Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Grossesse à risque

Grâce à un désistement, nous avons heureusement réussi à avoir un rendez-vous rapidement avec le Pr Diabolo, spécialiste des grossesses à risque.

Nous sommes le 21 janvier 2017, je suis à 12 SA + 6.

Le Pr Diabolo ne ressemble pas du tout à ce qu’on imagine d’un grand professeur. Il est rigolard et utilise un registre de langage très familier. C’est déroutant.

Le Pr Diabolo estime que je n’ai pas besoin d’être cerclée dans l’immédiat (ouf !), mais que Droopy devra surveiller mon col tous les 15 jours. Ça veut dire que je vais peut-être avoir une petite échographie tous les 15 jours. Pour la flippée que je suis, c’est presque une bonne nouvelle, ça !

Le soulagement fut de très courte durée puisque le Pr Diabolo nous dit qu’il ne croit pas que je mènerai ma grossesse à terme, qu’il serait content si j’arrivais à 32 SA. Je suis sous le choc. Même si un accouchement prématuré est toujours une possibilité, c’est autre chose de se dire que c’est une quasi-certitude. Je lui demande si, comme on me l’a dit, j’ai un risque accru de pré-éclampsie parce que j’ai bénéficié d’un double don. Il répond : « On s’en fout. Si on doit vous déclencher à 32 SA, c’est super ha ! ha ! ha ! vous voyez ce que je veux dire ? » Et comme si je n’étais déjà pas suffisamment décomposée, il m’explique ensuite que les utérus en Y (même opérés) sont susceptibles d’avoir un problème d’élasticité. Au bout d’un moment, l’utérus s’arrête de grossir et suivant le moment où ça arrive, c’est la fausse couche tardive ou l’accouchement prématuré, tout ça dit avec un large sourire. Je me dis que c’est bizarre car personne pendant toutes ces années de pma ne m’a parlé de ce problème d’élasticité. Par ailleurs, si j’ai fait cette hystéroplastie d’agrandissement, c’était justement pour éviter une fausse couche tardive.

Je suis ressortie assommée avec un gros nuage noir au-dessus de la tête. A partir de ce jour-là, j’ai arrêté de me projeter. Finies les bouffées d’émotion en m’imaginant bientôt maman…

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Première échographie officielle, le Graal… ou pas

Nous sommes le 17 janvier 2017, je suis à 12 SA + 2 et c’est le jour de la première échographie officielle.

J’ai passé cette attente en alternant les périodes d’angoisse (et si tout était fini sans que je m’en sois rendu compte ? Je regardais 20 fois par jour le fond de ma culotte pour voir s’il n’y avait pas une trace de sang…) et les moments d’émotion avec les larmes aux yeux en pensant que j’étais peut-être en train de devenir maman.

Je pensais naïvement que si cette échographie se passait bien, j’allais pouvoir respirer et être allégée de la plus grosse partie de mes angoisses. Pendant toutes ces années, l’écho T1 représentait le Graal, un objectif qui me paraissait inaccessible, mais qui, si je l’atteignais, m’autoriserait à me réjouir et à annoncer la bonne nouvelle à tout mon entourage.

Sauf que voilà…

Quand je me suis allongée sur la table d’échographie, mon cœur battait tellement fort que j’avais l’impression que tout le monde pouvait l’entendre. Et puis j’ai entendu le petit cœur et un énorme poids s’est envolé de mes épaules. Il était toujours là ! Le reste de l’échographie s’est bien passé, toutes les mesures étaient dans les normes. C’est alors que Droopy, mon nouveau gynécologue supposé me suivre pendant ma grossesse, a pris la parole, d’un air très grave : « On vous l’a dit que c’était une grossesse à risque, n’est-ce pas ?«  Gros blanc. « Ben heu… non, pas vraiment… » J’avais justement demandé à Cérès si j’avais des risques particuliers à cause de mon utérus après le premier trimestre. Elle m’avait répondu que mon utérus opéré n’était pas plus problématique que celui d’une femme ayant eu une césarienne. Donc, je ne m’attendais pas du tout à cette question qui a bien plombé l’ambiance.

