Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Il y a un an…

Il y a un an, j’ai accueilli une poussière de magie, un petit trésor aussi têtu que sa maman.

Un endomètre pourri ? Je m’accroche ! 

Les autres n’ont pas tenu plus de cinq semaines ? Je veux que mon cœur batte ! 

Le Pr Diabolo parle d’un risque que je décroche avant 32 SA ? Tu vas voir ! 

Il dit que dans le meilleur des cas je n’irai pas jusqu’au terme ? C’est très mal me connaître ! 

Il y a un an, j’étais très loin d’imaginer que je vous écrirai ce message un an plus tard avec mon bébé dans les bras.

Parfois, l’espoir devient si petit qu’on croit qu’il n’est plus là. Et pourtant…

Je pense très fort à celles et ceux dont l’espoir est tout petit. 

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Un bébé en 2016, mon plan de bataille

Sonny angelJ’avoue que le titre est un peu trompeur. Je suis loin d’être aussi combative et optimiste, mais j’aimerais l’être.

Tactique n°1 : Le double don

A vrai dire, c’est le point sur lequel je compte le plus. J’espère vraiment améliorer ma récolte d’embryons. Je vous en parlais ici. J’aimerais avoir plus d’embryons vitrifiés, cela me redonnerait confiance sur la qualité des embryons transférés. Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que plus il y a d’embryons vitrifiés, plus on peut espérer que les embryons sont de bonne qualité.

J’espère que ça va tout changer, même si paradoxalement, cela veut dire que j’espère que mon chéri a des spermatozoïdes tout bossus tout moches…

J’espère, mais je ne peux m’empêcher de me rappeler l’espoir que j’avais quand j’ai fait ma première FIV, puis ma première FIV DO, alors j’ai très peur de tomber encore une fois de haut.

Tactique n°2 : La médecine chinoise

A ma grande surprise, Cérès m’a demandé d’aller voir un acupuncteur pour mon endomètre.

Ce que j’ai fait.

J’ai eu plusieurs séances avec une jeune femme qui n’a rien de chinois, mais qui m’appelle « très chère madame », ce qui me fait bien rire. C’est une acupunctrice spécialisée dans l’infertilité.

J’ai eu droit à mes petites aiguilles. Elle m’a aussi conseillé de manger moins de laitages. Apparemment, c’est le dada de tous les acupuncteurs, mais en l’occurrence, elle n’a pas tort. Je suis végétarienne depuis 10 ans environ et j’ai tellement peur de manquer de protéines, que je mange beaucoup de laitages pour me rassurer. Le problème, c’est que dans les laitages, il y a aussi beaucoup de lipides. J’avais acheté peu de temps avant un petit livre sur l’alimentation végétarienne et j’avais pu constater que je mangeais beaucoup trop de protéines.

Elle m’a aussi demandé de boire une tisane chinoise pour « épaissir le sang ». Je dois boire une tasse matin et soir, 30 minutes avant le repas, les quinze premiers jours du cycle. Il s’agit du mélange dang gui shao yao san.
Je vais aussi faire une séance post transfert à Brno pour faciliter la nidation. Pile poil ce qu’il me faut !

Tactique n°3 : Rééquilibrage alimentaire

Suite aux remarques de mon accupunctrice, je me suis penchée sur mon alimentation. J’ai acheté un super livre de cuisine. Je me suis mise à préparer des petits plats avec des produits frais. Et tadam ! j’ai perdu 6 kg sans me priver, juste en changeant mes habitudes. Bon d’accord, je n’ai pas perdu tous mes kg de PMA (16 kg), mais je trouve que c’est déjà un bon début.

J’ai demandé à Cérès ce que je pouvais faire, ne pas faire pour favoriser la nidation, ou au moins ne pas la mettre en péril. La réponse a été : « Pas de drogue, pas de café, pas de cola, pas de tabac, pas d’alcool, pas de charges lourdes ». Je ne bois pas de café, mais du déca. Je lui ai demandé si ça allait. Je pensais qu’elle me rirait au nez. Mais pas du tout. Elle m’a dit qu’un déca par jour, ça allait. Et elle a fini par me dire que je pouvais aussi bien arrêter.

