Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Pourquoi ?

Alors pourquoi ? Pourquoi ça a marché cette fois-ci ? Quelle est la recette de la réussite ? C’est la question que toutes les pmettes devenues enfin mamans se posent. Malheureusement, la réponse est loin d’être simple.

Dans mon cas, je ne sais pas s’il y a eu un facteur décisif. Sans doute est-ce la combinaison de plusieurs éléments.

En résumé, je dirais : Patience, Persévérance, Science et Chance

Et plus en détail :

1- Le passage au double don. Quand on a un endomètre qui ne facilite pas l’accroche, la qualité des embryons est plus que capitale.

2- Le traitement de l’adénomyose par les piqûres d’Enantone, la qualité de l’endomètre étant sans doute encore plus importante que son épaisseur.

3- La protection des patchs de Vivelledot avec un film, pour éviter qu’ils ne se décollent. J’ai déduit de mon transfert annulé que mon endomètre était très sensible à la fluctuation hormonale.

4- Évidemment, l’expertise de Cérès, même si elle a mis 3 ans à aboutir.

5- Avoir été en arrêt de travail pendant toute ma grossesse. Là encore, impossible de savoir si cela a joué dans le fait de ne pas faire de fausse couche précoce ou tardive, mais cela a au moins eu le mérite de me rassurer.

6- Ou alors surtout de la chance qui a permis d’avoir en même temps un magnifique embryon qui s’est accroché au bon endroit sur un endomètre moins pourri que d’habitude.

 

Ce qui m’a fait tenir pendant toutes ces années, c’est de me dire que la plupart de pmettes devenues mamans avaient été incapables de deviner quel serait l’essai qui ferait basculer leur vie vers la lumière. Alors quand je désespérais, quand je me disais qu’il n’y avait pas de raison que cet essai fonctionne plus que les précédents, je tentais de me rassurer en me disant que ces pmettes devenues mamans pensaient la même chose juste avant leur essai miracle.

Des pensées à toutes les pmettes, devenues mamans ou pas. Une pensée particulière à Céline et son endomètre fin qui, je l’espère, accueillera bientôt un petit têtu comme mon lilyputien.

 

Bientôt, un article sur LA rencontre !

 

 

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Il y a un an…

Il y a un an, j’ai accueilli une poussière de magie, un petit trésor aussi têtu que sa maman.

Un endomètre pourri ? Je m’accroche ! 

Les autres n’ont pas tenu plus de cinq semaines ? Je veux que mon cœur batte ! 

Le Pr Diabolo parle d’un risque que je décroche avant 32 SA ? Tu vas voir ! 

Il dit que dans le meilleur des cas je n’irai pas jusqu’au terme ? C’est très mal me connaître ! 

Il y a un an, j’étais très loin d’imaginer que je vous écrirai ce message un an plus tard avec mon bébé dans les bras.

Parfois, l’espoir devient si petit qu’on croit qu’il n’est plus là. Et pourtant…

Je pense très fort à celles et ceux dont l’espoir est tout petit. 

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Transfert annulé

annulation-de-voyage

Merci mille fois pour vos gentils messages  ! Cela m’a beaucoup touchée, j’en ai même eu des frissons. C’est un tel bonheur de pouvoir enfin partager ça avec vous…

Petit retour en arrière…!

Le transfert de mes deux embryons vitrifiés est prévu le 20 octobre 2016. Je commence mon traitement le 29 septembre 2016. Je ne suis pas très positive. J’ai l’impression d’y aller à reculons. Je crois que je ne suis pas encore remise de ma fausse couche. Pourtant, le dernier transfert remonte à un an ! C’est comme si pour moi, un nouveau transfert était plus porteur de souffrances en perspective que d’espoir.

Malgré tout, je suis mon traitement bien sagement et je vais même à deux séances d’acupuncture.

Et puis catastrophe, le 12 octobre au soir, je me rends compte que sur mon ventre, il n’y a plus que deux patchs de Vivelledot 100 au lieu des trois que j’ai mis la veille ! Impossible de savoir quand je l’ai perdu. Ça peut faire 1 heure, comme 24 heures. J’ai retourné mon lit, mon pyjama, mes vêtements, mais je n’ai jamais retrouvé ce maudit patch. Cela m’inquiète évidemment. Déjà que mon endomètre a du mal à pousser, ça ne va pas l’aider, c’est sûr.