Il me demande d’aller voir un spécialiste des grossesses à risque (gloups) pour savoir si je dois avoir un cerclage. Comme je connais les risques de fausse couche associés à la pose d’un cerclage, je commence à verdir. Je lui demande pourquoi il pense que j’ai besoin d’être cerclée. Il me répond que c’est à cause de mes 4 fausses couches (pourtant précoces) et de mon utérus en Y (pourtant opéré). Je dois aussi consulter une endocrinologue car ma glycémie à jeun est un peu haute (1,03), mais ça, ça m’est bien égal.

Alors voilà, l’échographie s’est médicalement bien passée, j’ai ma déclaration de grossesse en poche et pourtant, l’angoisse est toujours là, peut-être même un peu plus forte.

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Factuel

CielCet échec a été brutal. Plus que les autres, peut-être, même s’il est difficile de comparer. J’ai senti que quelque chose s’était brisé en moi, senti que je ne serai plus la même. J’ai dû faire plusieurs cures de cytotec. Long et douloureux.

J’imagine que j’espérais secrètement que le double don soit LA solution, comme j’avais espéré que la PMA soit LA solution en 2011, puis que la FIV soit LA solution en 2012 et que le don d’ovocytes soit LA solution en 2013…

Bien sûr, ce n’était qu’un premier essai, mais l’espoir s’amenuise effroyablement.

Que faire de plus…

Parce que je ne veux rien regretter, que je veux tout explorer, j’ai voulu tenter la biopsie MatriceLab. Quand j’en avais parlé la première fois à Cérès, elle ne semblait pas convaicue. Mais finalement, elle semble avoir évolué sur le sujet.

J’ai dû faire d’abord une hystéroscopie, si douloureuse chez moi, pour ne pas faire le prélèvement à l’aveuglette. Tout semblait s’être bien déroulé, si on fait abstraction de la douleur, jusqu’au moment où j’ai reçu un mail me disant que le prélèvement était inexploitable car l’ARN était dégradé. Apparemment, cela arrive de temps en temps. Il faut croire que la chance ne veut pas me sourire…

Alors je recommence sur ce cycle. J’ai débuté les patchs. Mal au ventre, mal au dos, envie de pleurer. Les hormones, peut-être. Marre de ce ventre qui va regonfler alors qu’il n’avait pas dégonflé tout à fait depuis la fausse couche.

Ensuite il faudra attendre 2 mois pour avoir les résultats et envisager un nouveau transfert. Avec la fermeture du cabinet de Cérès en août, ça nous ramène en septembre-octobre, un an après le dernier transfert. C’est horriblement long !

Évidemment, une fois de plus, j’espère secrètement que ce sera LA solution. Pourvu qu’ils trouvent quelque chose…

EDIT Les résultats sont tombés : RAS, tout va bien. Tout ça pour ça… Pas de traitement miracle en vue. Rien de rien. J’en suis toujours au même point.

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J30 post transfert

Dans la salle d’attente, je me disais qu’il devait y avoir un embryon, parce que non, ce n’était pas possible que la vie s’acharne à ce point.

Et pourtant.

Pas d’embryon.
Même plus de vésicule.
Juste une poche vide.

Il n’y aura pas d’échographie du premier trimestre fin décembre.
Il n’y aura pas de petit bébé en juin.

Mon tout petit riquiqui, mon espoir de bébé est parti, sans un bruit.

Et moi, sa maman, je suis dévastée par le chagrin.

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J12 post transfert

317
Pas de doublement en 48 h. Loin de là.
Explication n°1 : fausse couche en cours
Explication n°2 : grossesse extra-utérine
Plusieurs mois de préparation psychologique et médicale
12 jours d’espoir
2 jours avec une envie d’y croire
Le rêve est fini.

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J9 post transfert

Ce matin, j’ai fait un test urinaire : « enceinte 1-2 »
Je sais que ça va sembler dingue, voire inconvenant à certaines, mais ça ne me fait même pas plaisir, tellement ces pertes brunes me font craindre une fausse couche.
Elle est passée où cette femme qui avait les larmes aux yeux de bonheur en contemplant son premier test de grossesse positif en 2011 ?
C’est donc la 5ème fois que je suis « enceinte » : 2 fc sur grossesse naturelle, en FIV DO 1 geu et 1 fc et en FIV DD…

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J8 post transfert

J5 post transfert (vendredi) : petite perte rosée
J6 post transfert (samedi) : traces brunâtres jusqu’à dimanche matin
J7 post transfert (lundi) : rien, soulagement
J8 post transfert (mardi) : pertes brunes plus abondantes l’après-midi et aussi cette nuit, le coeur au bord du gouffre

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Un bébé en 2016, mon plan de bataille

Sonny angelJ’avoue que le titre est un peu trompeur. Je suis loin d’être aussi combative et optimiste, mais j’aimerais l’être.

