Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Les annonces… par les autres

J’ai aussitôt annoncé à mon père et ma sœur que je ne pourrai pas passer Noël avec eux cette année. Ils savaient déjà que j’étais enceinte (j’ai le droit d’utiliser ce mot-là ?) car ils ont suivi tous nos voyages depuis le début. Ma sœur veut tout de suite savoir ce qu’elle doit dire à ses enfants, si elle doit leur dire pourquoi je ne serai pas là à Noël. Bien sûr que non, tu ne vas pas leur dire que je suis enceinte (heu… j’ai le droit ?), c’est beaucoup trop tôt ! ! ! Sauf que…

Avant qu’elle ait le temps d’en parler à son mari, mon beau-frère avait déjà pris l’initiative WTF d’expliquer à sa fille de même pas 9 ans et à son fils de même pas 6 ans que Tata ne passerait pas Noël avec eux car elle avait un bébé dans son ventre. Haaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! Sérieusement ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?  à même pas 6 SG ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?

Je me suis sentie trahie. J’avais fait le choix de les tenir informés de mes voyages (à vrai dire, j’avais hésité à en parler pour le dernier transfert) car je pensais pouvoir leur faire confiance. Je pensais qu’ils avaient pris la mesure de notre souffrance pendant toutes ces années. Comment ont-ils fait pour « oublier » mes 4 fausses couches précoces ? ? ?

Jusqu’ici, mon neveu et ma nièce ne m’ont posé aucune question sur le fait que nous n’avons pas d’enfant et c’était un réel soulagement. Comment je vais faire pour affronter leurs petits regards tristes et pleins d’incompréhension si jamais ça tourne mal une fois de plus ?

Et puis, si jamais cette sixième grossesse était celle dont je rêve depuis si longtemps, ça veut dire qu’on vient de me voler l’annonce dont je me faisais une telle joie. J’imaginais une annonce avec beaucoup d’émotion quelles qu’auraient été leurs réactions. Je pensais avoir droit à ce moment magique. Il faut croire que non.

Cerise sur le gâteau, j’ai appris un peu plus tard que mon père, à qui j’avais pourtant expliqué à quel point j’étais déçue (et le mot est très faible) de la « boulette » de mon beau-frère, a cru bon d’annoncer quelques jours plus tard ma grossesse à ma tante et à une amie proche. Quand j’en ai parlé avec lui, il m’a répondu : « Mais tu ne dis rien aussi ! » Heu… c’était fait exprès. Si la plupart des personnes attendent la fin du premier trimestre pour en parler, c’est qu’il y a une raison. Et justement, cette raison, je l’ai déjà vécue 5 fois… Et encore une fois, je ne comprends pas ce nouveau concept de faire ce genre d’annonce à la place du couple concerné !

Qu’est-ce qui ne va pas dans ma famille ?

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FIV DO 2 Des nouvelles du Pôle Nord

Pôle Nord

Mes petits embryons étaient sans doute un peu frileux, comme moi. Ils ont refusé catégoriquement d’être vitrifiés. Je m’en doutais, mais bon, ça ne fait pas plaisir quand même.

 

Petit retour sur la journée de mardi.

Depuis le transfert, je ressens de petites brûlures dans le ventre. Au début, ça me plaisait de penser que ça travaillait là-dedans tout en me disant que c’était vraisemblablement plutôt dû au geste du transfert.

Mais hier matin, presque plus rien. Alors évidemment, ça m’a inquiétée, même si je sais que ça ne veut pas dire grand chose. Et puis, un peu plus tard, j’ai eu des douleurs un peu similaires à celles des règles. Et là, j’ai eu une illumination : ces douleurs, c’était mon corps qui luttait contre l’utrogestan pour faire venir mes règles ! Bref, le positive thinking fut de courte durée. Il y a un « j’y crois, j’y crois pas, j’y crois, j’y crois pas » qui tourne dans ma tête comme un tourbillon sur lequel je n’ai pas de prise. Mon mari me dit de ne pas y penser. Facile quand le ventre brûle et les seins pigeonnent ! Il m’a aussi dit une phrase qui m’a beaucoup plu : « Si c’est négatif, de toute façon on est habitué… » Ah mais moi, je ne veux pas du tout être habituée ! Je me suis fermée comme une huître.

Et ça n’a rien arrangé quand j’ai su en début d’après-midi que nous n’avions pas d’embryons vitrifiés. Ça ne veut rien dire non plus quant au résultat de ce transfert, mais ça m’inquiète car je me demande si ça ne vient pas de la mauvaise qualité du sperme. Je n’ai pas pleuré quand j’ai reçu le mail. Non, j’ai pleuré comme une petite fille quand juste après je me suis cogné le coude.

Saletés d’hormones, saleté d’attente !

Tant que je suis d’humeur morose, voici une anecdote gloups qui m’est arrivée juste avant notre départ.

