! Je suis une petite fille en colère, avec un cœur tout desséché d’avoir tant pleuré. Je me sens si laide !

Laide de chagrin, laide de jalousie, laide de colère, laide de désespoir !

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Factuel

CielCet échec a été brutal. Plus que les autres, peut-être, même s’il est difficile de comparer. J’ai senti que quelque chose s’était brisé en moi, senti que je ne serai plus la même. J’ai dû faire plusieurs cures de cytotec. Long et douloureux.

J’imagine que j’espérais secrètement que le double don soit LA solution, comme j’avais espéré que la PMA soit LA solution en 2011, puis que la FIV soit LA solution en 2012 et que le don d’ovocytes soit LA solution en 2013…

Bien sûr, ce n’était qu’un premier essai, mais l’espoir s’amenuise effroyablement.

Que faire de plus…

Parce que je ne veux rien regretter, que je veux tout explorer, j’ai voulu tenter la biopsie MatriceLab. Quand j’en avais parlé la première fois à Cérès, elle ne semblait pas convaicue. Mais finalement, elle semble avoir évolué sur le sujet.

J’ai dû faire d’abord une hystéroscopie, si douloureuse chez moi, pour ne pas faire le prélèvement à l’aveuglette. Tout semblait s’être bien déroulé, si on fait abstraction de la douleur, jusqu’au moment où j’ai reçu un mail me disant que le prélèvement était inexploitable car l’ARN était dégradé. Apparemment, cela arrive de temps en temps. Il faut croire que la chance ne veut pas me sourire…

Alors je recommence sur ce cycle. J’ai débuté les patchs. Mal au ventre, mal au dos, envie de pleurer. Les hormones, peut-être. Marre de ce ventre qui va regonfler alors qu’il n’avait pas dégonflé tout à fait depuis la fausse couche.

Ensuite il faudra attendre 2 mois pour avoir les résultats et envisager un nouveau transfert. Avec la fermeture du cabinet de Cérès en août, ça nous ramène en septembre-octobre, un an après le dernier transfert. C’est horriblement long !

Évidemment, une fois de plus, j’espère secrètement que ce sera LA solution. Pourvu qu’ils trouvent quelque chose…

 

 

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J30 post transfert

Dans la salle d’attente, je me disais qu’il devait y avoir un embryon, parce que non, ce n’était pas possible que la vie s’acharne à ce point.

Et pourtant.

Pas d’embryon.
Même plus de vésicule.
Juste une poche vide.

Il n’y aura pas d’échographie du premier trimestre fin décembre.
Il n’y aura pas de petit bébé en juin.

Mon tout petit riquiqui, mon espoir de bébé est parti, sans un bruit.

Et moi, sa maman, je suis dévastée par le chagrin.

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J27 post transfert

C’était hier.
Juste avant d’aller me coucher, une goutte de sang rosé ou marron clair.
Je m’inquiète aussi à cause de mes seins. Ils sont beaucoup moins douloureux, même plus du tout par moment. Je n’ai pas l’impression qu’ils aient diminué de volume, mais je me demande s’ils ne sont pas un peu trop souples.
Je suis très inquiète. Et le mot est faible…

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J22 post transfert

Alors, on a vu à l’échographie un sac de 12 mm et une vésicule vitelline de 3,9 mm. D’après le médecin, c’est tout à fait normal pour 3 sg + 5 (il compte en jours révolus).
Donc la crainte de la geu est levée.
Il m’a confirmé que mon utérus est sur la droite et qu’il appuie sur mon ovaire un peu gonflé, ce qui explique mes douleurs.
Le col est bien fermé. Pas d’hématomes vus expliquant les saignements.
Impossible de savoir à ce stade si la grossesse est évolutive ou non. Je fais donc une nouvelle écho mercredi prochain en espérant voir un embryon…
Je serais soulagée s’il n’y avait eu ces pertes marron hier soir, parce que maintenant j’ai peur de la fausse couche…
Pour rappel pour ma dernière fausse couche, j’avais fait une échographie suite à des pertes brunes. On avait vu un sac bien accroché (dixit le médecin) et une vésicule vitelline en cohérence avec le stade de la grossesse et deux jours plus tard, je perdais mon embryon « bien accroché » dans les toilettes.
Pas tranquille du tout. Le sang, marron ou pas, a toujours précédé une catastrophe chez moi…