Je me suis donc penchée sur le rôle de la caféine dans les fausses couches. Avant, j’avais lu que les femmes enceintes pouvaient boire une à deux tasses de café sans problème. Donc je pensais être tranquille avec mon déca. Mais voilà que je tombe sur cet article. L’étude est ici. Du coup, ni une ni deux, j’ai arrêté le déca  (remplacé par du Roobois) et même le chocolat (très dur !).

Tactique n°4 : Tri dans mes cosmétiques

Là, j’ai conscience d’aller un peu loin. Je ne suis d’ailleurs pas allée tout au bout de mon idée, car c’est un peu difficile à mettre en œuvre.

J’ai essayé de choisir des produits simples pour éviter autant que possible les perturbateurs endocriniens et autres substances controversées.

Plus de gel douche, mais un pain d’Alep bio et équitable.

L’eau micellaire de Caudalie pour le visage.

Toleriane ultra fluide en crème de jour et de nuit. C’est ma pharmacienne qui me l’a conseillé. Pas certaine qu’il n’y ait pas de cochonneries dedans, mais la liste des ingrédients est assez courte, alors ça m’inspire confiance.

Dentifrice Elmex sans menthol. Un petit goût de banane bien étrange.

Tactique n°5 : Des médocs en pagailles

Par rapport aux transferts précédents, j’ai un certain nombre de médicaments en plus.

  • Aspégic 100 mg (1-0-0)
  • Tocopherol 500 mg (1-0-1)
  • Pentoxifylline 400 mg (1-0-1)
  • Gynefam XL (1-0-0) depuis le 1er septembre
  • Vivelledot 100 µg (0-0-2) tous les 2 jours depuis le 12 septembre, puis (0-0-3) tous les 2 jours à partir du 22 septembre
  • Cortancyl 5 mg (2-0-0) depuis le 29 septembre
  • Progestan 200 mg (2-0-2) depuis le 30 septembre
  • Lovenox 4000 UI (0-0-1) depuis le 30 septembre
  • Progestérone retard 500 mg / 2 ml (0-0-1) tous les trois jours à partir du 9 octobre

J’ai commencé cet article il y a une éternité.

Depuis, j’ai eu mon transfert le 5 octobre de deux HB/1. Endomètre de 6,1 mm le 28 septembre.

J’ai appris que j’avais deux HB vitrifiés.

La grosse différence avec les FIV DO, c’est qu’on a eu beaucoup moins de pertes entre J3 et J5.

J’ai eu des douleurs de type « règles » vendredi. C’est la raison pour laquelle, Cérès m’a prescrit en plus du progestan de la progestérone retard. Je n’ai pas bien compris si c’était justifié médicalement ou si c’était pour me déstresser.

Hier soir (J5 post transfert), j’ai eu des traces rosées sur le papier toilette. Cette nuit et ce matin des traces brunâtres. Moins de douleurs, mais un peu quand même et tout tout petit moral.

Bien sûr, je connais toutes ces histoires de grossesses malgré des saignements. Seulement moi, chaque fois que j’ai saigné, ça s’est mal terminé. Si je pouvais faire partie des chanceuses cette fois-ci…

Je termine ce billet en remerciant mon amie Ange qui est toujours là pour me soutenir. Elle m’a offert cet ange tout mignon qui, je l’espère, me portera bonheur. Notez au passage ma pathétique bibliothèque.

Merci aussi à Lutine qui par ses petits mots me montre qu’elle pense toujours à moi.

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TEV

un-ange-blancLors de notre FIV DO 1, nous avions vitrifié un embryon XB.

A la dévitrification, il était toujours au stade XB. J’ai tiqué sur le moment car il me semblait que ce n’était pas très prometteur, cette absence d’évolution. Mais j’ai préféré faire l’autruche pour ne pas me stresser davantage pendant l’attente.

Le résultat de la prise de sang a été sans appel : pas enceinte, même pas une petite accroche.

Nous avons revu Cérès. Elle dit qu’effectivement, il est possible (mais pas certain) que l’embryon transféré avait arrêté son évolution.

Voici comment elle analyse notre dossier. Elle part de mes fausses couches de 2011 et 2013. Elle dit que soit elles sont dues à un facteur masculin inconnu, soit à un problème de vieillesse ovocytaire qui a été remplacé par un problème d’endomètre. Moi j’ajouterai que ça peut aussi être un mélange de tout ça. J’ai eu les larmes aux yeux lors de son récapitulatif, tellement j’ai peur que mon endomètre soit un obstacle insurmontable.