Quand je suis tombée enceinte la première fois en 2011, mon neveu venait de naître. Ma sœur m’a dit que c’était dommage, mais qu’elle ne pourrait pas nous prêter la chaise haute et ce genre de matériel car elle en aurait encore besoin au moment supposé de la naissance de mon bébé. Mais ça c’était avant. Quelques jours avant notre départ, elle nous a parlé tranquillement de tout le matériel de puériculture qu’elle allait mettre en vente sur le bon coin. Gloups. Ça réchauffe le cœur de voir à quel point elle croit en la réussite de cette FIV. Le pire,  c’est que ça a été fait en toute innocence.

Pas facile du tout. Je le sais que toutes ces douleurs ne veulent rien dire, que ça peut être un bon comme un mauvais signe. Mais j’ai de plus en plus de mal à croire que j’aurai de bonnes nouvelles à vous annoncer dans une semaine.

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Brèves de PMA

http://gallymathias.free.fr/dotclear/index.php?post/2006/06/13/7627-breves-de-comptoir

Je travaille dans un internat.

Hier soir, au moment du bisou du coucher.

Gwendoline (CE2) : Lily, on dirait que tu es une maman.

Moi : Rire jaune.

Ce matin au petit déjeuner.

Pimprenelle (CE1) : Lily, t’as une petite fille ?

Moi : Non. (cœur brisé)

Pimprenelle : J’aimerais bien que tu aies une petite fille.

Moi : Rire jaune.

A suivi une délicieuse conversation sur les accouchements par césarienne ( la maman de Pimprenelle accouche en avril ). Mmm…

Titeuf (CP) qui n’a pas perdu une miette de la conversation : Lily, t’as un bébé dans ton ventre ?

Moi : Non. (cœur brisé)

Un peu plus tard, je vais voir ma directrice pour solliciter un rendez-vous. Le rendez-vous est rapidement fixé et alors que je m’apprête à partir, elle s’enquiert de ma situation personnelle.

Moi : Hein ? Que ? Quoi ? Comment ? Comprends pas…

La directrice : Oui, les fiv !

Moi : ? ? ?

En fait, elle n’était pas supposée être au courant. Dans l’établissement, j’en ai parlé seulement aux infirmières et à deux collègues pour des raisons d’emploi du temps. J’avais choisi de garder mes problèmes personnels pour moi, en particulier car j’avais une collègue enceinte et que c’était très difficile à gérer pour moi. Je ne voulais donc pas avoir tous les yeux braqués sur moi et gêner en plus ma collègue. D’ailleurs au passage, ma collègue est en congé maternité depuis trois semaines (à mon grand soulagement) et j’ai appris il y a une semaine qu’une autre collègue a pris le relai. Chouette !

Du coup, je parle un peu de mon parcours et de ma vision un peu pessimiste de la situation. Conclusion de la directrice : Bon, c’est pas grave.

Moi : Heu… ben si quand même, un peu…

C’est sûr, quand tu as des enfants, c’est pas grave que les autres n’en aient pas…

Bref.

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Pour qui sonne le glas ?

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AVERTISSEMENT : Si tu as le cafard, ne lis pas mon billet, je ne vais pas être joyeuse. Si tu es d’humeur gaie et légère, ne lis pas non plus, tu pourrais m’en vouloir. Dans tous les autres cas, tu peux lire.

Voilà : aujourd’hui, c’est mon anniversaire, j’ai 41 ans. Youpi !

A 41 ans, quand tu n’as pas d’enfant et que tu crèves d’envie d’être maman, forcément tu te dis que tu te rapproches de la Dead Line. Le plus flippant, c’est que tu ne sais pas où elle est exactement, cette Dead Line. Peut-être même que tu l’as déjà dépassée.

Lundi dernier, nous avions rendez-vous avec Panoramix. J’étais un peu angoissée car j’avais peur qu’il tienne des propos un peu pessimistes et que ça me déprime.

Eh bien, ce fut pire que tout ce que j’avais imaginé.

Il a commencé par nous dire : « Je ne sais pas quoi vous dire. » Ça commençait bien. Puis « Il vaudrait mieux tout arrêter. »

J’ai cru que le ciel me tombait sur la tête. Heureusement que mon mari était là, car moi, j’étais incapable de parler. Si j’avais été seule, je crois que je n’aurais rien dit et qu’on en serait resté là.

Mais mon mari a insisté en disant que même si nous n’avions qu’une toute petite chance, il était important pour nous de la tenter.

Donc finalement, on refait une FIV à mon prochain cycle. Une FIV IMSI, cette fois. Mais comment dire… Si je vous dit que le cœur n’y est pas, c’est un euphémisme. C’est déjà tellement dur d’y croire après chaque échec, comment faire quand même son médecin n’y croit plus ?

Mon mari lui a demandé pourquoi il était si pessimiste. La réponse a été : mon âge, mon endomètre, mon taux d’AMH de 1,3. Bizarrement, même si finalement il est passé de la FIV ICSI à la FIV IMSI, il n’a pas parlé du spermogramme pourtant très bof de mon mari.

Ce que je ne comprends pas, c’est qu’il y a un mois je ne lui ai pas caché mon âge, ni l’état de mon endomètre, ni mon taux d’AMH. Alors comment il peut me proposer une FIV il y a un mois et me dire maintenant on arrête tout ? Depuis quand les FIV marchent du premier coup ?

