Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Le billet rêvé

Après cette longue absence, je voulais tout d’abord vous remercier de l’accueil bienveillant que vous avez réservé à mon dernier billet. J’avais hésité à le publier. Je craignais d’avoir des retours un peu hostiles ou un silence désapprobateur. Mais je m’étais décidée car tous ces sentiments m’ont empoisonné la vie, que d’autres étaient peut-être dans le même état d’esprit et qu’entre nous, nous ne devrions pas avoir de tabou. Et après tout, n’est-ce pas humain, après de longues années de pma, de voir son humeur s’assombrir ? Si au début, les annonces de grossesse des copinautes de galère nous font rêver et nous remplissent d’espoir, au bout de quelques temps, elles nous font envie, puis elles nous plombent le moral parce que « Pourquoi pas nous ? C’était pourtant notre tour ! » (petite dédicace à Lulu !)

Je craignais que mon blog ne s’éteigne sur cette note amère. J’ai pourtant tellement pensé à ce fameux billet ! Vous savez, celui où on annonce qu’après des années de galère, un petit miracle s’est niché au creux de son ventre depuis trois mois… Chaque fois que j’ai lu de tels billets, j’ai été submergée d’émotion. Je me mettais à rêver au billet que j’écrirais le jour où ça m’arriverait, tout en craignant de ne jamais avoir l’occasion de l’écrire.

Eh bien, les filles, c’est mon moment. Un moment plein d’espoir, mais encore assombri par quelques inquiétudes. Je  n’ai pas pu écrire avant car j’étais trop angoissée. Mais ce billet, je le dois à celles qui me suivent fidèlement depuis le début et espèrent secrètement que je les rejoigne de l’autre côté de la rive. Je le dois aussi à celles qui se sont abonnées à mon blog, souvent plus récemment. Je les imagine ayant un parcours similaires au mien, guettant un heureux dénouement qui signifierait que pour elles aussi c’est possible.

Alors je prends mon courage à deux mains et malgré mes angoisses encore présentes, je vous raconte la suite de mes aventures.

A suivre…

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La PMA rend laid

SorcièreAvant, j’étais une gentille fille, pas une sainte bien sûr, mais je me réjouissais du bonheur de mes amis et même de personnes moins proches.

Depuis la PMA, je me sens laide. Quand certaines pmettes affirment pouvoir se réjouir de la grossesse d’une amie ou d’une autre pmette, cela me laisse perplexe car moi j’en suis incapable. Quand je suis confrontée (le mot n’est pas trop fort, hélas) à une annonce de grossesse, mon cerveau me dit que c’est un événement heureux, mais mon cœur est immédiatement empli de la tristesse infinie de ne toujours pas avoir d’enfant.

Je suis incapable de demander à mes collègues des nouvelles de leurs enfants, comme le font toutes les personnes « normales ». Je n’arrive même pas à être polie, je suis laide.

Quand une collègue tombe enceinte, je ne fais pas partie de celles qui s’agglutinent autour d’elle pour savoir comment vont les nausées et l’échographie et le sexe du bébé. Quand le bébé naît, je ne fais pas partie de l’attroupement qui regarde les photos en s’extasiant. Je fuis. Et quand je ne réussis pas à fuir et que je me retrouve coincée au milieu d’une conversation de grossesse-bébé-enfant, je voudrais m’enterrer. Je ne pense qu’à mon chagrin, dont j’ai peur qu’il se lise sur mon visage. Je ne sais plus me comporter en société, je suis laide.

Avant, j’arrivais quand même à me réjouir pour les pmettes qui sortent victorieuses du combat. La tristesse, la peur de ne jamais vivre la même chose étaient contrebalancées par le message d’espoir que ça peut marcher. Mais maintenant, il n’y a plus de messages d’espoir. J’ai trop vu de pmettes tomber enceintes, tandis que j’enchaînais les fausses couches. Dans mon cœur, il y a de l’incompréhension. Pourquoi elles et jamais moi ? J’ai vu tellement de miracles, de cas qui semblaient désespérés et qui sont mamans aujourd’hui. Je sens la laideur s’insinuer en moi.