Et pourtant, je ne m’attendais pas à ce qui allait suivre le lendemain lors de mon écho de contrôle chez Cérès. Mon endomètre, qui quelques jours auparavant était entre 5 et 5,5 mm, est descendu sous les 5 mm. Cérès m’explique que lorsque l’endomètre commence à s’effondrer, ce n’est plus rattrapable, il ne remontera plus. Je dois donc annuler mon transfert et recommencer la préparation sur le cycle suivant. Moi qui n’avais encore jamais pleuré dans le cabinet de Cérès, je n’ai pu empêcher des larmes de couler. Je me suis sentie abattue avec l’impression que l’univers m’en veut.

Il a fallu annoncer la nouvelle à mon chéri. Il m’a répondu un « mouais » dubitatif, comme s’il mettait en doute l’avis de Cérès et le bien fondé d’annuler le transfert. Réaction qui m’a rendue dingue, j’avoue.

Mes règles sont arrivées le 25 octobre. J’ai commencé mon traitement le 26. Le nouveau transfert est prévu le 11 novembre. Entre temps une pmette a trouvé la solution à mon problème. Je mets un film transparent acheté en pharmacie (Tegaderm) par dessus les patchs. Plus de perte de patch possible et plus d’angoisse de coin décollé. Pourquoi personne (et en particulier Cérès) ne m’a parlé de ça avant ? ?  ? C’est réellement un gros stress en moins.

La suite au prochain épisode…

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J21 post transfert

C’était hier.
Le matin, on a craqué et on a pris rendez-vous pour une échographie ce matin. J’en avais assez de me poser 10000 questions sur mes petites douleurs normales ou pas, avec en toile de fond toujours cette crainte de la geu.
Le soir, des petites pertes marron foncé et clair.
J’ai réalisé en préparant mes ordonnances, que j’aurais dû arrêter le Tocopherol et la pentoxifylline après le test positif. La secrétaire de Cérès m’a dit plusieurs fois au téléphone de continuer mon traitement sans autre précision. Avec le stress, je n’ai pas cherché plus loin, j’espère que ce n’est pas une grosse boulette.
Ce matin, douleurs de règles (sans doute amplifiées par le stess).
Je m’attends à une catastrophe. J’en suis terrorisée.

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J14 post transfert

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Voilà.
Pas de quoi se rejouir tout à fait.
Mais un tout tout petit espoir. Peut-être un peu de torture supplémentaire avant la claque finale.

Cérès me demande de continuer les traitements et de refaire un dosage mercredi. Elle me dit que si j’ai entre temps des douleurs abdominales, je dois l’appeler car il faudrait que je consulte. J’imagine qu’elle craint une geu.

Je me suis replongée dans ma geu de 2013. Mon taux avait doublé, puis augmenté sans doubler, puis diminué, puis augmenté.

Donc non, je ne suis pas du tout à l’abri d’une nouvelle geu. Ça me rend dingue quand même que mes embryons trouvent mon endomètre tellement pourri qu’ils préfèrent s’accrocher ailleurs !

Mon chéri me dit de ne rien lâcher (??!!). De l’humour noir involontaire, je suppose…

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Un bébé en 2016, mon plan de bataille

Sonny angelJ’avoue que le titre est un peu trompeur. Je suis loin d’être aussi combative et optimiste, mais j’aimerais l’être.

Tactique n°1 : Le double don

A vrai dire, c’est le point sur lequel je compte le plus. J’espère vraiment améliorer ma récolte d’embryons. Je vous en parlais ici. J’aimerais avoir plus d’embryons vitrifiés, cela me redonnerait confiance sur la qualité des embryons transférés. Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que plus il y a d’embryons vitrifiés, plus on peut espérer que les embryons sont de bonne qualité.

J’espère que ça va tout changer, même si paradoxalement, cela veut dire que j’espère que mon chéri a des spermatozoïdes tout bossus tout moches…

J’espère, mais je ne peux m’empêcher de me rappeler l’espoir que j’avais quand j’ai fait ma première FIV, puis ma première FIV DO, alors j’ai très peur de tomber encore une fois de haut.

Tactique n°2 : La médecine chinoise

A ma grande surprise, Cérès m’a demandé d’aller voir un acupuncteur pour mon endomètre.

Ce que j’ai fait.

J’ai eu plusieurs séances avec une jeune femme qui n’a rien de chinois, mais qui m’appelle « très chère madame », ce qui me fait bien rire. C’est une acupunctrice spécialisée dans l’infertilité.