Elle nous suggère de passer au double don. Elle nous a proposé de faire un don mixte pour commencer, c’est-à-dire de féconder la moitié des ovocytes par le sperme du conjoint et l’autre moitié par celui du donneur. Mais nous préférons aller directement au double don. A quoi bon faire encore des expérimentations ? Je crois qu’elle fait cette proposition au cas où nous n’aurions pas été prêts à nous décrocher de nos gamètes.

Elle m’a aussi proposé de faire une biopsie de mon endomètre, la fameuse biopsie MATRICELAB, très à la mode en ce moment, pour vérifier que mon endomètre ne développe pas des cellules hostiles à l’implantation. Il n’y a pas si longtemps elle n’était pas favorable à cette biopsie. Il faut croire qu’elle a changé d’avis. J’avoue avoir très peur qu’on touche à mon endomètre. On a donc convenu de n’envisager cette biopsie qu’en cas d’échec de la première FIV DD.

Je dois aussi faire une nouvelle hystéroscopie. J’ai fait la grimace car les hystéroscopies sont chez moi très douloureuses. Cérès m’a expliqué qu’il y avait certainement une cause psychologique remontant à mes curetages de 2011. Elle pense que si j’accouchais, les hystéroscopies seraient ensuite beaucoup moins douloureuses. Si seulement j’avais un jour la possibilité de vérifier cette théorie… Elle m’a parlé de ces femmes violées qui ont ensuite des rapports douloureux jusqu’à ce qu’elles rencontrent un homme doux en qui elles ont confiance. La comparaison m’a choquée, car ça n’a rien de comparable justement. Et ça m’a choquée aussi car elle m’a renvoyé à la figure toute la violence de ce que j’endure et que j’essaye d’occulter pour pouvoir continuer à avancer.

Elle m’a donné l’adresse d’un acupuncteur pour favoriser la vascularisation de mon endomètre. Je ne l’ai pas encore contacté.

A la fin du rendez-vous, elle nous a dit de ne pas désespérer. C’est idiot, mais ça m’a fait de bien d’ entendre qu’elle pensait que c’était encore possible…

J’ai contacté la clinique pour demander une date en juillet avec deux donneurs « confirmés ». J’ai eu beau expliquer que je ne pouvais pas choisir la date de mes congés et jouer du violon, rien n’y a fait : sauf désistement (peu probable), ce sera en septembre à une date encore inconnue.

Je n’ai pas envie de raconter aujourd’hui mes états d’âmes. Je préfère rester factuelle, pour ne pas sombrer. Mon moral n’a jamais été aussi bas.

Merci à toutes celles qui me suivent encore malgré mon manque d’assiduité et mon absence de joie de vivre. Cela m’aide beaucoup.

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En direct de chez moi

La princesse désabusée et le prince ténébreuxJ’ai ramené de Prague un prince ténébreux pour ma petite princesse désabusée.

Cette petite princesse désabusée, c’est un peu moi.

Le soir du transfert et hier, j’avais une toute petite douleur dans le bas du ventre et je me disais : « Hou la la ! C’est peut-être bon signe ! »

Mais depuis ce matin, je ne sens plus rien. Alors évidemment, je me dis : « Hou la la ! C’est peut-être mauvais signe ! »

Si je lisais ça sur le blog d’une copine, je lui dirais que les signes ça ne veut rien dire, surtout à ce stade, sans compter toutes les hormones prises.

Mais voilà, quand il s’agit de moi, je suis beaucoup moins raisonnable.

C’est une étrange période. Je sais que j’ai mes deux lilyputiens dans le ventre, des petits bouts de vie. Mais pour autant je ne suis pas enceinte. Le Dr Marek a dit d’être positive. Mais c’est tellement difficile. Sur la base de quoi ? Je trouve que c’est un peu de l’ordre de la foi. On doit y croire, mais sans preuve matérielle. Il faut juste avoir confiance. Pas facile…

J’ai dans le cœur la vidéo de nos deux lilyputiens. Ils ressemblaient de très très loin à des bébés, je vous l’accorde. Mais ils sont tellement porteurs d’espoir que je les ai trouvés magnifiques. Tiens, des larmes coulent. C’est fou comme de si petites cellules peuvent être émouvantes !

