Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Sixième attente

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On pourrait croire qu’on s’habitue, mais pas du tout.

A J5 post transfert, j’avais l’impression d’attendre depuis une éternité.

Pour apprivoiser la douleur de l’échec, j’ai à chaque fois le même rituel. Prendre la claque d’un négatif dans la figure en lisant les résultats du labo me semble au-dessus de mes forces. J’ai l’impression que mon cœur n’y résisterait pas. Alors, je procède par étapes.

 

Étape 1 : le test bandelette (acheté ici par exemple):

Pourquoi un test bandelette ? Parce que ce n’est pas cher, on peut donc en faire plein. Parce que si c’est négatif, on peut toujours avoir l’espoir que le test est défectueux ou pas assez fiable. Règle d’or : toujours toujours faire ce test trop tôt. Comme ça si c’est négatif, on ne peut pas exclure qu’il soit positif le lendemain ou le surlendemain. Bien sûr plus les jours avancent et plus un test négatif sent le roussi, mais la mauvaise nouvelle arrive petit à petit, donc on peut l’apprivoiser jour après jour. A ce stade, vous vous dites sûrement soit que je suis géniale, soit que je suis cinglée. Hmm… Ne répondez pas !

 

Étape 2 : le test ClearBlue digital

Pourquoi digital ? Pour ne pas se prendre le chou : on la voit là la deuxième barre ou pas ? elle est assez foncée ? Bien sûr, on ne passe à cette étape que si on a pu voir un deuxième trait à l’étape précédente. Grâce à ma méthode de génie (ou de cinglée) je me suis épargné à chaque fois de lire les mots « pas enceinte ». Même quand je le sais, la lecture de ces mots me semble beaucoup trop cruelle.

 

Étape 3 : la prise de sang en laboratoire

Quand on est en PMA, cette étape est obligatoire, même quand on est certaine à 100 % d’avoir le ventre vide. Le gynécologue et la clinique ont besoin d’une preuve écrite. Je crois que j’ai toujours fait le premier test à J10 post transfert. Ensuite tous les deux jours jusqu’à ce que Cérès me dise d’arrêter.

 

Et en pratique ?

Cette fois-ci, j’ai battu un record puis que j’ai commencé les tests bandelettes à J5 post transfert. Oui, oui, oui, je suis folle. Mais le plus fou dans l’histoire, c’est que le premier test a laissé apparaître une très légère deuxième bande rose au bout de 10 minutes (qui est l’extrême limite de validité du test). J’ai fait ce test tous les matins jusqu’à J9 post transfert. La deuxième bande est apparue plus tôt et plus foncée. Attention, vous pouvez très bien avoir un matin une bande légèrement plus claire que la veille et ça ne veut rien dire. Alors, ne faites pas comme moi, ne paniquez pas ! Si j’ai commencé les tests aussi tôt cette fois-ci, c’est que j’étais dans tous mes états et aussi que j’ai ressenti un léger chatouillis dans le bas du ventre. Une sensation que j’avais totalement oubliée, mais que j’avais ressentie en 2011 lors de ma toute première grossesse. Donc, impossible de ne pas vérifier !

A J9 post transfert, j’ai aussi fait le test ClearBlue en espérant de toutes mes forces voir apparaître « enceinte 2-3 » et non « enceinte 1-2 » car un taux hcg plus élevé me donnerait davantage d’espoir. Et pour la première fois « enceinte 2-3 » est apparu ! Il faut m’imaginer pendant toutes ces étapes le cœur battant comme un fou et les mains tremblantes.

A J10 post transfert, le 21 novembre 2016, je suis allée de bon matin faire ma première prise de sang. Pour une raison inconnue, les résultats sont tombés très tard, en fin d’après-midi. J’ai cru mourir. J’ai fait une crise d’angoisse, assise sur mon canapé, avec des difficultés à respirer, dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit, même de regarder la télé, mon téléphone à la main, attendant le sms avec les codes pour consulter les résultats sur internet. Et enfin, le sms est arrivé. En réalité, j’ai reçu deux sms car j’avais fait une autre analyse en même temps (les plaquettes pour le Lovenox, je crois). Mes mains se sont remises à trembler. Dix fois, j’ai entré le mauvais code (celui des plaquettes,  dont je n’avais rien à faire évidemment). Et enfin, la page est apparue. J’ai d’abord eu un petit moment de flottement car mes yeux sont tombés sur le taux précédent (qui était un taux post fausse couche, donc pas brillant). Et puis je l’ai vu : 493 ! Un record pour moi ! Un taux qui ressemble à celui des pmettes dont la grossesse se termine par l’arrivée d’un bébé et non une fausse couche ! Je sais (hélas) que ce n’est pas une garantie, mais mon cœur est gonflé d’espoir. Je suis parallèlement déjà angoissée par la peur que le taux ne double pas à J12 post transfert.