Tactique n°1 : Le double don

A vrai dire, c’est le point sur lequel je compte le plus. J’espère vraiment améliorer ma récolte d’embryons. Je vous en parlais ici. J’aimerais avoir plus d’embryons vitrifiés, cela me redonnerait confiance sur la qualité des embryons transférés. Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que plus il y a d’embryons vitrifiés, plus on peut espérer que les embryons sont de bonne qualité.

J’espère que ça va tout changer, même si paradoxalement, cela veut dire que j’espère que mon chéri a des spermatozoïdes tout bossus tout moches…

J’espère, mais je ne peux m’empêcher de me rappeler l’espoir que j’avais quand j’ai fait ma première FIV, puis ma première FIV DO, alors j’ai très peur de tomber encore une fois de haut.

Tactique n°2 : La médecine chinoise

A ma grande surprise, Cérès m’a demandé d’aller voir un acupuncteur pour mon endomètre.

Ce que j’ai fait.

J’ai eu plusieurs séances avec une jeune femme qui n’a rien de chinois, mais qui m’appelle « très chère madame », ce qui me fait bien rire. C’est une acupunctrice spécialisée dans l’infertilité.

J’ai eu droit à mes petites aiguilles. Elle m’a aussi conseillé de manger moins de laitages. Apparemment, c’est le dada de tous les acupuncteurs, mais en l’occurrence, elle n’a pas tort. Je suis végétarienne depuis 10 ans environ et j’ai tellement peur de manquer de protéines, que je mange beaucoup de laitages pour me rassurer. Le problème, c’est que dans les laitages, il y a aussi beaucoup de lipides. J’avais acheté peu de temps avant un petit livre sur l’alimentation végétarienne et j’avais pu constater que je mangeais beaucoup trop de protéines.

Elle m’a aussi demandé de boire une tisane chinoise pour « épaissir le sang ». Je dois boire une tasse matin et soir, 30 minutes avant le repas, les quinze premiers jours du cycle. Il s’agit du mélange dang gui shao yao san.
Je vais aussi faire une séance post transfert à Brno pour faciliter la nidation. Pile poil ce qu’il me faut !

Tactique n°3 : Rééquilibrage alimentaire

Suite aux remarques de mon accupunctrice, je me suis penchée sur mon alimentation. J’ai acheté un super livre de cuisine. Je me suis mise à préparer des petits plats avec des produits frais. Et tadam ! j’ai perdu 6 kg sans me priver, juste en changeant mes habitudes. Bon d’accord, je n’ai pas perdu tous mes kg de PMA (16 kg), mais je trouve que c’est déjà un bon début.

J’ai demandé à Cérès ce que je pouvais faire, ne pas faire pour favoriser la nidation, ou au moins ne pas la mettre en péril. La réponse a été : « Pas de drogue, pas de café, pas de cola, pas de tabac, pas d’alcool, pas de charges lourdes ». Je ne bois pas de café, mais du déca. Je lui ai demandé si ça allait. Je pensais qu’elle me rirait au nez. Mais pas du tout. Elle m’a dit qu’un déca par jour, ça allait. Et elle a fini par me dire que je pouvais aussi bien arrêter.

Je me suis donc penchée sur le rôle de la caféine dans les fausses couches. Avant, j’avais lu que les femmes enceintes pouvaient boire une à deux tasses de café sans problème. Donc je pensais être tranquille avec mon déca. Mais voilà que je tombe sur cet article. L’étude est ici. Du coup, ni une ni deux, j’ai arrêté le déca  (remplacé par du Roobois) et même le chocolat (très dur !).