Je revois dans la salle d’attente samedi cette petite fille blonde aux yeux bleus (made in Reprofit ?) qui attendait avec sa grand-mère que ses parents reviennent de la salle de transfert.

J’entends encore mon prince me demander le samedi soir : « Ça va ma chérie ? Comment tu te sens ? Différente depuis ce matin ? » Ou dans le parc l’après-midi : « On s’assoit sur le banc, tous les quatre ? Non, il ne faut pas que je parle comme ça… » Et encore au moment de l’enregistrement dans l’aéroport, quand la machine a demandé si nous voulions enregistrer d’autres passagers : « On a d’autres passagers à enregistrer ? », en me touchant le ventre… Bien sûr, c’est par jeu, mais  cela me montre que malgré tout ce qu’il pouvait dire avant le transfert sur le fait qu’il ne fallait pas fonder trop d’espoir sur cette tentative : « Il faut voir tout ça comme un processus long, blablabla », il espère…

J’ai été émue en décollant de Prague avec mes petits clandestins. Les dés sont maintenant jetés. Les médecins ont fait leur travail. A la nature de prendre le relais.

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La suite de l’aventure

Marionnette achetée à Prague l'été 2012

Marionnette achetée à Prague l’été 2012

Cela fait des semaines, des mois que j’essaye d’écrire un article sur ce que je ressens par rapport au don d’ovocytes. Je trouve ça très compliqué car c’est difficile à exprimer et que mon humeur est fluctuante sur le sujet.

En attendant je vais aborder le don de manière plus factuelle.

Comme beaucoup le savent déjà, nous sous sommes décidés pour un don d’ovocytes en République Tchèque. Le transfert est prévu fin septembre.

Je suis suivie par Cérès. Pour celles qui suivent, c’est la gynéco d’Irouwen, la gyné D de Mon petit trésor et la Croquette de loLo.

Je l’ai trouvée agréable et surtout très professionnelle.

J’ai fait un cycle d’essai de préparation de l’endomètre. Il a atteint 5,8 mm en triple feuillet. Je suis naturellement horriblement déçue (et inquiète). Mais Cérès a sorti de son tiroir son échographie fétiche, celle d’un endomètre sans triple feuillet de 4 mm qui a permis la naissance de jumeaux. Cérès ne pense pas que je puisse dépasser les 6 mm.

Je vous disais ici que mon utérus en T ou en Y me permettait d’avoir une grossesse. J’avais fait en février une hystéroscopie avec un grand ponte de l’utérus (j’imagine sa carte de visite !). Pour affiner son diagnostique et savoir si une opération était judicieuse, il avait demandé à un collègue une échographie complémentaire. Il en avait conclu qu’une opération était inutile car la cavité utérine était suffisamment grande pour permettre une grossesse.

Sauf que… suite à une petite bulle observée au cours d’une échographie lors de mon cycle d’essai, Cérès m’a demandé de faire une autre hystéroscopie. J’ai passé un grand moment avec la spécialiste recommandée par Cérès. Tout d’abord, je remarque qu’elle écrit en trempant une plume dans un encrier. C’est pas bizarre, ça ? ? ? J’aurais dû me méfier… Ensuite, elle m’a fait tout un cinéma quand je lui ai dit que j’avais eu très mal avec le grand ponte de février. Regardez-moi dans les yeux ! Vous n’aurez pas mal ! Vous entendez ? Et comme de bien entendu… elle m’a fait très mal… Puis après avoir regardé le compte-rendu du grand ponte, elle me dit qu’elle n’était pas aussi optimiste. Elle commence par me rassurer sur la petite bulle qui n’est rien d’après elle et sur la muqueuse utérine qui est bien rosée pour m’assommer d’un grand coup : il est hors de question d’avoir une grossesse gémellaire ; il est hors de question de travailler pendant ma grossesse ; il est hors de question de penser pouvoir mener une grossesse à terme. Évidemment, j’ai pleuré. Jusqu’ici, je n’avais peur que des fausses couches précoces, voilà maintenant qu’on me présente le spectre de la fausse couche tardive…