Mais à J12 post transfert, le 23 novembre 2016… 1327 ! Ça a plus que doublé ! x 2,5 !

Et le 25 novembre 2016, à J14 post transfert… 3470 ! Encore x 2,5 !

Ah ! la la ! ce mélange d’espoir fou et de peur immense !

Le jour-même, j’ai reçu un appel de la secrétaire de Cérès. Je dois arrêter les prises de sang et j’ai un rendez-vous le 16 décembre. Ah ! ce fameux rendez-vous ! Celui où les autres entendent le cœur de leur espoir de bébé battre pour la première fois ! Celui déjà programmé 5 fois pour finalement parler, de geu, de fausse couche ou de stratégie post échec…

Une nouvelle attente commence. Ai-je raison d’espérer ? Une fois encore… Ou vais-je, comme d’habitude, me prendre une claque dont je sais qu’elle sera plus terrible encore que toutes les autres ?

Mes pensées tourbillonnent, oscillant de l’espoir à la terreur à une vitesse vertigineuse…

 

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Sixième voyage

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Comment croire que l’issue sera différente quand c’est la sixième fois ?

Petite nouveauté, comme les billets n’ont pu être pris qu’au dernier moment, nous avons dû faire une escale à Düsseldorf. Le voyage a duré 12 h entre le moment où on est sorti de chez nous et celui où on est arrivé à Brno. Sinon, même voyage en train, mêmes hôtels, mêmes restaurants…

Juste après le transfert, le 11 novembre 2016, le médecin m’a fait pleurer en me disant que j’avais l’air triste. Je lui ai rappelé qu’il s’agissait de mon sixième transfert. C’est sûr que j’ai perdu ma fraîcheur et que mes yeux ne brillent plus d’espoir comme les premières fois… Il me dit qu’il faut que cette fois-ci soit la bonne. S’il suffisait de le vouloir…

Que ce voyage est difficile. J’ai peur que ce soit le dernier car je sais que mon chéri veut arrêter, même si nous n’en avons jamais discuté car il m’a fait part de son ressenti à des moments où j’étais KO, donc le silence a été ma seule réponse possible. J’ai peur qu’il aborde le sujet pendant le voyage, car je me sens incapable d’affronter cette discussion. Mais finalement non. Il a été adorable, alors que pourtant je sais qu’il ne croit pas tellement à cette tentative.

Dans ma tête, ça tourbillonne. Je ne sais plus si j’ai raison de croire au fond de moi que ça peut marcher, que deux essais (avec le même couple de donneurs) en double don, c’est trop peu pour décider de renoncer. Je pense aussi à Cérès qui croit que LE problème est mon endomètre fin. Si c’est réellement le cas, le double don n’arrangera rien. Mon incapacité à me projeter sans enfant me brouille peut-être l’esprit. Je ramène toujours un petit souvenir de Prague, ville que j’adore, sauf cette fois-ci. J’ai la pensée fugitive que c’est peut-être parce que je ramènerai un bébé de ce sixième voyage. Juste après, je me fais pitié d’avoir eu cette pensée.

Nous sommes le 12 novembre 2016 et une nouvelle attente commence…

 

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Transfert annulé

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Merci mille fois pour vos gentils messages  ! Cela m’a beaucoup touchée, j’en ai même eu des frissons. C’est un tel bonheur de pouvoir enfin partager ça avec vous…

Petit retour en arrière…!

Le transfert de mes deux embryons vitrifiés est prévu le 20 octobre 2016. Je commence mon traitement le 29 septembre 2016. Je ne suis pas très positive. J’ai l’impression d’y aller à reculons. Je crois que je ne suis pas encore remise de ma fausse couche. Pourtant, le dernier transfert remonte à un an ! C’est comme si pour moi, un nouveau transfert était plus porteur de souffrances en perspective que d’espoir.

Malgré tout, je suis mon traitement bien sagement et je vais même à deux séances d’acupuncture.

