Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Des enfants faits main

WaldorfSi vous n’avez pas vu ce documentaire, il vous reste quelques heures pour le voir ici.

Présentation de France 2 : Une évocation des principes qui président au don de gamète et d’embryon, à travers l’activité quotidienne d’un CECOS, un centre dédié à la procréation par don.

Les commentaires journalistiques sont quasi-inexistants, juste quelques phrases de présentation au tout début. Le reste est filmé façon Strip-Tease.

Nous apprenons que :

– les délais d’attente sont terrifiants

– les CECOS ne s’adaptent pas aux contraintes horaires des donneurs potentiels

Il y a deux passages qui ont particulièrement retenu mon attention.

La psy explique qu’un donneur potentiel qui parle des futurs enfants issus de son don en disant « mes enfants » n’est pas prêt à être donneur. Et juste après, on voit un futur donneur se posant des questions sur le devenir de ses enfants et le médecin lui dit simplement qu’il ne faut pas considérer les enfants issus de son don comme ses enfants, sans pour autant lui demander de réfléchir encore un peu.

J’ai d’ailleurs noté que les médecins eux-même ne sont pas au clair au niveau du vocabulaire donneur=père.

A un autre moment, la psy explique que les enfants issus d’un don qui sont en mal-être ont soit été informés très tard (voire à l’adolescence qui est le pire moment pour faire cette annonce), soit ont été informés assez tôt mais avec la consigne de ne surtout en parler à personne. Cela m’a beaucoup rassurée.

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Paroles d’homme

HommesSouvent la femme est pénible mystérieuse. Elle aime user de cette carte en tout cas. Elle prend la voix de Fanny Ardant  et, tout en plissant les yeux, dit à son homme en soupirant : « Tu ne peux pas comprendre, je suis une femme. Je resterai toujours un mystère pour toi. » En guise de réponse, la femme obtient souvent, il est vrai, un rire ou un grognement, qui laisserait penser que l’homme ne partage pas exactement sa théorie de la femme-mystère.

Mais il peut aussi arriver que les réflexions de l’homme laissent la femme perplexe. Très perplexe.

Comme ce jour très récent où il a émis l’hypothèse qu’elle pourrait peut-être tomber enceinte naturellement. La femme s’est demandé s’il parlait réellement sérieusement de ses ovocytes à elle (dont on connaît les grandes qualités) et de ses spermatozoïdes à lui (dont on connaît également les grandes qualités). Et mystérieusement, incroyablement, la réponse était « oui ». Elle n’a pas su si elle devait en rire ou en pleurer. Peut-être aurait-elle dû faire les deux en même temps pour créer un arc-en-ciel qui aurait illustré à merveille cette vision étonnamment idyllique de la procréation…

Comme ce jour encore plus récent encore où la femme disait qu’elle aimerait bien que le voyage prévu en mai soit le dernier, qu’il n’y ait pas besoin d’en programmer un autre. L’homme lui a répondu qu’il pourrait très bien y en avoir un autre, pour un deuxième bébé. La femme a trouvé que c’était très prématuré de penser au deuxième quand on ne savait toujours pas si le premier arriverait un jour. Mais la femme a eu le cœur tout réchauffé de comprendre qu’elle n’était pas seule à être investie dans ce projet. Elle le savait, bien sûr. Mais elle a tellement besoin qu’on le lui rappelle. Encore et encore.

L’homme est surprenant. Et la femme adore ça.Mickey

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Je tourne en rond…

ManègeJe suis en vacances depuis samedi.

Soulagée.

Je trouve tellement difficile de me concentrer sur mon travail alors que je ne pense qu’à une chose : mon projet bébé.

J’avais pourtant des tas d’occupations possibles en ce début de vacances :

– ranger mon bureau (une catastrophe, à l’image du bazar qui est dans ma tête)

– ranger la fameuse chambre bleue

– faire des loisirs créatifs que je n’ai pas le temps de faire en dehors des vacances

– faire du shopping (ça fait toujours plaisir)…

Et pourtant, qu’ai-je fait hier ?

J’ai tourné en rond.

J’ai passé mon temps à rafraîchir mes pages internet favorites :

– le forum de l’association Maia  (par pitié, je ne supporte plus les gros plans de bidonrons nus en photo de profil  ! ! !)

– mon lecteur de blogs

– un forum fréquenté par des filles DES (même si je ne sais pas si c’est mon cas).