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J21 post transfert

C’était hier.
Le matin, on a craqué et on a pris rendez-vous pour une échographie ce matin. J’en avais assez de me poser 10000 questions sur mes petites douleurs normales ou pas, avec en toile de fond toujours cette crainte de la geu.
Le soir, des petites pertes marron foncé et clair.
J’ai réalisé en préparant mes ordonnances, que j’aurais dû arrêter le Tocopherol et la pentoxifylline après le test positif. La secrétaire de Cérès m’a dit plusieurs fois au téléphone de continuer mon traitement sans autre précision. Avec le stress, je n’ai pas cherché plus loin, j’espère que ce n’est pas une grosse boulette.
Ce matin, douleurs de règles (sans doute amplifiées par le stess).
Je m’attends à une catastrophe. J’en suis terrorisée.

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J18 post transfert

1840 !

Mais revenons au début de la journée.
Le laboratoire est à 10 minutes à pieds de chez moi. J’avais rendez-vous à 9h. Sur le chemin, je sens comme une contraction au niveau de l’utérus. Pas un truc très douloureux, une sorte de brûlure indienne. Je m’arrête. Mais quand j’ai voulu reprendre la marche, crac nouvelle contraction à chaque pas. Je me suis retrouvée comme une folle à marcher en faisant des pas rikikis pour éviter les contractions, à moitié pliée en deux avec un stress phénoménal.

Après la prise de sang, je devais aller à la pharmacie. J’y vais toujours à petit pas de grand-mère. Et arrivée au guichet je sens un truc couler. Comme le dernier utrogestan datait de la veille au soir, j’ai tout de suis pensé à du sang. Rien qu’à cette idée, je me suis sentie mal. Je me suis assise et comme je me sentais partir, j’ai fait signe à la pharmacienne que j’allais m’évanouir. Je me suis retrouvée allongée par terre les jambes en l’air au milieu de la pharmacie ! Petits sucres car en plus j’étais à jeun. Prise de tension : 16 !

J’ai essayé d’appeler mon mari qui avait mis son téléphone en mode avion (c’est moi qui l’ai bassiné pour qu’il le fasse la nuit à cause des ondes et j’ai appris à cette occasion qu’il m’avait écoutée !). Du coup, le pharmacien m’a raccompagnée en voiture. Super sympas dans cette pharmacie ! Mon médecin est venu en début d’après-midi. Ma tension était redescendue à 14. Elle m’a prescrit de l’euphytose (incompatible avec la grossesse d’après la notice) et du magnéb6. On a acheté un tensiomètre, ma tension est maintenant de 11/7.

Entre temps, j’ai reçu les deux codes d’accès pour mes analyses, un pour les plaquettes et l’autre pour les hcg. Énorme coup au cœur. Bien évidemment le premier code que je rentre est celui des plaquettes. Ensuite, dans la panique, j’ai rentré plusieurs fois de suite le code des plaquettes. Et enfin j’ai finalement réussi à lire mes hcg : 1840, ça a doublé ! (le premier qui me dit qu’il en manque 6, je lui fais une tête au carré !)
Gros soulagement.

J’ai eu la secrétaire de Cérès au téléphone. Je dois arrêter les prises de sang, continuer mon traitement à l’identique et attendre l’écho du 10 novembre.

Si j’arrête les dosages, c’est certainement que Cérès estime que la GEU est écartée. Ouf !

Je pense que ça va me faire du bien de ne plus avoir ces coups de stress à chaque dosage. D’un autre côté, ne plus avoir de contrôles, c’est aussi angoissant. Et le 10 novembre, c’est si loin !