J’ai eu droit à mes petites aiguilles. Elle m’a aussi conseillé de manger moins de laitages. Apparemment, c’est le dada de tous les acupuncteurs, mais en l’occurrence, elle n’a pas tort. Je suis végétarienne depuis 10 ans environ et j’ai tellement peur de manquer de protéines, que je mange beaucoup de laitages pour me rassurer. Le problème, c’est que dans les laitages, il y a aussi beaucoup de lipides. J’avais acheté peu de temps avant un petit livre sur l’alimentation végétarienne et j’avais pu constater que je mangeais beaucoup trop de protéines.

Elle m’a aussi demandé de boire une tisane chinoise pour « épaissir le sang ». Je dois boire une tasse matin et soir, 30 minutes avant le repas, les quinze premiers jours du cycle. Il s’agit du mélange dang gui shao yao san.
Je vais aussi faire une séance post transfert à Brno pour faciliter la nidation. Pile poil ce qu’il me faut !

Tactique n°3 : Rééquilibrage alimentaire

Suite aux remarques de mon accupunctrice, je me suis penchée sur mon alimentation. J’ai acheté un super livre de cuisine. Je me suis mise à préparer des petits plats avec des produits frais. Et tadam ! j’ai perdu 6 kg sans me priver, juste en changeant mes habitudes. Bon d’accord, je n’ai pas perdu tous mes kg de PMA (16 kg), mais je trouve que c’est déjà un bon début.

J’ai demandé à Cérès ce que je pouvais faire, ne pas faire pour favoriser la nidation, ou au moins ne pas la mettre en péril. La réponse a été : « Pas de drogue, pas de café, pas de cola, pas de tabac, pas d’alcool, pas de charges lourdes ». Je ne bois pas de café, mais du déca. Je lui ai demandé si ça allait. Je pensais qu’elle me rirait au nez. Mais pas du tout. Elle m’a dit qu’un déca par jour, ça allait. Et elle a fini par me dire que je pouvais aussi bien arrêter.

Je me suis donc penchée sur le rôle de la caféine dans les fausses couches. Avant, j’avais lu que les femmes enceintes pouvaient boire une à deux tasses de café sans problème. Donc je pensais être tranquille avec mon déca. Mais voilà que je tombe sur cet article. L’étude est ici. Du coup, ni une ni deux, j’ai arrêté le déca  (remplacé par du Roobois) et même le chocolat (très dur !).

Tactique n°4 : Tri dans mes cosmétiques

Là, j’ai conscience d’aller un peu loin. Je ne suis d’ailleurs pas allée tout au bout de mon idée, car c’est un peu difficile à mettre en œuvre.

J’ai essayé de choisir des produits simples pour éviter autant que possible les perturbateurs endocriniens et autres substances controversées.

Plus de gel douche, mais un pain d’Alep bio et équitable.

L’eau micellaire de Caudalie pour le visage.

Toleriane ultra fluide en crème de jour et de nuit. C’est ma pharmacienne qui me l’a conseillé. Pas certaine qu’il n’y ait pas de cochonneries dedans, mais la liste des ingrédients est assez courte, alors ça m’inspire confiance.

Dentifrice Elmex sans menthol. Un petit goût de banane bien étrange.

Tactique n°5 : Des médocs en pagailles

Par rapport aux transferts précédents, j’ai un certain nombre de médicaments en plus.

  • Aspégic 100 mg (1-0-0)
  • Tocopherol 500 mg (1-0-1)
  • Pentoxifylline 400 mg (1-0-1)
  • Gynefam XL (1-0-0) depuis le 1er septembre
  • Vivelledot 100 µg (0-0-2) tous les 2 jours depuis le 12 septembre, puis (0-0-3) tous les 2 jours à partir du 22 septembre
  • Cortancyl 5 mg (2-0-0) depuis le 29 septembre
  • Progestan 200 mg (2-0-2) depuis le 30 septembre
  • Lovenox 4000 UI (0-0-1) depuis le 30 septembre
  • Progestérone retard 500 mg / 2 ml (0-0-1) tous les trois jours à partir du 9 octobre

J’ai commencé cet article il y a une éternité.

Depuis, j’ai eu mon transfert le 5 octobre de deux HB/1. Endomètre de 6,1 mm le 28 septembre.

J’ai appris que j’avais deux HB vitrifiés.

La grosse différence avec les FIV DO, c’est qu’on a eu beaucoup moins de pertes entre J3 et J5.

