Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

FIV DO 3

cercle-vicieuxJe n’écris plus car je n’ai rien à dire. Rien de nouveau.

Que dire de ma FIV DO 3 ? Elle ressemble étrangement à FIV DO 1 ou FIV DO 2, sauf l’issue : pds négative. Mais quelle importance au fond, GEU, FC ou pds -, il n’y a pas de bébé.

J’ai dû attendre longtemps mon rendez-vous avec Cérès. J’étais complètement désemparée. Mon endomètre avait pourtant atteint l’épaisseur record de 6,6 mm. Du jamais vu ! J’étais aussi très perturbée par l’évolution de mes embryons. Pour FIV DO 3, nous avions demandé une donneuse « confirmée » et pourtant, j’ai trouvé que l’évolution était pire que les fois précédentes. Et était-il normal que sur 3 FIV DO, nous n’ayions en tout et pour tout qu’un seul embryon vitrifié ? Et si on accusait mon endomètre, alors qu’en fait c’était les embryons qui n’étaient pas de bonne qualité ?

J’ai même fait un tableau récapitulatif que j’ai montré à Cérès.

Evolution des embryons (2)Les annotations sont de Cérès. A mon grand soulagement, elle a convenu que ce n’était pas terrible. Pour elle, seule la première FIV DO tient la route. Après, ça se dégrade un peu plus chaque fois. Ce qui l’étonne, c’est que normalement, les pertes embryonnaires entre J1 et J3 sont imputables à la qualité des ovocytes, c’est pourquoi nous avions demandé une donneuse « confirmée » pour FIV DO 3. Elle nous a demandé si notre donneuse était « confirmée » parce qu’elle avait des enfants ou parce qu’elle avait permis la naissance d’enfants via un don (la deuxième cause est une meilleure garantie). Je me suis renseignée auprès de la clinique : notre donneuse est maman et a permis la naissance d’un enfant par don.

Donc, Cérès envisage que, peut-être, il y aurait un problème du côté de mon chéri, problème qui n’apparaît pas sur le papier (ses analyses étaient même meilleures pour FIV DO 2 et 3 que pour FIV DO 1). Parfois quand les FIV DO ne fonctionnent pas, on passe au double don et ça marche. On ne sait pas pourquoi, mais on peut quand même en déduire que, sans doute, il y avait un souci du côté masculin.

Conclusion : on fait le TEV de notre unique vitrifié et si ça ne marche pas, on passe au double don.

Je ne vais pas dire que je suis heureuse, car je n’ai toujours pas la certitude d’avoir un jour un bébé dans les bras, mais je suis contente qu’enfin on s’intéresse au facteur masculin, parce qu’avec mon endomètre fin, j’ai toujours pensé qu’il me fallait des embryons super costauds et je ne suis pas convaincue que c’était le cas.

Publicités
62 commentaires »

FIV DO 2 – J1

image

Notre donneuse est blonde aux yeux bleus, O+, née en 1987.
Mon chéri s’est bien recueilli lundi à J0.
Mardi, nous avons eu des nouvelles de la clinique : 11 ovocytes ponctionnés, dont 8 mâtures.
Hier, à J1, il y avait 7 embryons qui évoluaient, comme pour FIV DO 1.
La suite au prochain épisode…

26 commentaires »

Cette inconnue à qui je dois tant

cheveux-blondsNée en 1994

Cheveux blonds

Yeux bleus

 

C’est tout ce que je saurai d’elle. Mais ce peu de choses lui donne une certaine réalité.

Si jeune ! J’espère qu’elle ne regrettera pas son geste, que les tests psychologiques de la clinique sont performants.

1994 : année de la mort de ma maman et aussi année de naissance de celle qui me donnera peut-être aussi la vie.

Ça me fait un drôle d’effet.

22 commentaires »

Le choix des mots

MèreAttention, billet positif ! Je me projette !

C’est en discutant avec Lutine, que mes réflexions ont avancé sur le sujet. La question de départ était de savoir comment nommer la donneuse d’ovocytes auprès de notre entourage puis de notre futur enfant. Lutine me disait que je ne serais pas la mère génétique de mon futur enfant, mais que j’en serais la mère biologique. Gros chamboulement dans ma tête ! J’avais jusqu’ici toujours confondu les notions de « mère biologique » et « mère génétique ».

Mais d’abord au fait, c’est quoi une mère ? Je prends mon dictionnaire, Le Petit Robert 2001.

Entre « merdoyer » et « merguez » (et après on s’étonne de galérer !), nous avons :

Mère :

1- Femme qui a mis au monde un ou plusieurs enfants.

3- Femme qui a conçu et porte un enfant.

Mère d’accueil : femme dont l’utérus sert de réceptacle, le temps de la grossesse, à l’ovule fécondé d’une autre femme qui est la mère génétique, biologique. Mère couveuse.