Je me sens dans un état bizarre. Toujours angoissée. Cette nuit, j’ai mal dormi, réveillée à 3h et pas rendormie. J’avais mon ventre qui gargouillait. D’ habitude, cela entraîne au minimum un point douloureux au niveau de l’utérus. Mais pas cette fois. Donc inquiétude (je m’inquiétais aussi quand j’avais mal).

Je sens quand même qu’il y a un petit espoir au fond de mon cœur (ça aussi ça fait peur). J’essaye de le canaliser pour qu’il ne grandisse pas trop car je sais bien que ce n’est pas gagné.

Mais dites, si c’était différent cette fois ?

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J16 post transfert

923

Ça monte mais ça ne double toujours pas.

Mon taux d’œstradiol m’inquiète car il a baissé depuis lundi. J’avais eu une baisse samedi, mais ça semblait remonter. Sauf que non.

J10 post transfert : hcg à 227 progestérone à 8,93 ng/ml œstradiol à  850 pg/ml
J12 post transfert : hcg à 317 progestérone à 6,60 ng/ml œstradiol à  684 pg/ml
J14 post transfert : hcg à 509 progestérone à 7,50 ng/ml œstradiol à 1002 pg/ml
J16 post transfert : hcg à 923 progestérone à 8,21 ng/ml œstradiol à   757 pg/ml

J’espère que ce n’est pas le signe d’une future fausse couche.

J’ai eu les résultats tellement tard que je n’ai pas eu l’appel de la secrétaire de Cérès, donc pas pu poser ma question.

Pas effondrée, mais pas rassurée du tout…

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J14 post transfert

509

Voilà.
Pas de quoi se rejouir tout à fait.
Mais un tout tout petit espoir. Peut-être un peu de torture supplémentaire avant la claque finale.

Cérès me demande de continuer les traitements et de refaire un dosage mercredi. Elle me dit que si j’ai entre temps des douleurs abdominales, je dois l’appeler car il faudrait que je consulte. J’imagine qu’elle craint une geu.

Je me suis replongée dans ma geu de 2013. Mon taux avait doublé, puis augmenté sans doubler, puis diminué, puis augmenté.

Donc non, je ne suis pas du tout à l’abri d’une nouvelle geu. Ça me rend dingue quand même que mes embryons trouvent mon endomètre tellement pourri qu’ils préfèrent s’accrocher ailleurs !

Mon chéri me dit de ne rien lâcher (??!!). De l’humour noir involontaire, je suppose…

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Recognition Awards

C’est avec le cœur lourd que je suis allée faire ma prise de sang ce matin. Quoi de plus triste que de faire ces même gestes sans l’espoir qu’on avait il y a quelques jours ? Hier, en allant au cabinet d’infirmières pour mon injection de progestérone retard, j’en ai pleuré.

J’ai eu la surprise d’être nominée par Tittounett. Ce n’est pas que j’ai trop le cœur à m’amuser, mais j’y vois l’occasion de tuer le temps en attendant le verdict et je vais sans doute en profiter pour me défouler et me répandre en lamentations. Hmm… il y a encore des lecteurs ?

Voici tout d’abord un rappel des règles (que je vais essayer de plus ou moins respecter) :

Écrire un article sur votre blog comprenant les éléments suivants:

  • Remerciements de la personne qui vous a nominée
  • Une brève histoire de votre blog
  • Un ou deux conseils pour de nouveaux blogueurs
  • Une sélection de 15 autres blogs à qui vous souhaitez donner le prix

1- Remercier la personne qui vous a nominée

Ah ben oui, quand même ! Je remercie d’autant plus Tittounett que je ne comprends même pas pourquoi elle continue d’avoir la gentillesse de me lire. Je suis surprise d’avoir encore des lecteurs dans la mesure où je laisse un peu mon blog en friche. J’écris peu et surtout je suis désormais incapable d’écrire avec un peu de distance, de décalage, d’humour. Mes articles sont soit totalement factuels, soit à la limite de la dépression. Alors quand en plus, mes lectrices sont des ex-pmettes et heureuses mamans, ça me dépasse encore plus. J’en profite donc pour toutes vous remercier de prendre le temps de glisser un mot gentil pour me soutenir (petite larmichette).