Il y a quelques temps, une amie m’a annoncé par sms qu’elle était enceinte de… 5 mois. J’ai sangloté. Comme un bébé. Je lui en ai voulu. Pourquoi me faire, à moi, le coup des 3 mois (et même plus) ? Mes amies, par la force des choses, suivent mes essais jour après jour. Et mon rêve à moi était aussi d’avoir trois enfants et là elle me balance une grossesse de 5 mois à la figure alors que je n’ai jamais dépassé le 1er mois ! En réalité, je sais que je suis totalement injuste. Cette amie avait eu la délicatesse de me prévenir qu’elle commençait les essais bébé et je me doutais qu’elle allait tomber enceinte rapidement puisque ses deux aînés ont été conçus en C1. Elle est tombée enceinte peu avant ma fausse couche et n’a sans doute pas su trouver le bon moment pour me l’annoncer, surtout que j’ai appris plus tard que son bébé avait une légère malformation décelée à l’échographie. Seulement voilà, la laideur a envahi mon cœur.

J’ai renoncé au bébé-couette. J’ai renoncé au bébé biologique, mélange fantasmé de nous deux. J’ai renoncé à mes gènes. J’ai renoncé à ses gènes. Toutes ces montagnes, je les ai franchies. Et pourtant, ça n’a pas suffi. Je trouve ça horriblement injuste. La vie me le devait bien. J’ai perdu ma mère à 23 ans. J’ai mis 10 ans à m’en remettre, 10 ans de ma vie volés. J’ai mis 6 ans à trouver mon prince. La vie aurait dû m’accorder un bébé-couette, même à 39 ans. Tant d’autres ont eu ce bonheur ! La vie aurait au moins dû faire en sorte que mon endomètre ne soit pas bousillé, qu’il puisse accueillir un embryon issu du don. Tant d’autres aussi ont eu ce bonheur ! Je suis une petite fille en colère, avec un cœur tout desséché d’avoir tant pleuré. Je me sens si laide !

Laide de chagrin, laide de jalousie, laide de colère, laide de désespoir !

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Soupir…

Illustration-Folio-Knock-Medecine-Bernard-Becan--copie-1Dans la série « Profilage », un médecin explique qu’une patiente de 43 ans a des problèmes de fertilité dus à son âge, c’est pourquoi elle a fait une IAD.

Pff…

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Priorité Aux Femmes Enceintes !

Tellement tellement tellement juste !

Our inFertility : L'Infertilité c'est tabou, parlons-en!

Les femmes enceintes et la PMA? Les femmes enceintes et la PMA?

Fatigue

Ventre gonflé

Sautes d’humeur

Prise de poids

Poussées d’acné

Incertitude

Prises de sang

Espoir

Un quotidien différent

Des nausées

Une impossibilité de voyager

Interdiction de boire du vin

De quoi parle-t-on? S’agit-il de grossesse ou de PMA?

Et bien, je trouve que l’épreuve physique de la PMA ressemble beaucoup (énormément) aux désagréments de la grossesse. Il y a de nombreux points communs. Après son accouchement, Miss inFertility n’avait qu’une hâte: se réapproprier son corps. Ce corps meurtri et malmené, puis ce corps rempli de joie et de doutes ne lui appartenait plus.

Il fallait qu’elle se retrouve. Qu’elle retrouve la liberté. Elle avait eu l’impression non pas d’avoir eu neuf mois de grossesse, mais bien deux ans de grossesse. Et encore, deux ans, ce n’est rien. Ce premier passage par la PMA aura été bien plus rapide que le deuxième.