Tactique n°4 : Tri dans mes cosmétiques

Là, j’ai conscience d’aller un peu loin. Je ne suis d’ailleurs pas allée tout au bout de mon idée, car c’est un peu difficile à mettre en œuvre.

J’ai essayé de choisir des produits simples pour éviter autant que possible les perturbateurs endocriniens et autres substances controversées.

Plus de gel douche, mais un pain d’Alep bio et équitable.

L’eau micellaire de Caudalie pour le visage.

Toleriane ultra fluide en crème de jour et de nuit. C’est ma pharmacienne qui me l’a conseillé. Pas certaine qu’il n’y ait pas de cochonneries dedans, mais la liste des ingrédients est assez courte, alors ça m’inspire confiance.

Dentifrice Elmex sans menthol. Un petit goût de banane bien étrange.

Tactique n°5 : Des médocs en pagailles

Par rapport aux transferts précédents, j’ai un certain nombre de médicaments en plus.

  • Aspégic 100 mg (1-0-0)
  • Tocopherol 500 mg (1-0-1)
  • Pentoxifylline 400 mg (1-0-1)
  • Gynefam XL (1-0-0) depuis le 1er septembre
  • Vivelledot 100 µg (0-0-2) tous les 2 jours depuis le 12 septembre, puis (0-0-3) tous les 2 jours à partir du 22 septembre
  • Cortancyl 5 mg (2-0-0) depuis le 29 septembre
  • Progestan 200 mg (2-0-2) depuis le 30 septembre
  • Lovenox 4000 UI (0-0-1) depuis le 30 septembre
  • Progestérone retard 500 mg / 2 ml (0-0-1) tous les trois jours à partir du 9 octobre

J’ai commencé cet article il y a une éternité.

Depuis, j’ai eu mon transfert le 5 octobre de deux HB/1. Endomètre de 6,1 mm le 28 septembre.

J’ai appris que j’avais deux HB vitrifiés.

La grosse différence avec les FIV DO, c’est qu’on a eu beaucoup moins de pertes entre J3 et J5.

J’ai eu des douleurs de type « règles » vendredi. C’est la raison pour laquelle, Cérès m’a prescrit en plus du progestan de la progestérone retard. Je n’ai pas bien compris si c’était justifié médicalement ou si c’était pour me déstresser.

Hier soir (J5 post transfert), j’ai eu des traces rosées sur le papier toilette. Cette nuit et ce matin des traces brunâtres. Moins de douleurs, mais un peu quand même et tout tout petit moral.

Bien sûr, je connais toutes ces histoires de grossesses malgré des saignements. Seulement moi, chaque fois que j’ai saigné, ça s’est mal terminé. Si je pouvais faire partie des chanceuses cette fois-ci…

Je termine ce billet en remerciant mon amie Ange qui est toujours là pour me soutenir. Elle m’a offert cet ange tout mignon qui, je l’espère, me portera bonheur. Notez au passage ma pathétique bibliothèque.

Merci aussi à Lutine qui par ses petits mots me montre qu’elle pense toujours à moi.

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FIV DO 2 La fin du fragile bonheur

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Après le transfert, il y a eu des douleurs de règles mardi et vendredi et les inquiétudes qui vont avec.

Il y a eu le test urinaire bandelette acheté sur internet. Fait le dimanche, donc un peu tôt, comme ça si c’est négatif, on peut encore espérer.

Il y a eu la bande rose pâle, si pâle que je dois plisser les yeux et regarder le test en lumière rasante pour peut-être la voir.

Il y a eu le test que j’ai osé acheter en pharmacie le lundi. L’affichage « Enceinte 1-2 ». Les mains qui tremblent. L’espoir qui pointe le bout de son nez.

Il y a eu la première prise de sang le mercredi et le premier taux : 124. L’espoir, mais aussi la crainte. Le taux n’est-il pas trop bas ? N’est-ce pas le signe d’un début de fausse couche ?

Il y a eu la peur du sang chaque fois que je vais aux toilettes.

Il y a eu un deuxième taux le vendredi : 314. Un plus que doublement qui fait espérer. Mais toujours l’angoisse à chaque petite douleur, à chaque symptôme qui s’atténue pour revenir.