J’ai eu des douleurs de type « règles » vendredi. C’est la raison pour laquelle, Cérès m’a prescrit en plus du progestan de la progestérone retard. Je n’ai pas bien compris si c’était justifié médicalement ou si c’était pour me déstresser.

Hier soir (J5 post transfert), j’ai eu des traces rosées sur le papier toilette. Cette nuit et ce matin des traces brunâtres. Moins de douleurs, mais un peu quand même et tout tout petit moral.

Bien sûr, je connais toutes ces histoires de grossesses malgré des saignements. Seulement moi, chaque fois que j’ai saigné, ça s’est mal terminé. Si je pouvais faire partie des chanceuses cette fois-ci…

Je termine ce billet en remerciant mon amie Ange qui est toujours là pour me soutenir. Elle m’a offert cet ange tout mignon qui, je l’espère, me portera bonheur. Notez au passage ma pathétique bibliothèque.

Merci aussi à Lutine qui par ses petits mots me montre qu’elle pense toujours à moi.

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TEV

un-ange-blancLors de notre FIV DO 1, nous avions vitrifié un embryon XB.

A la dévitrification, il était toujours au stade XB. J’ai tiqué sur le moment car il me semblait que ce n’était pas très prometteur, cette absence d’évolution. Mais j’ai préféré faire l’autruche pour ne pas me stresser davantage pendant l’attente.

Le résultat de la prise de sang a été sans appel : pas enceinte, même pas une petite accroche.

Nous avons revu Cérès. Elle dit qu’effectivement, il est possible (mais pas certain) que l’embryon transféré avait arrêté son évolution.

Voici comment elle analyse notre dossier. Elle part de mes fausses couches de 2011 et 2013. Elle dit que soit elles sont dues à un facteur masculin inconnu, soit à un problème de vieillesse ovocytaire qui a été remplacé par un problème d’endomètre. Moi j’ajouterai que ça peut aussi être un mélange de tout ça. J’ai eu les larmes aux yeux lors de son récapitulatif, tellement j’ai peur que mon endomètre soit un obstacle insurmontable.

Elle nous suggère de passer au double don. Elle nous a proposé de faire un don mixte pour commencer, c’est-à-dire de féconder la moitié des ovocytes par le sperme du conjoint et l’autre moitié par celui du donneur. Mais nous préférons aller directement au double don. A quoi bon faire encore des expérimentations ? Je crois qu’elle fait cette proposition au cas où nous n’aurions pas été prêts à nous décrocher de nos gamètes.

Elle m’a aussi proposé de faire une biopsie de mon endomètre, la fameuse biopsie MATRICELAB, très à la mode en ce moment, pour vérifier que mon endomètre ne développe pas des cellules hostiles à l’implantation. Il n’y a pas si longtemps elle n’était pas favorable à cette biopsie. Il faut croire qu’elle a changé d’avis. J’avoue avoir très peur qu’on touche à mon endomètre. On a donc convenu de n’envisager cette biopsie qu’en cas d’échec de la première FIV DD.

Je dois aussi faire une nouvelle hystéroscopie. J’ai fait la grimace car les hystéroscopies sont chez moi très douloureuses. Cérès m’a expliqué qu’il y avait certainement une cause psychologique remontant à mes curetages de 2011. Elle pense que si j’accouchais, les hystéroscopies seraient ensuite beaucoup moins douloureuses. Si seulement j’avais un jour la possibilité de vérifier cette théorie… Elle m’a parlé de ces femmes violées qui ont ensuite des rapports douloureux jusqu’à ce qu’elles rencontrent un homme doux en qui elles ont confiance. La comparaison m’a choquée, car ça n’a rien de comparable justement. Et ça m’a choquée aussi car elle m’a renvoyé à la figure toute la violence de ce que j’endure et que j’essaye d’occulter pour pouvoir continuer à avancer.

Elle m’a donné l’adresse d’un acupuncteur pour favoriser la vascularisation de mon endomètre. Je ne l’ai pas encore contacté.

A la fin du rendez-vous, elle nous a dit de ne pas désespérer. C’est idiot, mais ça m’a fait de bien d’ entendre qu’elle pensait que c’était encore possible…

J’ai contacté la clinique pour demander une date en juillet avec deux donneurs « confirmés ». J’ai eu beau expliquer que je ne pouvais pas choisir la date de mes congés et jouer du violon, rien n’y a fait : sauf désistement (peu probable), ce sera en septembre à une date encore inconnue.