Et puis catastrophe, le 12 octobre au soir, je me rends compte que sur mon ventre, il n’y a plus que deux patchs de Vivelledot 100 au lieu des trois que j’ai mis la veille ! Impossible de savoir quand je l’ai perdu. Ça peut faire 1 heure, comme 24 heures. J’ai retourné mon lit, mon pyjama, mes vêtements, mais je n’ai jamais retrouvé ce maudit patch. Cela m’inquiète évidemment. Déjà que mon endomètre a du mal à pousser, ça ne va pas l’aider, c’est sûr.

Et pourtant, je ne m’attendais pas à ce qui allait suivre le lendemain lors de mon écho de contrôle chez Cérès. Mon endomètre, qui quelques jours auparavant était entre 5 et 5,5 mm, est descendu sous les 5 mm. Cérès m’explique que lorsque l’endomètre commence à s’effondrer, ce n’est plus rattrapable, il ne remontera plus. Je dois donc annuler mon transfert et recommencer la préparation sur le cycle suivant. Moi qui n’avais encore jamais pleuré dans le cabinet de Cérès, je n’ai pu empêcher des larmes de couler. Je me suis sentie abattue avec l’impression que l’univers m’en veut.

Il a fallu annoncer la nouvelle à mon chéri. Il m’a répondu un « mouais » dubitatif, comme s’il mettait en doute l’avis de Cérès et le bien fondé d’annuler le transfert. Réaction qui m’a rendue dingue, j’avoue.

Mes règles sont arrivées le 25 octobre. J’ai commencé mon traitement le 26. Le nouveau transfert est prévu le 11 novembre. Entre temps une pmette a trouvé la solution à mon problème. Je mets un film transparent acheté en pharmacie (Tegaderm) par dessus les patchs. Plus de perte de patch possible et plus d’angoisse de coin décollé. Pourquoi personne (et en particulier Cérès) ne m’a parlé de ça avant ? ?  ? C’est réellement un gros stress en moins.

La suite au prochain épisode…

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Le billet rêvé

Après cette longue absence, je voulais tout d’abord vous remercier de l’accueil bienveillant que vous avez réservé à mon dernier billet. J’avais hésité à le publier. Je craignais d’avoir des retours un peu hostiles ou un silence désapprobateur. Mais je m’étais décidée car tous ces sentiments m’ont empoisonné la vie, que d’autres étaient peut-être dans le même état d’esprit et qu’entre nous, nous ne devrions pas avoir de tabou. Et après tout, n’est-ce pas humain, après de longues années de pma, de voir son humeur s’assombrir ? Si au début, les annonces de grossesse des copinautes de galère nous font rêver et nous remplissent d’espoir, au bout de quelques temps, elles nous font envie, puis elles nous plombent le moral parce que « Pourquoi pas nous ? C’était pourtant notre tour ! » (petite dédicace à Lulu !)

Je craignais que mon blog ne s’éteigne sur cette note amère. J’ai pourtant tellement pensé à ce fameux billet ! Vous savez, celui où on annonce qu’après des années de galère, un petit miracle s’est niché au creux de son ventre depuis trois mois… Chaque fois que j’ai lu de tels billets, j’ai été submergée d’émotion. Je me mettais à rêver au billet que j’écrirais le jour où ça m’arriverait, tout en craignant de ne jamais avoir l’occasion de l’écrire.

Eh bien, les filles, c’est mon moment. Un moment plein d’espoir, mais encore assombri par quelques inquiétudes. Je  n’ai pas pu écrire avant car j’étais trop angoissée. Mais ce billet, je le dois à celles qui me suivent fidèlement depuis le début et espèrent secrètement que je les rejoigne de l’autre côté de la rive. Je le dois aussi à celles qui se sont abonnées à mon blog, souvent plus récemment. Je les imagine ayant un parcours similaires au mien, guettant un heureux dénouement qui signifierait que pour elles aussi c’est possible.

Alors je prends mon courage à deux mains et malgré mes angoisses encore présentes, je vous raconte la suite de mes aventures.

A suivre…

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La PMA rend laid

SorcièreAvant, j’étais une gentille fille, pas une sainte bien sûr, mais je me réjouissais du bonheur de mes amis et même de personnes moins proches.