LA différence majeure entre PMA et grossesse…

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Trois petits tours et puis s’en vont

EnvolJe sais que parmi vous, il y en a qui voient dans le don d’ovocytes un véritable espoir. Et vous avez raison ! Cet échec ne doit pas vous démoraliser. Cet espoir est toujours là pour vous. Et j’essaye de me dire que pour moi aussi. Un essai n’est qu’un essai…

J’ai tardé à vous écrire car j’attendais d’y voir plus clair. Ces derniers jours, je suis passée par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

J5 Transferts de deux beaux blastocystes

J12 Test bandelette négatif. Trop tôt me direz-vous. Mais pour mes deux grossesses de 2011, le test était positif à J12. Je sentais depuis plusieurs jours une chaleur au niveau de l’utérus. Je me disais que peut-être… Mais je ne voulais surtout pas espérer en vain, même quelques jours. C’est pour cette raison que j’ai voulu faire le test. Et comme si mon corps avait attendu pour me lâcher que l’information arrive d’abord au cerveau, une trace rose le soir, puis de fortes douleurs de règles accompagnées de saignements le lendemain matin ont achevé de me convaincre. Même mes seins, toujours douloureux, semblaient moins gonflés malgré les hormones. Car j’ai continué mon traitement, bien sagement, jusqu’au verdict officiel. Je ne voulais pas qu’il y ait le moindre doute, qu’on me dise que le résultat négatif était une conséquence de l’arrêt du traitement.

J17, le 10 octobre, jour de la pds officielle. A 15h la secrétaire de Cérès m’annonce un taux positif de 123. Je n’en crois pas mes oreilles. Je tremble. J’espère, mais je n’oublie pas le sang et les douleurs de dimanche.

J19, nouvelle pds. C’est un samedi, je n’aurai donc les résultats que lundi matin.

J20 Les saignements reprennent.

J21 Le taux de samedi était de 245. Il a doublé. J’espère, mais je n’oublie pas les saignements. Je refais une pds. Je suis angoissée par cette attente. Le résultat tombe : 366. Il n’a pas doublé. Cérès me demande de refaire une pds dans 48h et une écho le plus vite possible. J’essaye d’être positive et de me dire que dans le pire des cas, ce taux signifie qu’il y a une accroche et que c’est donc un espoir pour la suite.

J22 Je fais l’écho. Pas de sac gestationnel dans l’utérus, mais un probable embryon du côté de l’ovaire gauche. Il y a donc pire que le pire des cas. Il y a la grossesse extra-utérine. Rien de positif pour la suite. Mon endomètre est tellement inhospitalier que mes embryons ont préféré soit se faire la malle, soit s’implanter ailleurs. Je vois tout ça sur l’écran de cinéma placé sur le mur en face de moi. Je pense à toutes ces femmes qui ont pleuré de joie en voyant pour la première fois leur futur bébé sur grand écran. Cérès me dit d’aller tout de suite aux urgences gynécologiques.

Aux urgences, nouvelle échographie par une interne, puis une autre par le gynécologue de service, un véritable guignol. Il a commencé par une entrée tonitruante, en lançant un bonjour guilleret comme si nous étions en train de vivre le plus beau jour de notre vie. A l’écho, il voit la même chose que l’échographe de la ville. Mais il ne peut pas affirmer à 100% que la tache sur l’ovaire gauche est un embryon, ni qu’il n’y a pas d’embryon dans l’utérus. Il est trop tôt, je ne suis qu’à 3SG+1. Je sais bien qu’à 3 SG, on est supposé voir un sac gestationnel, mais quand un médecin nous dit qu’il vaut mieux attendre, évidemment nous attendons, même si nous le trouvons tous les deux antipathique avec sa façon de jouer les kékés.

J23 Le taux du jour : 201.

J24 Nous retournons aux urgences. Le taux diminue. La fausse couche est en marche. Je n’aurai probablement pas besoin d’opération, ni de traitement médicamenteux. La tache sur l’ovaire n’a pas diminué. Impossible de sa voir si la grossesse a débuté là, dans l’utérus ou ailleurs. Dommage, un début de grossesse intra-utérine m’aurait donné un tout petit espoir pour la suite. J’y retourne demain pour surveiller.

Je suppose que vous imaginez mon chagrin et surtout la terrifiante angoisse pour la suite.

Mais pourquoi, une fois, une seule fois, une toute petite fois, la chance ne peut-elle pas être de mon côté ? 

Cet échec est plus dur à encaisser. Avant, je pouvais me dire que les embryons n’étaient pas viables. Cette fois-ci, je ne peux m’empêcher de penser que si on avait mis ces deux embryons dans le ventre d’une autre, ils seraient devenus de magnifiques bébés. Bien sûr, on ne peut pas le savoir. Mais me dire que c’est à cause de moi (même si je n’en suis pas responsable) que ces bébés ne verront pas le jour est tout simplement insupportable.