Je n’ai pas envie de raconter aujourd’hui mes états d’âmes. Je préfère rester factuelle, pour ne pas sombrer. Mon moral n’a jamais été aussi bas.

Merci à toutes celles qui me suivent encore malgré mon manque d’assiduité et mon absence de joie de vivre. Cela m’aide beaucoup.

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FIV DO 3

cercle-vicieuxJe n’écris plus car je n’ai rien à dire. Rien de nouveau.

Que dire de ma FIV DO 3 ? Elle ressemble étrangement à FIV DO 1 ou FIV DO 2, sauf l’issue : pds négative. Mais quelle importance au fond, GEU, FC ou pds -, il n’y a pas de bébé.

J’ai dû attendre longtemps mon rendez-vous avec Cérès. J’étais complètement désemparée. Mon endomètre avait pourtant atteint l’épaisseur record de 6,6 mm. Du jamais vu ! J’étais aussi très perturbée par l’évolution de mes embryons. Pour FIV DO 3, nous avions demandé une donneuse « confirmée » et pourtant, j’ai trouvé que l’évolution était pire que les fois précédentes. Et était-il normal que sur 3 FIV DO, nous n’ayions en tout et pour tout qu’un seul embryon vitrifié ? Et si on accusait mon endomètre, alors qu’en fait c’était les embryons qui n’étaient pas de bonne qualité ?

J’ai même fait un tableau récapitulatif que j’ai montré à Cérès.

Evolution des embryons (2)Les annotations sont de Cérès. A mon grand soulagement, elle a convenu que ce n’était pas terrible. Pour elle, seule la première FIV DO tient la route. Après, ça se dégrade un peu plus chaque fois. Ce qui l’étonne, c’est que normalement, les pertes embryonnaires entre J1 et J3 sont imputables à la qualité des ovocytes, c’est pourquoi nous avions demandé une donneuse « confirmée » pour FIV DO 3. Elle nous a demandé si notre donneuse était « confirmée » parce qu’elle avait des enfants ou parce qu’elle avait permis la naissance d’enfants via un don (la deuxième cause est une meilleure garantie). Je me suis renseignée auprès de la clinique : notre donneuse est maman et a permis la naissance d’un enfant par don.

Donc, Cérès envisage que, peut-être, il y aurait un problème du côté de mon chéri, problème qui n’apparaît pas sur le papier (ses analyses étaient même meilleures pour FIV DO 2 et 3 que pour FIV DO 1). Parfois quand les FIV DO ne fonctionnent pas, on passe au double don et ça marche. On ne sait pas pourquoi, mais on peut quand même en déduire que, sans doute, il y avait un souci du côté masculin.

Conclusion : on fait le TEV de notre unique vitrifié et si ça ne marche pas, on passe au double don.

Je ne vais pas dire que je suis heureuse, car je n’ai toujours pas la certitude d’avoir un jour un bébé dans les bras, mais je suis contente qu’enfin on s’intéresse au facteur masculin, parce qu’avec mon endomètre fin, j’ai toujours pensé qu’il me fallait des embryons super costauds et je ne suis pas convaincue que c’était le cas.

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Calme plat

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J’ai eu mon dernier contrôle chez Cérès. Il y a toujours le triple feuillet, la bonne vascularisation et… l’épaisseur de 5 mm !
Voilà voilà… Je ne m’attendais pas à ce que mon endomètre s’envole, mais j’espérais quand même une légère augmentation. Il est aussi « épais » que pour ma première fiv do. Cerise sur le gâteau, j’ai appris qu’en septembre, je n’avais pas le triple feuillet, contrairement à ce que je croyais. Bizarre…
J’ai la réponse à ma question de la semaine précédente. Mon endomètre fin est un facteur de risque pour une fausse couche précoce, mais moins que si j’avais en plus des synéchies. J’hésite à laisser éclater ma joie. C’est mieux que pire en tout cas.
J’ai aussi demandé : alors, 1 ou 2 ?
Si j’ai bien compris, la grossesse gémellaire est une mauvaise idée car on craint que mon utérus soit hypercontractile (mais on ne peut le savoir vraiment qu’au cours de la grossesse). Cérès n’est pourtant pas opposée à un transfert double car elle comprend qu’on ait envie de maximiser nos chances. Elle dit que c’est à nous de décider, à voir en fonction de la qualité des embryons aussi. Mon mari a demandé s’il y avait un risque pour moi, elle répondu que si je faisais une fausse couche à 5 mois de jumeaux, ce n’était pas rien. Evidemment l’évocation d’une fausse couche à 5 mois ne m’a pas fait rire. Alors Cérès a dit tranquillement « Je vous sens inquiète. Il ne faut en transférer qu’un si vous êtes inquiète. » Sont drôles ces médecins quand même…
Je vous parle de la discussion qui a suivi avec mon chéri plus tard. J’étais au bord de l’implosion.