Depuis la PMA, je me sens laide. Quand certaines pmettes affirment pouvoir se réjouir de la grossesse d’une amie ou d’une autre pmette, cela me laisse perplexe car moi j’en suis incapable. Quand je suis confrontée (le mot n’est pas trop fort, hélas) à une annonce de grossesse, mon cerveau me dit que c’est un événement heureux, mais mon cœur est immédiatement empli de la tristesse infinie de ne toujours pas avoir d’enfant.

Je suis incapable de demander à mes collègues des nouvelles de leurs enfants, comme le font toutes les personnes « normales ». Je n’arrive même pas à être polie, je suis laide.

Quand une collègue tombe enceinte, je ne fais pas partie de celles qui s’agglutinent autour d’elle pour savoir comment vont les nausées et l’échographie et le sexe du bébé. Quand le bébé naît, je ne fais pas partie de l’attroupement qui regarde les photos en s’extasiant. Je fuis. Et quand je ne réussis pas à fuir et que je me retrouve coincée au milieu d’une conversation de grossesse-bébé-enfant, je voudrais m’enterrer. Je ne pense qu’à mon chagrin, dont j’ai peur qu’il se lise sur mon visage. Je ne sais plus me comporter en société, je suis laide.

Avant, j’arrivais quand même à me réjouir pour les pmettes qui sortent victorieuses du combat. La tristesse, la peur de ne jamais vivre la même chose étaient contrebalancées par le message d’espoir que ça peut marcher. Mais maintenant, il n’y a plus de messages d’espoir. J’ai trop vu de pmettes tomber enceintes, tandis que j’enchaînais les fausses couches. Dans mon cœur, il y a de l’incompréhension. Pourquoi elles et jamais moi ? J’ai vu tellement de miracles, de cas qui semblaient désespérés et qui sont mamans aujourd’hui. Je sens la laideur s’insinuer en moi.

Il y a quelques temps, une amie m’a annoncé par sms qu’elle était enceinte de… 5 mois. J’ai sangloté. Comme un bébé. Je lui en ai voulu. Pourquoi me faire, à moi, le coup des 3 mois (et même plus) ? Mes amies, par la force des choses, suivent mes essais jour après jour. Et mon rêve à moi était aussi d’avoir trois enfants et là elle me balance une grossesse de 5 mois à la figure alors que je n’ai jamais dépassé le 1er mois ! En réalité, je sais que je suis totalement injuste. Cette amie avait eu la délicatesse de me prévenir qu’elle commençait les essais bébé et je me doutais qu’elle allait tomber enceinte rapidement puisque ses deux aînés ont été conçus en C1. Elle est tombée enceinte peu avant ma fausse couche et n’a sans doute pas su trouver le bon moment pour me l’annoncer, surtout que j’ai appris plus tard que son bébé avait une légère malformation décelée à l’échographie. Seulement voilà, la laideur a envahi mon cœur.

J’ai renoncé au bébé-couette. J’ai renoncé au bébé biologique, mélange fantasmé de nous deux. J’ai renoncé à mes gènes. J’ai renoncé à ses gènes. Toutes ces montagnes, je les ai franchies. Et pourtant, ça n’a pas suffi. Je trouve ça horriblement injuste. La vie me le devait bien. J’ai perdu ma mère à 23 ans. J’ai mis 10 ans à m’en remettre, 10 ans de ma vie volés. J’ai mis 6 ans à trouver mon prince. La vie aurait dû m’accorder un bébé-couette, même à 39 ans. Tant d’autres ont eu ce bonheur ! La vie aurait au moins dû faire en sorte que mon endomètre ne soit pas bousillé, qu’il puisse accueillir un embryon issu du don. Tant d’autres aussi ont eu ce bonheur ! Je suis une petite fille en colère, avec un cœur tout desséché d’avoir tant pleuré. Je me sens si laide !

Laide de chagrin, laide de jalousie, laide de colère, laide de désespoir !

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Factuel

CielCet échec a été brutal. Plus que les autres, peut-être, même s’il est difficile de comparer. J’ai senti que quelque chose s’était brisé en moi, senti que je ne serai plus la même. J’ai dû faire plusieurs cures de cytotec. Long et douloureux.

J’imagine que j’espérais secrètement que le double don soit LA solution, comme j’avais espéré que la PMA soit LA solution en 2011, puis que la FIV soit LA solution en 2012 et que le don d’ovocytes soit LA solution en 2013…

Bien sûr, ce n’était qu’un premier essai, mais l’espoir s’amenuise effroyablement.