2 – Une brève histoire de mon blog

J’ai commencé ce blog en 2012. Je terminais les stimulations simples dans le premier centre de pma, après deux fausses couches sur grossesses naturelles en 2011 et j’allais commencer ma première FIV dans le deuxième centre de pma. Je me sentais très seule dans mon parcours. J’avais parcouru des forums, mais je ne m’y retrouvais pas. Ce qu’il peut y avoir comme cruches sur les forums quand même ! C’est alors que j’ai découvert les blogs. A vrai dire je n’avais jamais lu un blog de toute ma vie, pas certaine même que je savais ce que c’était. J’ai découvert des filles qui vivaient la même chose que moi, qui exprimaient des émotions proches des miennes, qui me donnaient de précieuses informations grâce à leurs expériences et ça m’a fait un bien fou.

Alors pourquoi pas moi, me suis-je dit ? Je n’étais pas bien sûre de ne pas m’arrêter au premier article. Il est vrai qu’au début, on a l’impression de lancer une bouteille à la mer sans certitude d’être lue. Et je me suis prise au jeu. Malheureusement, les échecs se succédant, j’ai perdu de ma « fraîcheur ». Comme je le disais précédemment, le ton de mon blog a évolué. J’aurais aimé garder un peu d’humour, mais je ne sais pas faire semblant et je ne vois pas l’intérêt de me forcer. Quelquefois, quelque chose bouillonne en moi, j’ai envie d’écrire, mais finalement je n’en ai pas l’énergie. D’autres fois j’écris presque par « devoir » pour raconter où j’en suis, mais sans trop étaler mes états d’âme car je n’en peux plus de répéter les mêmes choses (je suis triste, ça ne marche pas, peut-être jamais, blablabla).

Dans ma ville natale, j’avais une prof de chant que j’aimais beaucoup. Quand je suis venue en région parisienne, je lui ai donné quelques nouvelles et puis de moins en moins car c’était un peu la misère dans ma vie. Je ne pouvais pas lui dire que j’allais bien, mais d’un autre côté écrire à quelqu’un pour lui expliquer que non ça ne va pas mieux, c’est saoulant.

Et puis j’ai rencontré mon prince et je me suis mariée. J’avais une jolie robe taille empire, parce que quand je l’ai choisie j’étais enceinte. Je ne l’étais plus le jour de mon mariage. J’ai voulu lui envoyer un faire-part. Mais je n’ai pas pu. Mon rêve était de lui écrire que maintenant j’étais heureuse avec mon prince et mon bébé.

Je crois que c’est ce qui arrive à ce blog. Il n’y a qu’un seul article que j’ai vraiment vraiment envie d’écrire : celui où je vous annonce que je vais être maman, celui qui donnera tout son sens à tous les articles précédents et à toutes ces larmes versées. Voilà que je me transforme en fontaine.

3 – Des conseils pour de nouveaux blogueurs

  • Pour créer un blog en général, il n’y a pas vraiment de conseils à donner. On fait ce qu’on veut, un blog est un espace de liberté.

Si vous voulez avoir des lecteurs (c’est un peu le but quand même), il vaut mieux mettre des tags pertinents pour que le blog soit bien référencé. Vous pouvez aussi commenter les blogs que vous aimés afin de vous faire connaître.

Écrire régulièrement (ce que je ne fais plus).

Se contenter d’un sujet par article (l’inverse de ce que je fais aujourd’hui). Je trouve ça plus percutant.