Il y a eu un troisième taux le lundi : 1462. Plus que je n’espérais. L’espoir qui grandit. Mais pas longtemps. Un passage aux toilettes. Une tâche jaunâtre dans mon fond de culotte. Le cœur qui s’arrête. Essayer de se persuader que ce n’est peut-être pas du sang. Un nouveau passage aux toilettes. Une tâche brunâtre. Savoir que c’est bien du sang. Se rappeler les trois dernières fois où j’ai saigné. Espérer que la fin soit différente.

Il y a eu le mardi matin avec un appel dans un centre d’échographie spécialisé pour un rendez-vous en urgence. Il y a eu le mardi soir avec la voix slave, si douce, si rassurante. Et surtout le petit sac de 3 mm x 4 mm, tout de suite vu, avant même que la voix slave ne le signale. Une douce chaleur dans tout le corps. Un soulagement. Une vésicule vitelline rassurante, même s’il est trop tôt pour voir l’embryon. Un deuxième rendez-vous de pris. La voix slave qui dit que tant que le sang n’est pas rouge, il n’y a rien d’inquiétant. Juste l’embryon qui creuse son trou. L’espoir qui grandit plus fort. Ses yeux qui brillent, son optimisme, son envie d’un deuxième enfant, mon cœur qui déborde d’amour.

Il y a eu un quatrième taux le mercredi : 2730. L’angoisse de voir que l’augmentation ralentit. Le soulagement de découvrir sur internet qu’entre 1200 et 6000 le taux met plus de temps à doubler. Se dire que tout est sans doute normal.

Et puis il y a eu ce jeudi soir et ces fortes douleurs de règles. Les enfants confiés en catastrophe à une collègue. Un passage aux toilettes.

Du sang.

Rouge.

Un appel à mon mari. Un départ précipité chez moi. Attendre qu’il rentre pour partir aux urgences. Et toujours du sang. Toujours rouge. Un dernier passage aux toilettes avant de partir.

Blop.

Mon cœur qui se brise.

Le bruit de ce blop.

La sensation de ce blop.

La vision de ce blop.

La certitude. Les sanglots.

Les urgences. Les questions qui font mal.

Est-ce la première FIV ? Non.

Avez-vous des enfants ? Non.

L’attente. La douleur.

Le médecin qui arrive enfin. Et de nouveau les mêmes questions.

Est-ce la première FIV ? Non.

Avez-vous des enfants ? Non.

Ma voix qui se brise.

Le sang qui gicle quand je me déshabille.

La douleur.

L’échographie qui redit le vide.

 

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Calme plat

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J’ai eu mon dernier contrôle chez Cérès. Il y a toujours le triple feuillet, la bonne vascularisation et… l’épaisseur de 5 mm !
Voilà voilà… Je ne m’attendais pas à ce que mon endomètre s’envole, mais j’espérais quand même une légère augmentation. Il est aussi « épais » que pour ma première fiv do. Cerise sur le gâteau, j’ai appris qu’en septembre, je n’avais pas le triple feuillet, contrairement à ce que je croyais. Bizarre…
J’ai la réponse à ma question de la semaine précédente. Mon endomètre fin est un facteur de risque pour une fausse couche précoce, mais moins que si j’avais en plus des synéchies. J’hésite à laisser éclater ma joie. C’est mieux que pire en tout cas.
J’ai aussi demandé : alors, 1 ou 2 ?
Si j’ai bien compris, la grossesse gémellaire est une mauvaise idée car on craint que mon utérus soit hypercontractile (mais on ne peut le savoir vraiment qu’au cours de la grossesse). Cérès n’est pourtant pas opposée à un transfert double car elle comprend qu’on ait envie de maximiser nos chances. Elle dit que c’est à nous de décider, à voir en fonction de la qualité des embryons aussi. Mon mari a demandé s’il y avait un risque pour moi, elle répondu que si je faisais une fausse couche à 5 mois de jumeaux, ce n’était pas rien. Evidemment l’évocation d’une fausse couche à 5 mois ne m’a pas fait rire. Alors Cérès a dit tranquillement « Je vous sens inquiète. Il ne faut en transférer qu’un si vous êtes inquiète. » Sont drôles ces médecins quand même…
Je vous parle de la discussion qui a suivi avec mon chéri plus tard. J’étais au bord de l’implosion.

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