Finalement Cérès n’était pas aussi alarmiste. En septembre, je ferai un transfert de deux blastocystes. En octobre, après la PDS (pour ne pas me perturber si le diagnostic est mauvais), si elle est négative, Cérès veut que je  vois deux grands pontes de l’utérus pour savoir si je dois me faire opérer. Finalement, comme l’un des grands pontes est celui que j’ai vu en février, je n’en verrai qu’un. Elle pense que mon endomètre fin est une conséquence de mes aspirations. Pourquoi aucun médecin ne m’a parlé de ce risque ? Elle dit qu’il y a deux possibilités. Soit la forme de mon utérus est la même depuis toujours et on ne pourra rien y changer. Soit elle est dû à des adhérences post-aspiration, des sortes de cicatrices qu’on pourrait opérer. Dans ce dernier cas, elle dit qu’il faut que je me fasse opérer par Grand Ponte et personne d’autre. J’avoue que l’idée de me faire opérer, même par Grand Ponte en personne, me terrorise. J’ai peur que cela n’aggrave la situation.

Voilà, voilà… Avec mon problème d’endomètre fin et d’utérus en Y, je ne sais pas ce que je peux espérer de mes chances de réussite en FIV-DO. D’où beaucoup, beaucoup, beaucoup d’angoisse.

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Purgatoire

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Difficile attente.

Les embryons qui étaient restés au labo ont arrêté leur évolution. Toujours pas de blastocyste…

Je sais bien qu’on m’a transféré les plus beaux embryons, mais j’ai peur de ne savoir faire que des embryons pourris.

Et puis j’ai des douleurs de règles. Deux fois ces douleurs ont précédé un +++, plus tard transformé en – – –, mais plus de 300 fois, c’était tout simplement le signe que mes règles allaient arriver…

C’est fou quand même, le nombre de fois où on a eu mal.

Et tout ça pour rien !

Chienne de vie.

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Couvade

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Voilà, j’ai finalement eu Panoramix au téléphone hier soir. Un peu à l’ouest le doc. Il m’a demandé mon âge. C’était trop compliqué de lire mon dossier juste avant de m’appeler ? Il m’a dit que 7 ovocytes, c’était bien. Ça m’a fait bizarre qu’il ait une parole positive.

On a convenu de transférer 3 embryons et de laisser les autres en culture pour voir s’ils se développent et les congeler. Vu ce qui s’est passé la dernière fois, j’ai un gros doute sur ce dernier point.

Le labo a appelé ce matin, il reste 6 embryons. Et depuis ce midi, je couve les trois plus beaux. Je n’ose pas tousser ou aller faire pipi. Mais sinon, c’est très étrange comme situation. Je ne me sens pas du tout enceinte. Je ne sais pas si je dois y croire. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a eu transfert, donc il y a une chance, contrairement à la dernière fois.Et ça change tout.

La dame du labo nous a dit qu’elle espérait que ça marcherait, que ça nous ferait un joli cadeau de Noël.

Ah la la ! C’est sûr !

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Pour qui sonne le glas ?

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AVERTISSEMENT : Si tu as le cafard, ne lis pas mon billet, je ne vais pas être joyeuse. Si tu es d’humeur gaie et légère, ne lis pas non plus, tu pourrais m’en vouloir. Dans tous les autres cas, tu peux lire.

Voilà : aujourd’hui, c’est mon anniversaire, j’ai 41 ans. Youpi !

A 41 ans, quand tu n’as pas d’enfant et que tu crèves d’envie d’être maman, forcément tu te dis que tu te rapproches de la Dead Line. Le plus flippant, c’est que tu ne sais pas où elle est exactement, cette Dead Line. Peut-être même que tu l’as déjà dépassée.

Lundi dernier, nous avions rendez-vous avec Panoramix. J’étais un peu angoissée car j’avais peur qu’il tienne des propos un peu pessimistes et que ça me déprime.

Eh bien, ce fut pire que tout ce que j’avais imaginé.

Il a commencé par nous dire : « Je ne sais pas quoi vous dire. » Ça commençait bien. Puis « Il vaudrait mieux tout arrêter. »

J’ai cru que le ciel me tombait sur la tête. Heureusement que mon mari était là, car moi, j’étais incapable de parler. Si j’avais été seule, je crois que je n’aurais rien dit et qu’on en serait resté là.

Mais mon mari a insisté en disant que même si nous n’avions qu’une toute petite chance, il était important pour nous de la tenter.