  • Si les conseils s’adressent spécifiquement aux pmettes, je dirais de ne surtout pas hésiter à prendre votre dossier en mains. Il ne faut pas, comme je l’ai fait au début, avoir une confiance aveugle dans les médecins. Renseignez-vous auprès d’autres pmettes (les blogs sont très utiles pour ça et je conseille aussi le forum de l’association Maïa). N’oubliez pas le facteur masculin trop souvent négligé en première intention. Oui, il est pertinent de faire un spermogramme en début de parcours pma ! N’hésitez pas à changer de médecin si vous avez des doutes.
  • J’avais envie de revenir sur un conseil souvent donné : essayer de ne blesser personne. Alors évidemment, on ne peut qu’être d’accord. Malgré tout, c’est un conseil qui est quand même très difficile à appliquer car tout le monde n’est pas sensible aux mêmes choses. En ce qui me concerne, deux choses m’ont blessée en lisant certains blogs et comme je n’ai pas vu de réflexions sur le sujet, je suis peut-être la seule dans ce cas.. La première est cet article (lu plusieurs fois) qui consiste à exprimer ses nœuds au cerveau afin de savoir si oui ou non maintenant que je suis enceinte ou maman je dois continuer à parler de ma grossesse ou mon bébé sur le même blog ou sur un autre.  Comprenez-moi bien, je trouve légitime de se poser la question. Si le choix est finalement de continuer sur le même blog, je trouve ça très bien. Si le choix est d’ouvrir un autre blog, c’est très bien aussi. Libre à moi de continuer à lire ou pas. Ce qui m’a fait mal, c’est de prendre en pleine face ce que j’ai ressenti comme de la fausse coquetterie, comme une affectation à prendre mes sentiments en compte, alors que j’aimerais trop avoir ce genre de problèmes ! Moi mon problème, c’est plutôt de savoir si je vais survivre à tout ça. Clairement il y a un décalage dans nos préoccupations que j’ai trouvé très douloureux. Désolée pour celles qui se sentiraient visées. D’abord parce que vous ne l’êtes pas forcément, tout est dans la manière de le dire. Et ensuite, je serais bien incapable de vous citer des noms, j’ai déjà oublié. La deuxième chose qui m’a blessée, j’ai dû la lire au moment de la Manif’ pour tous. Certaines se sont révoltées de voir que Brigitte et ses copains pensaient que le profil type de la pmette était la femme de quarante ans qui se réveille un peu tard après avoir consacré sa vie à sa carrière. Elles ont raison de rétablir la réalité qui est que la plupart des femmes sont beaucoup plus jeunes quand elles ont recours à la pma. Mais j’ai senti dans leur façon de l’exprimer une revendication à ne pas être assimilées à ces quarantenaires en mal d’enfant, comme si leur propre désir d’enfant étaient plus légitime. (Je ne parle pas de la prise en charge éventuelle de la pma au-delà d’un certain âge, mais de la légitimité à exprimer un désir d’enfant même tardivement). Comme si j’avais fait exprès de commencer les essais bébé à 39 ans ! Comme si je n’étais pas consciente que l’idéal aurait été de commencer plus tôt ! Comme si ma douleur était moins grande parce que quand même je l’avais bien cherché ! Pour la petite histoire, j’ai perdu ma maman à 23 ans et j’ai mis dix ans à m’en remettre. Ça paraît dingue, mais c’est comme ça. Ma sœur avait 19 ans et elle a réussi malgré sa tristesse à continuer à construire sa vie. Moi, ça m’a brisée. J’ai fait du sur place pendant cinq, puis j’ai avancé à pas de fourmi. Et quand je me suis sentie enfin prête à construire ma vie, eh bien j’avais 33 ans. Je n’ai eu alors qu’une obsession, aiguillonnée en partie par mon désir de maternité : trouver le prince charmant. Seulement voilà, il ne suffit pas de vouloir. Je me suis inscrite sur un site de rencontres, même si ça ne correspondait pas du tout à mon fantasme de la rencontre amoureuse. J’ai eu le cœur brisé plusieurs fois et enfin j’ai rencontré mon prince, j’avais 38 ans. Qu’aurais-je dû faire ? Faire mon deuil plus vite ? J’aurais bien aimé, mais ça ne se commande pas. Faire un bébé dans le dos de l’un de mes ex ? Mauvais départ dans la vie de ce bébé… Certes je ne suis pas exactement une working girl (j’ai eu mon premier cdi à 38 ans, pas facile de ressusciter quand on est mort pendant dix ans…). Mais cette working girl, qui sommes-nous pour la juger ? Savons-nous pourquoi il était si important pour elle de consacrer sa vie à sa carrière ? Était-ce réellement un choix ? Peut-être que cela a été sa façon de survivre à un traumatisme, ou alors un besoin de reconnaissance sociale pour réparer un manque affectif, qu’en savons-nous ?