Je crois qu’il était très chagriné du fait qu’il n’y ait pas eu de blastocyste. Il nous a dit qu’il était à fond pour les blastocystes, que si ça ne tenait qu’à lui il ne ferait que des transferts de blastocystes car il y a un meilleur taux de grossesse. D’après ce que j’ai lu, c’est vrai qu’un blastocyste a plus de chance de s’implanter, mais ça ne veut pas dire qu’un couple qui n’arrive pas à avoir des blastocystes in vitro n’est pas capable d’avoir un enfant. Certaines d’entre vous m’ont d’ailleurs dit que certains centres PMA préfèrent faire des transferts à J2 ou 3 à cause de ça.

Il a trouvé par ailleurs que les embryons au départ étaient très beaux avec 6 ou 7 cellules et que j’avais un peu trop bien réagi au GONAL F puisqu’on a dû faire la ponction à J11. Du coup pour la prochaine FIV, il diminue les doses. Il change aussi de produit puisque je passe du GONAL F au MENOPUR. Il ne m’a pas dit pourquoi il changeait, mais je me raccroche à l’espoir que peut-être cela va changer quelque chose.

Je vais un peu mieux que lundi. Mais je me demande si mon cerveau ne me joue pas des tours, s’il ne voit pas de l’espoir là où il n’y a rien du tout, s’il ne m’empêche pas de voir la vérité en face, la vérité crue et pas belle du tout qui est que je n’aurai jamais de bébé.

[EDIT du 10 novembre 2012 : J’ai supprimé un lien vers un article car je n’avais pas vu qu’il s’agissait d’un site commercial. Mille excuses !]

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La roche aux FIV

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Le titre fait allusion aux mousses au chocolat que j’adorais étant petite, en particulier à cause du nom… Mais je m’égare.

Le 5 octobre, nous avons eu notre deuxième RV avec Panoramix, notre druide PMA. Juste avant, nous avons récupéré les résultats du spermogramme de Monsieur qui n’étaient pas terribles ( les résultats, pas Monsieur ! )

Avec en plus mon taux d’AMH en chute libre, autant dire que je ne faisais pas la fiérote en entrant dans le cabinet du médecin. Il nous a dit que si j’étais tombée deux fois enceinte en 2011, c’est que peut-être mon hyperfertilité avait compensé la mauvaise qualité du sperme. Ça m’a soulagée d’entendre ça. Ce n’est pas que je sois contente des mauvais résultats du spermogramme. Pas du tout. C’est un obstacle supplémentaire sur notre route. Mais je me sens moins « fautive ». Il faut croire que j’avais un sentiment de culpabilité plus grand que je ne croyais… Quelqu’un peut en parler à mes beaux-parents ? Mon beau-père a dit un jour à son fils : « C’est sûr, tu n’as pas épousé une jeunesse. Lily n’est pas une reproductrice. » Heu… Il parle de moi, là ? Ou d’une vache ?

Donc, comme écrit dans mon précédent billet, nous nous dirigeons vers une FIV ICSI, en espérant que la mauvaise qualité du sperme sera compensée par le tri des spermatozoïdes.

A partir de J1 : pulvérisations nasales de SYNAREL transformées en horribles piqûres de DECAPEPTYL pour cause de rupture de stock. C’est pas d’ la chance, ça ?

A partir de J3 : piqûres de GONAL F

Injection d’OVITRELLE pour déclencher l’ovulation

UTROGESTAN et PROVAMES à partir du soir de la ponction.

A vrai dire, mon J1 était le 10 octobre, j’ai donc déjà bien avancé dans la FIV.

Mais avant toute chose, je tiens à dédier cette FIV à la fille qui m’a sauvé la vie grâce à cet article qui contient un lien vers une vidéo qui explique clairement comment faire ces fichues piqûres de DECAPEPTYL. Parce qu’il faut savoir que le médecin n’explique rien et que la notice n’est pas plus bavarde.

J’ai fait mon premier contrôle échographique hier matin à J9 ( j’avais fait une prise de sang à J7 )

Ovaire droit : 9 follicules ( 3 de 7-9 mm, 1 de 11 mm, 1 de 13 mm, 1 de 15 mm, 2 de 17 mm et 1 de plus de 20 mm )

Ovaire gauche : 2 follicules, le flemmard ! ( 18 mm et 19 mm )

A la réunion d’information de l’hôpital, on nous a dit hier qu’il fallait au moins 5 follicules de 16 mm ou plus pour une FIV. Le compte y est. J’imagine que c’est pour ça qu’on m’a dit de faire mon injection d’OVITRELLE hier à 22h, ce qui fait une ovulation demain à J11. J’espérais que ce soit plus tard car à J9 mon endomètre faisait seulement 5 mm, ce qui est peu. Dans un livre écrit par le professeur Frydman himself, il est dit qu’il faut au moins 6 mm. Je suis inquiète du coup.

Si vous avez bien suivi, ponction demain matin !

Et la suite au prochain épisode…

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