Prochaines étapes :

– Attendre que « ça » passe

– Me reposer

– Rester dans ma bulle

– Ne plus lire vos blogs pendant quelques temps. Je n’arrive plus à encaisser les mauvaises nouvelles, ni à me réjouir pour les bonnes. Et pourtant je vous souhaite à toutes le meilleur, vous le savez.

– Aller à mon rendez-vous dans quelques jours avec un ponte de l’utérus qui me dira soit qu’il n’y a rien à faire pour améliorer la situation (ce qui me déprimera), soit qu’on peut opérer (ce qui me terrifiera)

– Prendre un rendez-vous chez une nutritionniste. Mon chéri a lu je ne sais où qu’une carence en fer affinerait l’endomètre. Alors dans le doute… Fait ! J’y vais lundi.

– Convaincre mon prince de se coucher moins tard. D’après cet article, le sommeil a une influence sur la fertilité masculine.

En attendant…

Qu’on me cache les bébés

Qu’on me cache les enfants

Qu’on me cache les ventres ronds

Qu’on me cache les poussettes

Les doudous et les peluches

Qu’on me cache les mamans épanouies

Et aussi les mères indignes

Les papas et les familles

Qu’on me cache ces publicités pour des couches, des biberons, du lait, des biscottes, des voitures, du chocolat

Qui me vendent un bonheur auquel je n’ai pas droit

Qu’on m’épargne ces séries où il y a toujours une femme enceinte. Pourquoi ?

Qu’on m’épargne ces émissions qui tournent autour du bonheur d’être mère

Mon bébé, ma lumière, ma raison de vivre

Qu’on m’épargne ces émissions qui tournent autour de la difficulté d’être mère

J’ai cinq enfants, je n’en peux plus, je suis débordée

Qu’on fasse taire ces petites filles qui veulent savoir si j’ai un bébé dans le ventre parce que quand on a un amoureux

C’est si évident

Si simple

Si naturel

Qu’on me cache mes neveux

Leurs rires et leurs pleurs

Leurs petits pieds qui courent

Qu’on m’épargne leurs câlins

Si doux et si cruels

Qu’on me cache cette chambre bleue

Si vide

Qu’on me cache mon corps fatigué

Mon ventre rond

Et vide

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Le blues du petit vélo

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Au secours ! A l’aide ! Rien ne va plus, je panique !

Il y a quelques semaines, c’était un samedi, je me suis levée avec une idée en tête : m’acheter un vélo. Cela faisait au moins un mois que j’y pensais. Une envie de faire un peu de sport pour faire la guerre à mes 15 kilos de PMA (je ne sais pas si la PMA est la seule responsable, mais ça ne m’a pas aidée, c’est sûr !), une envie de profiter du soleil et du fait que j’habite maintenant à la campagne. Quelques jours plus tôt, mon chéri m’avait dit : « On pourra acheter ton vélo ce week-end, si tu veux. »

Donc le samedi, dès mon réveil, je mettais le mot « vélo » dans toutes mes phrases. Mais très vite mon mari a calmé mon bel enthousiasme d’un : « Oui, bon ça va, j’ai compris ! » Ça m’a vexée. J’ai quitté la pièce et je suis allée… faire du repassage, preuve que j’étais vraiment contrariée car je vous prie de croire que le repassage ne fait pas partie du Top ten de mes activités préférées !

Et là, devant ma table à repasser, je me suis sentie plombée, puis emplie d’une tristesse tellement profonde que j’ai bien compris qu’elle allait au-delà de cette histoire de bicyclette. J’ai tout de suite pensé à mon désir d’enfants comme étant la cause de ma tristesse, même si je ne voyais pas le lien avec ce qui venait de se passer.

Puis, nous sommes allés manger à une pizzéria à côté de chez nous. Nous y allons tous les samedi midi. La clientèle y est très familiale. Alors bien sûr j’ai le cœur serré quand je vois toutes ces petites familles, comme chaque fois que je croise une poussette ou une femme enceinte dans la rue. Mais d’habitude je me contrôle.