Bref, tout ça pour dire qu’avec la meilleure volonté du monde, on peut blesser sans le vouloir. Pour être honnête, il y a beaucoup de bienveillance dans les blogs que je lis.

4 – Une sélection de quinze blogs que je veux mettre à l’honneur

Je vous préviens, je ne vais pas du tout tenir compte du fait que certains blogs ont déjà été nominés, parce que comme j’arrive un peu après la bataille, ce serait trop compliqué. Et je ne tiens pas compte non plus du fait que certains ne sont plus alimentés, dinosaure de la pma oblige.

  • Catégorie « les premiers blogs que j’ai lus »

L’AMP pour les nuls, parce que même s’il n’est plus alimenté pour cause d’heureux dénouement, il m’a fait mourir de rire. J’en conseille la lecture à tous les nouveaux venus en pma.

Lutine en pma, Boule de Mousse et Un enfant peut(-)être qui sont mes premiers blogs coup de cœur. Merci à vous de ne pas m’oublier !

Comme une poussière dans le vent…, car c’est ce blog qui m’a donné envie de cheminer vers le don d’ovocytes.

  • Catégorie « nouveaux blogs inspirants »

Je ne vais mettre qu’un seul blog dans cette catégorie, c’est Un coeur à mère, le blog de Julys qui le mérite bien. J’ai découvert son blog plus tardivement. Elle sera sans doute surprise de ce que je vais dire car je ne commente pas beaucoup sur son blog. Le problème avec Julys, c’est qu’elle écrit souvent des articles qui m’inspirent tellement, qu’il est impossible que je résume tout ce que je voulais dire sur le sujet en un misérable commentaire. Parfois, je me suis dit que je devrais en faire moi-même un article, mais ça fait un peu « sale copieuse » et puis de toute façon, mon manque d’énergie chronique a raison de moi.

  • Catégorie « blogs de copines »

Un don pour une vie, parce que j’ai rencontré loLo une fois en vrai, très brièvement, qu’on a échangé quelques mails, qu’elle est comme moi une grosse looseuse de la pma et que pourtant elle est aujourd’hui (doublement) maman. Quand je pense que jamais jamais jamais je ne serai maman et que j’en ai le cœur brisé, je pense à son histoire et j’ai une toute petite lueur d’espoir.

Mon petit trésor, parce que c’est mon amie, que je me souviendrai toujours de notre première rencontre à Prague, parce qu’elle se contorsionne comme un beau diable pour me préserver de sa maternité, que j’ai honte de ne pouvoir partager son bonheur et que j’aimerais être une meilleure amie pour elle.

Un blog de FIV, parce que c’est l’amie de mon amie, donc un peu mon amie (si ça marche comme ça !), qu’elle a galéré comme c’est pas permis et qu’elle est aujourd’hui maman (alors pourquoi pas moi ?) et qu’elle m’envoie régulièrement de gentils mots qui me font chaud au cœur.

  • Catégorie « blogs que j’aime même si ça n’a rien à voir »

Deux blogs de cuisine : Biogourmand et 100 % végétal, parce que je suis végétarienne et que j’espère susciter chez vous un intérêt pour cette délicieuse cuisine.

Un blog de maquillage : Lisa Eldridge, parce que ses vidéos sont bluffantes et très bien expliquées.

Petite sœur chinoise, un blog qui relate le quotidien d’une famille avec plein de mots d’enfants à mourir de rire.

Deux blogs de couture : Des étoiles et des pois et Caro’s bidouilles, j’aime particulièrement leurs créations en jersey. Pour celles qui suivent, finalement j’ai acheté la machine à coudre, pas la bicyclette !

Il était 9h52 quand j’ai commencé mon article et voilà qu’il est 15h37 !

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