Mère porteuse, mère d’emprunt, mère de substitution : femme inséminée artificiellement qui porte un enfant pour un couple dont la femme est stérile ( abusivement, mère d’accueil ).

Confus, non ? Si je ne m’abuse ce qu’on appelle « mère porteuse » actuellement correspond à la « mère d’accueil » de mon dictionnaire.

Et surtout incomplet. Pas un mot sur la mère adoptive, par exemple !

Voici mon petit dictionnaire perso, à la mode Lily.

Mère génétique : donne à l’enfant son patrimoine génétique.

Mère biologique : donne naissance à l’enfant.

Mère porteuse : mère biologique, non génétique.

Mère légale : mère qui a l’obligation légale de s’occuper de l’enfant. La mère adoptive en est un exemple.

Vraie mère : rayée de mon vocabulaire car cela sous-entend que dans l’histoire il y a une fausse mère. Inexact et insupportable !

Prenons le cas classique, le cas standard, le cas rêvé, le cas fantasmé, le cas qui arrive aux autres et pas à nous, le cas de la femme qui fait l’amour à son mari (ou son amant ;-)) et hop ! neuf mois après un joli bébé dans les bras ! Ça existe ? Supposons que oui. Cette femme est à la fois mère génétique, biologique et légale.

Prenons le cas de l’adoption. Il y a deux mères : celle qui est à la fois la mère génétique et la mère biologique ; et la mère adoptive qui est la mère légale.

Prenons le cas de la GPA. Il y a une mère porteuse et une mère légale-pas-en-France. Si la mère légale-pas-en-France n’est pas la mère génétique, entre en jeu une troisième femme, mère génétique, qui donne ses ovocytes.

Prenons le cas du don d’ovocytes. Il y a la mère biologique qui est aussi la mère légale et il y a la donneuse qui est la mère génétique.

Dans tout ça, il y a un truc qui me chiffonne. Peut-on donner le nom de « mères » à toutes ces femmes ?

Si pour paraphraser Simone, on ne naît pas mère, on le devient, ne devrait-on pas dire « femme porteuse » plutôt que « mère porteuse » ? Loin de moi l’idée de minimiser ce qui peut se passer pendant le temps de la grossesse médicalement (on en parle ici) ou psychologiquement. Bien sûr beaucoup de femmes se sentent déjà mères pendant leur grossesse. Mais le sont-elles réellement ou se projettent-elles en tant que futures mères du futur enfant qu’elles portent ? D’ailleurs moi-même, comme l’indique l’adresse de mon blog, il m’arrive de me sentir mère. Mais je le suis uniquement dans ma tête, pas dans les faits.

Dans le cas de l’adoption, il me semble qu’on peut réellement parler de « mère biologique » sans faire d’abus de langage, dans la mesure où ces femmes ont été dans la majorité des cas des mères aimantes dans les premiers temps de la vie de l’ enfant et que l’adoption doit être vue plus comme un geste d’amour que comme un abandon. Bien sûr il existe des cas beaucoup plus tragiques. Mais comme souvent on est dans l’ignorance de ce qui s’est réellement passé, il me semble que l’expression « mère biologique » est, dans le doute, bien adaptée.

Concernant la donneuse d’ovocytes, peut-on réellement la voir comme une « mère » génétique ? Elle n’a pas désiré avoir cet enfant-là. Elle n’a même jamais entendu parler du futur père. Elle ne verra jamais le bébé et ne s’en occupera jamais.

Quid des pères, me direz-vous ? On relit l’article en remplaçant le « m » par le »p », à ceci près que la gestation masculine n’étant pas d’actualité, on oublie le père porteur. Et celui qu’on appelle communément « père biologique » est en réalité « père génétique ».

Bon, finalement on l’appellera comment cette donneuse d’ovocytes ? Je crois que le mot « donneuse » est celui qui me satisfait le plus. Certaines femmes disent de leur donneuse qu’elle est leur fée et utilisent ce mot pour raconter leur histoire à leur enfant. Cette expression a l’avantage de mettre en évidence la générosité du don. Mais j’ai toujours détesté qu’on raconte des fables aux enfants (le Père Noël, tout ça…) et j’aurais peur que cela crée une confusion dans l’esprit de l’enfant. Il ne s’agit pas de magie, mais de science. La donneuse est une femme réelle, pas un personnage imaginaire.

Alors si la chance me sourit, dans quel cas je risque de sortir mon fusil ? Si on me dit que la donneuse est la mère biologique ou génétique de mon enfant (le mot « mère » ne passant absolument pas) ou pire si on me dit que c’est la « vraie mère » !

Mais j’avoue que j’ai beaucoup de mal avec l’expression « mère biologique » me concernant, car dans le langage courant une mère biologique est supposée être génétique et j’aurais l’impression de mentir par omission en utilisant cette expression.

Je suis impatiente d’avoir vos avis sur cette question un peu complexe !

45 commentaires »