Sauf que cette fois-ci, quand nous sommes arrivés, moi toujours un peu morose, devant le restaurant, j’ai vu ce petit enfant trotter devant le buffet et mes larmes se sont mises à couler sans que je les aie vues venir. Puis un serveur nous a placés à une table. Juste derrière ma chaise, il y avait une poussette. Mes larmes ont coulé. En face de moi, il y avait un bébé qui s’est mis à crier. Son cri m’a transpercée, comme s’il avait pénétré toutes les cellules de mon corps. Mes larmes ont coulé. Et un peu plus tard, un couple avec une femme enceinte s’est installé à la table d’à côté. Mes larmes ont encore coulé.

Je ne sais pas ce qui m’arrive. Je ne supporte plus la moindre contrariété. L’autre jour, mon mari a effacé par mégarde le téléfilm que j’avais enregistré car je n’avais pas pu voir la fin. J’en ai fait un drame.

Demain je reprends le travail. C’est la pré-rentrée. Je n’ai aucune raison de stresser. Je suis au même endroit que l’année dernière et ça s’était très bien passé. Et pourtant, j’ai des bouffées d’angoisse. Je panique. J’ai l’impression d’être submergée. Je suis sous la vague, je ne peux plus respirer.

Si je suis dans cet état-là maintenant, avant le transfert, qu’est-ce que ce sera si vers le 15 octobre ma prise de sang est négative ? Et c’est très possible…

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Jessica et moi, c’est fini !

Certaines d’entre vous le redoutaient. Moi, je n’osais y croire. On ne peut quand même pas créer une série policière sur fond de pma et mettre l’héroïne en cloque en deux temps trois mouvements ! ! !

Eh bien si. Épisode 8 : Jessica fait virer trois tests de grossesse.

J’aurais aimé pouvoir lui souhaiter une fausse couche, car après tout c’est un personnage de fiction, j’ai le droit. Et ça aurait permis de me défouler. Vous savez quoi, je n’y arrive même pas. C’est fou, non ?

Bon, l’histoire n’est pas claire, mais il y a un risque pour qu’elle soit enceinte de son amant d’un soir. Ben oui, c’est bien connu, pour avoir un bébé, il suffit d’une fois.

Du coup les filles, je vous propose une petite expérience scientifique (l’alibi de la science, c’est imparable). On prend toutes un amant et on se retrouve dans deux semaines avec notre test de grossesse. L’amant remboursé par la sécu, c’est tentant, non ? Je trouve que ça vaut la peine de vérifier.

Sinon, l’autre jour, alors que je cherchais désespérément un truc à regarder à la télé, je suis tombée sur Tori Spelling (oui, ça fait mal), une émission de télé-réalité, si j’ai bien compris. Et pile au moment où je zappais sur cette émission, elle racontait qu’elle était enceinte mais qu’elle n’en avait pas encore parlé à sa petite fille et elle a dit un truc du genre : « Je ne sais pas si c’est une superstition, mais on dit qu’il ne faut pas en parler avant trois mois ». Une superstition ? ? ? Mais bien sûr…

Alors autre expérience scientifique, on se transforme toutes en blondes et on observe si ça nous préserve des fausses couches. Oui, c’est vrai, je suis déjà blonde, mais pas platine, il faut croire que ça change tout.

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Rome, l’unique objet de mon ressentiment

Santa Maria Sopra Minerva - Filippino Lippi

Santa Maria Sopra Minerva – Filippino Lippi

Quel meilleur moyen qu’un joli petit voyage romantique pour déconnecter de la PMA et de mon obsession de bébé ?

Sauf que j’avais le wifi à l’hôtel et que matin et soir j’ai regardé vos blogs et le forum MAIA.

Sauf que j’ai reçu le sms (groupé tant qu’à faire le sms) d’une copine qui m’annonçait qu’elle venait d’accoucher de sa deuxième fille. Je ne savais même pas qu’elle était enceinte !