Donc finalement, on refait une FIV à mon prochain cycle. Une FIV IMSI, cette fois. Mais comment dire… Si je vous dit que le cœur n’y est pas, c’est un euphémisme. C’est déjà tellement dur d’y croire après chaque échec, comment faire quand même son médecin n’y croit plus ?

Mon mari lui a demandé pourquoi il était si pessimiste. La réponse a été : mon âge, mon endomètre, mon taux d’AMH de 1,3. Bizarrement, même si finalement il est passé de la FIV ICSI à la FIV IMSI, il n’a pas parlé du spermogramme pourtant très bof de mon mari.

Ce que je ne comprends pas, c’est qu’il y a un mois je ne lui ai pas caché mon âge, ni l’état de mon endomètre, ni mon taux d’AMH. Alors comment il peut me proposer une FIV il y a un mois et me dire maintenant on arrête tout ? Depuis quand les FIV marchent du premier coup ?

Je crois qu’il était très chagriné du fait qu’il n’y ait pas eu de blastocyste. Il nous a dit qu’il était à fond pour les blastocystes, que si ça ne tenait qu’à lui il ne ferait que des transferts de blastocystes car il y a un meilleur taux de grossesse. D’après ce que j’ai lu, c’est vrai qu’un blastocyste a plus de chance de s’implanter, mais ça ne veut pas dire qu’un couple qui n’arrive pas à avoir des blastocystes in vitro n’est pas capable d’avoir un enfant. Certaines d’entre vous m’ont d’ailleurs dit que certains centres PMA préfèrent faire des transferts à J2 ou 3 à cause de ça.

Il a trouvé par ailleurs que les embryons au départ étaient très beaux avec 6 ou 7 cellules et que j’avais un peu trop bien réagi au GONAL F puisqu’on a dû faire la ponction à J11. Du coup pour la prochaine FIV, il diminue les doses. Il change aussi de produit puisque je passe du GONAL F au MENOPUR. Il ne m’a pas dit pourquoi il changeait, mais je me raccroche à l’espoir que peut-être cela va changer quelque chose.

Je vais un peu mieux que lundi. Mais je me demande si mon cerveau ne me joue pas des tours, s’il ne voit pas de l’espoir là où il n’y a rien du tout, s’il ne m’empêche pas de voir la vérité en face, la vérité crue et pas belle du tout qui est que je n’aurai jamais de bébé.

[EDIT du 10 novembre 2012 : J’ai supprimé un lien vers un article car je n’avais pas vu qu’il s’agissait d’un site commercial. Mille excuses !]

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Mes espoirs se sont envolés

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Nos cinq embryons ne se sont pas developpés jusqu’au stade de blastocystes.

Je ne sais pas quoi dire d’autre.

Je pleure parce que cette FIV a échoué, mais surtout parce que je ne pense pas que ça marchera un jour. Comment espérer encore un bébé alors que tous les embryons ne vont déjà pas au delà de cinq jours ?

Aujourd’hui, la collègue qui travaille avec moi va faire sa première échographie. Elle m’a appris sa grossesse il y a deux jours. Je n’ai même pas pu lui dire pour moi, c’est resté coincé.

Je suis prof dans un nouvel établissement. Tous les jours, je m’occupe des enfants des autres. Et au moins une fois par semaine, un collègue me demande si j’ai des enfants. Deux fois déjà, l’ATSEM m’a fait le sketch de « Si j’étais en âge de faire des enfants maintenant, je n’en ferais pas. »

Bien sûr. Facile à dire quand on a déjà des enfants.

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5 sur 5

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Nouvelles du jour bonjour !

La biologiste a appelé ce matin : il y a 5 embryons à J2. Alors évidemment entre 2 jours et 9 mois, il y a une éternité. Donc on ne s’emballe pas, mais c’est un bon début.

Prochain appel jeudi matin à J5, en espérant qu’il reste quelques embryons. Au moins un !

J’ai précisé à la biologiste que Panoramix nous avait parlé de blastocystes à la première consultation, mais que je n’étais plus sûre qu’il en avait parlé à la deuxième consultation. Mais comme Monsieur le grand druide est injoignable jusqu’à demain, dans le doute, elle considère qu’on cultive nos petites cellules d’amour jusqu’à J5.

Étape par étape, on croise les doigts et on reste zeeeeeeeeen.

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