Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Je tourne en rond…

ManègeJe suis en vacances depuis samedi.

Soulagée.

Je trouve tellement difficile de me concentrer sur mon travail alors que je ne pense qu’à une chose : mon projet bébé.

J’avais pourtant des tas d’occupations possibles en ce début de vacances :

– ranger mon bureau (une catastrophe, à l’image du bazar qui est dans ma tête)

– ranger la fameuse chambre bleue

– faire des loisirs créatifs que je n’ai pas le temps de faire en dehors des vacances

– faire du shopping (ça fait toujours plaisir)…

Et pourtant, qu’ai-je fait hier ?

J’ai tourné en rond.

J’ai passé mon temps à rafraîchir mes pages internet favorites :

– le forum de l’association Maia  (par pitié, je ne supporte plus les gros plans de bidonrons nus en photo de profil  ! ! !)

– mon lecteur de blogs

– un forum fréquenté par des filles DES (même si je ne sais pas si c’est mon cas).

Et comme tout le monde n’est pas scotché sur son ordinateur comme moi (certaines ont une vie !), la plupart du temps il n’y a rien de nouveau à lire. Bizarrement, je participe peu : peu de commentaires sur les blogs et peu de messages sur les forums. Je me contente de rafraîchir !

Qu’est-ce qui m’arrive ? ? ?

Depuis que je connais la date de notre nouvel essai, je ne tiens plus en place.

Je voudrais déjà être en mai ! Alors je rafraîchis, comme si le temps allait passer plus vite, mais pas du tout.

Il y a ma copine Lutine qui est là-bas, dans ce pays porteur d’espoir (message personnel : je veux des nouvelles !) et je m’y projette avec toute mon énergie.

Dire que je disais l’autre jour à Bounty, que la pause PMA, même si elle dure quelques mois, est tout à fait gérable. Alors je rectifie : c’est gérable, oui, mais ça dépend des jours !

Et en ce moment, je n’en peux plus.

Je veux être en mai, je veux être en mai, je veux être en mai ! ! !

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Post Op’

Miss UtérusLundi, le réveil sonne à 4h30. Eh oui, je dois être à l’hôpital à 6h30…

A mon arrivée, je demande aussitôt à l’infirmière qui m’opère. Ouf, c’est bien Nanard ! Ce n’est pas que je sois contre le côté universitaire du CHU, mais quand il s’agit de mon utérus, je préfère être opérée par le Grand Professôr (surtout qu’il s’agit de son opération chouchoute), plutôt que par un étudiant balbutiant qui ferait son apprentissage sur cette partie de moi on ne peut plus sensible et délicate. A cette annonce, je me sens grandement soulagée. Car il faut vous dire que je n’en menais pas large. Peur de prendre la mauvaise décision qui mettrait en péril mes chances d’avoir un jour un bébé.

Je tiens à préciser que j’ai néanmoins donné de ma personne pour aider à la formation d’une charmante infirmière qui m’a massacré la main gauche pendant de longues minutes pour tenter de me mettre la perfusion. En vain. Son mentor m’a massacré de nouveau la main gauche sur une autre veine pendant de longues minutes en lui expliquant bien comment il fallait faire. Sans succès. Et enfin un collègue m’a posé la perfusion sur la main droite en 3 secondes. Ouf ! J’ai encore des bleus

Dodo…

A mon réveil, je n’ai pratiquement rien senti. J’étais super fatiguée, mais rien d’étonnant après un réveil aux aurores et une anesthésie générale. Plus étrange, j’étais aussi très énervée : aucune patience, envie de me lever tout en étant épuisée. Très bizarre. Je me suis calmée quand l’infirmière est venue me donner des anti-douleurs ( même si je n’avais pas mal ). Je la soupçonne de m’avoir donné aussi, ni vu ni connu, une deuxième dose d’anxiolytiques ( la première ayant été administrée juste avant l’intervention chirurgicale ), car la nuit de lundi à mardi, je n’ai pratiquement pas fermé l’œil de la nuit. En mettant tout bout à bout, je n’ai pas dû dormir plus d’une heure. Mais maintenant, ça va, je suis sevrée.

Dans l’après-midi, Nanard est passé me voir. Il remonte dans mon estime car d’ordinaire le chirurgien ne se déplace pas et envoie l’interne de service. C’est du moins mon expérience.

Il m’a dit que l’opération s’est bien passé ( ouf ! ) et qu’il était content ( ah ben moi aussi alors ! ). Il est très confiant en ce qui concerne la cicatrisation. J’ai un rendez-vous le 14 mars pour vérifier tout ça, mais il nous encourage à planifier dès maintenant un nouvel essai pour la fin avril. Hou la la ! Je me suis sentie légère, légère, légère ! Rassurée et presque confiante.

Mon utérus fait le beau et envisage de participer à Miss France !

Le lendemain, j’ai envoyé un mail à la clinique. Quelques jours plus tard, j’ai eu une proposition de date : la semaine du 12 mai. Le hic, c’est que ça ne tombe toujours pas pendant les vacances scolaires et que pour moi, c’est la galère, comme je l’ai expliqué ici.