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Contrôle 2 FIV DO 2

ContrôleJ’ai vraiment l’impression de passer un examen, avec le stress d’être à la hauteur de mes ambitions : avoir un bébé.

Mon endomètre n’a pas eu une bonne note. 5 à peu près, je ne me rappelle même plus, tellement ça me désespère.

Il a encore un peu de temps pour pousser, mais je sais déjà qu’il n’y aura pas de miracle. Je ne pulvériserai pas mon record incroyable de 6 mm. Le point positif est qu’il est bien vascularisé et qu’il a un aspect en triple feuillet. Il paraît que c’est bien.

J’ai demandé à Cérès si en plus d’une difficulté à la nidation, il pouvait y avoir un risque supplémentaire de fausse couche. Elle m’a dit que ça dépendait de la raison pour laquelle l’endomètre était fin (ça peut être suite à un cancer par exemple). Croyez-le si vous pouvez, mais en sortant du rendez-vous, j’ai réalisé que je ne lui avais pas demandé si j’étais dans le cas positif ou non ! [Pour celles qui n’ont pas suivi, j’ai fait deux fausses couches en 2011, suivies de deux curetages qui ont abîmé mon endomètre.]

J’y retourne mardi. La seule chose que Cérès a changé dans mon traitement, c’est le provames du soir que je ne prends plus par voie orale, mais vaginale, ô joie.

Au premier contrôle, Cérès nous avait dit qu’elle préférait qu’on transfère un unique embryon. Ça me chagrine pour plusieurs raisons, une avouable et l’autre moins.

La première est que le transfert de deux embryons augmente significativement les chances de tomber enceinte. Et comme j’ai des problèmes de nidation, je ne dis pas non à une petite chance supplémentaire.

La deuxième est plus contestable. Malgré ma peur de ne jamais être maman, de ne jamais réussir à mener une grossesse à terme, je n’ai toujours pas fait le deuil de ma famille idéale : 3 enfants. Alors l’idée de peut-être avoir des jumeaux (même si dans mon cas, le « risque » est très faible) me rapproche de mon rêve de famille idéale. Comment ça je ne suis pas rationnelle ?

Alors je l’ai interrogé : « Pourquoi pas 2, dis, Madame ? ». Je pensais que la réponse allait être en rapport avec ma cicatrice. Pas du tout. J’ai été opérée parce que j’avais un utérus en Y et il se trouve que les utérus en Y (opérés ou non) sont souvent hyper-contractiles. Il y a donc un risque de prématurité augmenté, j’imagine, par une grossesse gémellaire. En conclusion, elle n’a pas dit non pour deux embryons. Tout dépendra de la qualité de l’endomètre (hmm… j’ai une petite idée là-dessus…) et de celle des embryons. Bref, j’aurai un transfert de deux embryons si les conditions sont très défavorables. Tu sens mon enthousiasme ?

Je suis ressortie de ce rendez-vous avec un tout petit moral. Moi qui essaye de me persuader depuis plusieurs semaines que la réussite est possible en mai, je suis redescendue sur terre. Mon endomètre ne veut rien comprendre. Et comme c’est lui l’obstacle principal…

Hier j’ai pleuré en pensant à ma première fausse couche. Pendant cette première grossesse (toute petite, 9 SG seulement), même si j’étais très inquiète, je ne me suis jamais sentie aussi proche de devenir maman. Pour la première fois mes seins avaient gonflé (sans médocs madame !), mon ventre travaillait (petits tiraillements et gonflement). Moi qui avant avais le ventre plat, j’ai depuis gardé mon bidon, plein de graisse cette fois (15 kg depuis le début des essais bébé…). Mon ventre tour à tour me dégoûte ou me donne l’illusion d’être fertile. Quelquefois, en sentant mes rondeurs, j’ai l’impression d’être en gestation depuis plus de trois ans. Et c’est vrai qu’avant 2011, j’avais déjà un désir d’enfant très fort., mais depuis 2011, j’attends un enfant.

Comme une femme enceinte.

Sauf que non.

Et que c’est beaucoup plus long.

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