Sauf que les musées regorgent de Vierges à l’enfant avec leur sourire mystique qui te dit : « Mon bonheur est indicible, tu comprendras quand tu seras mère. »

A ce propos une théorie a jailli dans mon cerveau malade en regardant une Annonciation. Et si Marie était infertile ? Et si l’ange était l’ancêtre de ClearBlue (note que la couleur de l’ange valide ma théorie) qui lui annonçait enfin la bonne nouvelle tant attendue ? Note aussi que l’ange est plus fort que ClearBlue car non seulement il a des ailes, mais en plus il t’annonce un futur bébé et non un début de grossesse.

En tout cas moi, si un jour je suis maman, j’exige qu’un ange vienne me l’annoncer. C’est bien le moins que l’on puisse faire !

Je vous rassure, j’ai passé d’excellentes vacances à Rome, mais j’ai été frappée de constater une fois de plus à quel point toute ma vie est colorée par ce désir d’enfant, quoi que je fasse…

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Jessica et moi

Jessica et moi, nous voulons être maman.

Jessica et moi, nous n’y arrivons pas.

Jessica et moi, nous avons fait appel à la médecine.

Jessica et moi, nous adorons les échographies endovaginales.

Jessica et moi, nous essayons de trouver excitants les rapports programmés.

Jessica et moi, nous pensons être enceintes quand nous avons des fringales.

Jessica et moi, nous pleurons quelquefois aux toilettes.

Jessica et moi, nous essayons de faire bonne figure devant nos collègues.

Jessica et moi, nous assurons côté travail. Bon d’accord je m’occupe d’enfants, pas de criminels… Mais ça demande aussi de l’énergie, non ?

Jessica et moi, nous ne voulons pas parler de la PMA au boulot, mais nous n’y arrivons pas.

Jessica et moi, nous nous piquons sur notre lieu de travail.

Jessica et moi, nous adorons les chaussures, parce que nous voulons être féminines.

 

Jessica est ma nouvelle meilleure amie car elle arriverait (presque) à nous faire croire que la PMA rend sexy.

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Brèves de PMA

http://gallymathias.free.fr/dotclear/index.php?post/2006/06/13/7627-breves-de-comptoir

Je travaille dans un internat.

Hier soir, au moment du bisou du coucher.

Gwendoline (CE2) : Lily, on dirait que tu es une maman.

Moi : Rire jaune.

Ce matin au petit déjeuner.

Pimprenelle (CE1) : Lily, t’as une petite fille ?

Moi : Non. (cœur brisé)

Pimprenelle : J’aimerais bien que tu aies une petite fille.

Moi : Rire jaune.

A suivi une délicieuse conversation sur les accouchements par césarienne ( la maman de Pimprenelle accouche en avril ). Mmm…

Titeuf (CP) qui n’a pas perdu une miette de la conversation : Lily, t’as un bébé dans ton ventre ?

Moi : Non. (cœur brisé)

Un peu plus tard, je vais voir ma directrice pour solliciter un rendez-vous. Le rendez-vous est rapidement fixé et alors que je m’apprête à partir, elle s’enquiert de ma situation personnelle.

Moi : Hein ? Que ? Quoi ? Comment ? Comprends pas…

La directrice : Oui, les fiv !

Moi : ? ? ?

En fait, elle n’était pas supposée être au courant. Dans l’établissement, j’en ai parlé seulement aux infirmières et à deux collègues pour des raisons d’emploi du temps. J’avais choisi de garder mes problèmes personnels pour moi, en particulier car j’avais une collègue enceinte et que c’était très difficile à gérer pour moi. Je ne voulais donc pas avoir tous les yeux braqués sur moi et gêner en plus ma collègue. D’ailleurs au passage, ma collègue est en congé maternité depuis trois semaines (à mon grand soulagement) et j’ai appris il y a une semaine qu’une autre collègue a pris le relai. Chouette !

Du coup, je parle un peu de mon parcours et de ma vision un peu pessimiste de la situation. Conclusion de la directrice : Bon, c’est pas grave.

Moi : Heu… ben si quand même, un peu…

C’est sûr, quand tu as des enfants, c’est pas grave que les autres n’en aient pas…

Bref.

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