Que faire de plus…

Parce que je ne veux rien regretter, que je veux tout explorer, j’ai voulu tenter la biopsie MatriceLab. Quand j’en avais parlé la première fois à Cérès, elle ne semblait pas convaicue. Mais finalement, elle semble avoir évolué sur le sujet.

J’ai dû faire d’abord une hystéroscopie, si douloureuse chez moi, pour ne pas faire le prélèvement à l’aveuglette. Tout semblait s’être bien déroulé, si on fait abstraction de la douleur, jusqu’au moment où j’ai reçu un mail me disant que le prélèvement était inexploitable car l’ARN était dégradé. Apparemment, cela arrive de temps en temps. Il faut croire que la chance ne veut pas me sourire…

Alors je recommence sur ce cycle. J’ai débuté les patchs. Mal au ventre, mal au dos, envie de pleurer. Les hormones, peut-être. Marre de ce ventre qui va regonfler alors qu’il n’avait pas dégonflé tout à fait depuis la fausse couche.

Ensuite il faudra attendre 2 mois pour avoir les résultats et envisager un nouveau transfert. Avec la fermeture du cabinet de Cérès en août, ça nous ramène en septembre-octobre, un an après le dernier transfert. C’est horriblement long !

Évidemment, une fois de plus, j’espère secrètement que ce sera LA solution. Pourvu qu’ils trouvent quelque chose…

EDIT Les résultats sont tombés : RAS, tout va bien. Tout ça pour ça… Pas de traitement miracle en vue. Rien de rien. J’en suis toujours au même point.

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J30 post transfert

Dans la salle d’attente, je me disais qu’il devait y avoir un embryon, parce que non, ce n’était pas possible que la vie s’acharne à ce point.

Et pourtant.

Pas d’embryon.
Même plus de vésicule.
Juste une poche vide.

Il n’y aura pas d’échographie du premier trimestre fin décembre.
Il n’y aura pas de petit bébé en juin.

Mon tout petit riquiqui, mon espoir de bébé est parti, sans un bruit.

Et moi, sa maman, je suis dévastée par le chagrin.

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J27 post transfert

C’était hier.
Juste avant d’aller me coucher, une goutte de sang rosé ou marron clair.
Je m’inquiète aussi à cause de mes seins. Ils sont beaucoup moins douloureux, même plus du tout par moment. Je n’ai pas l’impression qu’ils aient diminué de volume, mais je me demande s’ils ne sont pas un peu trop souples.
Je suis très inquiète. Et le mot est faible…

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J22 post transfert

Alors, on a vu à l’échographie un sac de 12 mm et une vésicule vitelline de 3,9 mm. D’après le médecin, c’est tout à fait normal pour 3 sg + 5 (il compte en jours révolus).
Donc la crainte de la geu est levée.
Il m’a confirmé que mon utérus est sur la droite et qu’il appuie sur mon ovaire un peu gonflé, ce qui explique mes douleurs.
Le col est bien fermé. Pas d’hématomes vus expliquant les saignements.
Impossible de savoir à ce stade si la grossesse est évolutive ou non. Je fais donc une nouvelle écho mercredi prochain en espérant voir un embryon…
Je serais soulagée s’il n’y avait eu ces pertes marron hier soir, parce que maintenant j’ai peur de la fausse couche…
Pour rappel pour ma dernière fausse couche, j’avais fait une échographie suite à des pertes brunes. On avait vu un sac bien accroché (dixit le médecin) et une vésicule vitelline en cohérence avec le stade de la grossesse et deux jours plus tard, je perdais mon embryon « bien accroché » dans les toilettes.
Pas tranquille du tout. Le sang, marron ou pas, a toujours précédé une catastrophe chez moi…

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J21 post transfert

C’était hier.
Le matin, on a craqué et on a pris rendez-vous pour une échographie ce matin. J’en avais assez de me poser 10000 questions sur mes petites douleurs normales ou pas, avec en toile de fond toujours cette crainte de la geu.
Le soir, des petites pertes marron foncé et clair.
J’ai réalisé en préparant mes ordonnances, que j’aurais dû arrêter le Tocopherol et la pentoxifylline après le test positif. La secrétaire de Cérès m’a dit plusieurs fois au téléphone de continuer mon traitement sans autre précision. Avec le stress, je n’ai pas cherché plus loin, j’espère que ce n’est pas une grosse boulette.
Ce matin, douleurs de règles (sans doute amplifiées par le stess).
Je m’attends à une catastrophe. J’en suis terrorisée.

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