Mais bon, chaque problème en son temps. Pour l’instant, le soleil brille à nouveau. Profitons-en !

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Travail et PMA, l’impossible conciliation

DivorceQuand tu es en insuffisance ovarienne, tu as besoin d’un don d’ovocytes.

Quand tu as besoin d’un don d’ovocytes, tu es souvent obligée de partir à l’étranger.

Quand tu es à l’étranger, tu ne peux pas être en même temps à ton travail.

Quand tu obtiens l’accord de la sécu pour une fiv do à l’étranger, tu crois que tu vas pouvoir avoir un arrêt de travail car pour faire une fiv do à l’étranger, tu es obligée d’aller à l’étranger et donc tu ne peux pas être à ton travail. Tu suis ou pas ?

Mais quand tu es en arrêt de travail, tu n’as pas le droit d’aller à l’étranger. Ou alors il aurait fallu faire une demande d’entente préalable pour pouvoir partir à l’étranger pendant un arrêt de travail, sauf que quand tu fais la demande, tu n’es pas encore en arrêt de travail.

Quand tu téléphones à la sécu au moment où tu te rends compte que tu es prise dans des sables mouvants, on te répond que quand même un arrêt de travail pour une fiv do, ce serait un arrêt de complaisance. De quoi ? ? ? C’est vrai qu’on se demande pourquoi je ne vais pas faire ma fiv do dans la clinique de mon quartier…

Quand tu travailles dans le secteur public, tu ne peux pas poser de jours de congé.

Quand tu travailles dans le secteur public, tu peux prendre des jours sans solde.

Mais quand tu prends des jours sans solde, tu n’as pas le droit de partir à l’étranger.

Si ce n’est pas finement pensé ça madame, bien organisé et tout et tout !

La prochaine fois (s’il y en a une), j’essaierai de programmer ma fiv pendant les vacances. Ah ! mais au fait, c’est ce que j’avais fait, sauf que le cabinet de Cérès ferme en août… Suffit de trouver une donneuse qui ovule pendant mes vacances, facile.

Finalement, ça s’est arrangé pour moi, enfin à peu près. Mais est-ce que j’avais besoin de ce stress ?

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J’en parle à mon travail ou pas ?

J’ai testé les deux et voici ce que ça a donné.

Mais il faut d’abord que je vous dise que je suis enseignante en maternelle. Félicitez-moi au passage pour mon judicieux choix de carrière ! Quand on n’arrive pas à avoir un enfant, la maternelle, il y a des jours où ça remue « légèrement » le couteau dans la plaie…

En 2010-2011, je n’en ai pas parlé. Quand je suis tombée enceinte en février, je n’ai rien dit car je voulais attendre que le premier trimestre se passe. Et quand j’ai fait ma fausse couche à 9SG, je n’ai rien dit non plus. Sans doute parce que j’avais trop de peine pour en parler et que j’estimais que ça ne regardait que moi. Je précise que c’était ma première (et unique) année dans cette école, je n’étais donc pas spécialement proche de mes collègues. Avec la directrice, ça s’est plutôt mal passé. Elle ne l’a pas dit ouvertement, mais comme j’ai eu des absences que je ne justifiais pas, elle m’a fait sentir qu’elle me prenait pour une petite flemmarde qui n’avait pas une haute idée de ses responsabilités. Un jour, elle m’a envoyé un SMS en me demandant si j’étais bien certaine d’avoir besoin de cet arrêt, car cela posait des problèmes d’organisation, qu’il n’y avait pas de remplaçant, que pour les enfants ce n’était pas bien blablabla. Merci de me faire culpabiliser, comme si j’étais en arrêt par plaisir (et comme si c’était de ma faute s’il y avait une pénurie de remplaçants, mais ça c’est une autre histoire).

En 2011-2012, nouvelle école. J’ai saigné en tout début de grossesse la première semaine de la rentrée. Mon médecin m’a arrêtée en espérant m’éviter la fausse couche, mais en fait non. Histoire de ne pas revivre la mauvaise ambiance de l’année précédente et d’éviter les mauvaises interprétations, j’ai joué la transparence avec ma directrice. Et ça s’est très bien passé. Et quand il a fallu que j’obtienne des autorisations d’absence pour mes RV en PMA (car évidemment, je ne pouvais pas choisir mes jours de consultation), elle a signé les papiers sans problème. D’un côté, la transparence est plus confortable, mais d’un autre côté, ça n’a pas toujours été agréable de voir mon intimité dévoilée à des collègues que je connaissais à peine (même si elles ont été charmantes).

L’année prochaine (encore une nouvelle école), je pense que je serai obligée d’en parler à cause de mes RV PMA, mais je sais que cela va me coûter d’exposer ma vie privée. J’imagine le premier contact. « Bonjour cher directeur ! Je suis la nouvelle maîtresse et je ne peux pas avoir d’enfant. D’ailleurs, je serai absente la deuxième semaine pour un RV PMA. » Super pour l’ambiance ! Trop hâte.

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