Et comme tout le monde n’est pas scotché sur son ordinateur comme moi (certaines ont une vie !), la plupart du temps il n’y a rien de nouveau à lire. Bizarrement, je participe peu : peu de commentaires sur les blogs et peu de messages sur les forums. Je me contente de rafraîchir !

Qu’est-ce qui m’arrive ? ? ?

Depuis que je connais la date de notre nouvel essai, je ne tiens plus en place.

Je voudrais déjà être en mai ! Alors je rafraîchis, comme si le temps allait passer plus vite, mais pas du tout.

Il y a ma copine Lutine qui est là-bas, dans ce pays porteur d’espoir (message personnel : je veux des nouvelles !) et je m’y projette avec toute mon énergie.

Dire que je disais l’autre jour à Bounty, que la pause PMA, même si elle dure quelques mois, est tout à fait gérable. Alors je rectifie : c’est gérable, oui, mais ça dépend des jours !

Et en ce moment, je n’en peux plus.

Je veux être en mai, je veux être en mai, je veux être en mai ! ! !

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Vive le don !

Anges

Deux petits anges porte-bonheur pour Lutine !

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Post Op’

Miss UtérusLundi, le réveil sonne à 4h30. Eh oui, je dois être à l’hôpital à 6h30…

A mon arrivée, je demande aussitôt à l’infirmière qui m’opère. Ouf, c’est bien Nanard ! Ce n’est pas que je sois contre le côté universitaire du CHU, mais quand il s’agit de mon utérus, je préfère être opérée par le Grand Professôr (surtout qu’il s’agit de son opération chouchoute), plutôt que par un étudiant balbutiant qui ferait son apprentissage sur cette partie de moi on ne peut plus sensible et délicate. A cette annonce, je me sens grandement soulagée. Car il faut vous dire que je n’en menais pas large. Peur de prendre la mauvaise décision qui mettrait en péril mes chances d’avoir un jour un bébé.

Je tiens à préciser que j’ai néanmoins donné de ma personne pour aider à la formation d’une charmante infirmière qui m’a massacré la main gauche pendant de longues minutes pour tenter de me mettre la perfusion. En vain. Son mentor m’a massacré de nouveau la main gauche sur une autre veine pendant de longues minutes en lui expliquant bien comment il fallait faire. Sans succès. Et enfin un collègue m’a posé la perfusion sur la main droite en 3 secondes. Ouf ! J’ai encore des bleus

Dodo…

A mon réveil, je n’ai pratiquement rien senti. J’étais super fatiguée, mais rien d’étonnant après un réveil aux aurores et une anesthésie générale. Plus étrange, j’étais aussi très énervée : aucune patience, envie de me lever tout en étant épuisée. Très bizarre. Je me suis calmée quand l’infirmière est venue me donner des anti-douleurs ( même si je n’avais pas mal ). Je la soupçonne de m’avoir donné aussi, ni vu ni connu, une deuxième dose d’anxiolytiques ( la première ayant été administrée juste avant l’intervention chirurgicale ), car la nuit de lundi à mardi, je n’ai pratiquement pas fermé l’œil de la nuit. En mettant tout bout à bout, je n’ai pas dû dormir plus d’une heure. Mais maintenant, ça va, je suis sevrée.

Dans l’après-midi, Nanard est passé me voir. Il remonte dans mon estime car d’ordinaire le chirurgien ne se déplace pas et envoie l’interne de service. C’est du moins mon expérience.

Il m’a dit que l’opération s’est bien passé ( ouf ! ) et qu’il était content ( ah ben moi aussi alors ! ). Il est très confiant en ce qui concerne la cicatrisation. J’ai un rendez-vous le 14 mars pour vérifier tout ça, mais il nous encourage à planifier dès maintenant un nouvel essai pour la fin avril. Hou la la ! Je me suis sentie légère, légère, légère ! Rassurée et presque confiante.

Mon utérus fait le beau et envisage de participer à Miss France !

Le lendemain, j’ai envoyé un mail à la clinique. Quelques jours plus tard, j’ai eu une proposition de date : la semaine du 12 mai. Le hic, c’est que ça ne tombe toujours pas pendant les vacances scolaires et que pour moi, c’est la galère, comme je l’ai expliqué ici.

Mais bon, chaque problème en son temps. Pour l’instant, le soleil brille à nouveau. Profitons-en !

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