Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Quand les hommes pleurent…

Si vous avez bien regardé à droite du blog, vous devriez avoir vu que mon RV chez Panoramix est passé.

J’ai d’abord eu la surprise de découvrir qu’il s’agissait d’un hôpital privé. Je l’avais tout simplement choisi car il s’agissait du seul hôpital de mon département en plus de celui où j’étais déjà suivie. Rien qu’à regarder les bâtiments, on voit bien qu’il y a plus de moyens. Et qui dit plus de moyens, dit meilleur suivi. Donc, mine de rien, c’est quand même important.

Nous avons été assez satisfaits du RV. Avant même que j’évoque le sujet, il nous a dit que dans notre cas, étant donné mon âge, il fallait tenter le tout pour le tout et passer directement à la FIV avec transfert de blastocystes. Nous avons envoyé les papiers pour l’entente préalable et la prise en charge à 100%. Et nous avons un nouveau RV dans un mois. Du jamais vu ! Avec Merlin, c’était tous les trois mois quoiqu’il arrive par manque de moyen. Et dans notre situation, le temps, c’est capital.

Je l’ai trouvé dynamique. Il ne perd pas de temps. Alors ça me rassure. Je ne dis pas que j’ai fait des sauts de cabri en sortant du RV car malheureusement la PMA nous apprend à être très prudents, mais pour la première fois depuis longtemps, je vois une petite lueur d’espoir. Et ça fait du bien.

J’en arrive au titre de mon billet. Hier midi, alors que nous mangions tranquillement à la pizzeria, je dis à mon mari : « C’est marrant, pour une fois, c’est moi qui suis plus optimiste que toi. » Car même si nous avions le même ressenti par rapport au RV et que nous étions d’accord pour quitter Merlin et continuer avec Panoramix, je ne le sentais pas très positif. Et c’est là que ça a dégénéré. Il m’a dit qu’il ne comprenait pas pourquoi j’étais si pessimiste juste après mes deux grossesses (qui je le rappelle se sont terminées en fausses couches) ni pourquoi maintenant j’étais plus optimiste alors que depuis mars (moment de la reprise des essais bébé), je n’arrive plus à tomber enceinte. La discussion très musclée a continué chez nous. Je ne comprenais vraiment pas sa réaction, pour une fois que j’étais un peu optimiste, on aurait dit qu’il faisait tout pour me déprimer. Et quand avant je déprimais, il me reprochait mon manque d’optimisme. Il me parlait de l’importance du facteur psychologique. Alors je lui demandais pourquoi il me prenait la tête justement au moment où j’étais un peu zen. Une conversation de fous ! Et puis il est venu s’assoir à côté de moi. il m’explique que le problème c’est que justement avant il était optimiste et que maintenant il n’y arrive plus. Il pose sa tête sur mon épaule et je l’entends pouffer. Surprise, je lui demande pourquoi il rit. Mais en fait il sanglotait. Évidemment, j’ai pleuré aussi.

C’est la première fois que je le vois pleurer. Ça m’a brisé le cœur. Jusqu’ici, je pensais qu’il avait envie d’un enfant, mais que finalement si ça ne marchait pas, ce ne serait pas un drame pour lui. En tout cas moins que pour moi. Comment ne pas culpabiliser ? Ça me fait tellement mal de le savoir dans cet état ? Comment ne pas se dire qu’avec une autre, peut-être, il serait déjà papa ?

Aujourd’hui, je suis perdue. Je ne sais plus ce que je ressens. Je ne sais plus si je pense que cette FIV a des chances de réussir. C’est tellement difficile…

23 commentaires »

J’en parle à mon travail ou pas ?

J’ai testé les deux et voici ce que ça a donné.

Mais il faut d’abord que je vous dise que je suis enseignante en maternelle. Félicitez-moi au passage pour mon judicieux choix de carrière ! Quand on n’arrive pas à avoir un enfant, la maternelle, il y a des jours où ça remue « légèrement » le couteau dans la plaie…

En 2010-2011, je n’en ai pas parlé. Quand je suis tombée enceinte en février, je n’ai rien dit car je voulais attendre que le premier trimestre se passe. Et quand j’ai fait ma fausse couche à 9SG, je n’ai rien dit non plus. Sans doute parce que j’avais trop de peine pour en parler et que j’estimais que ça ne regardait que moi. Je précise que c’était ma première (et unique) année dans cette école, je n’étais donc pas spécialement proche de mes collègues. Avec la directrice, ça s’est plutôt mal passé. Elle ne l’a pas dit ouvertement, mais comme j’ai eu des absences que je ne justifiais pas, elle m’a fait sentir qu’elle me prenait pour une petite flemmarde qui n’avait pas une haute idée de ses responsabilités. Un jour, elle m’a envoyé un SMS en me demandant si j’étais bien certaine d’avoir besoin de cet arrêt, car cela posait des problèmes d’organisation, qu’il n’y avait pas de remplaçant, que pour les enfants ce n’était pas bien blablabla. Merci de me faire culpabiliser, comme si j’étais en arrêt par plaisir (et comme si c’était de ma faute s’il y avait une pénurie de remplaçants, mais ça c’est une autre histoire).

En 2011-2012, nouvelle école. J’ai saigné en tout début de grossesse la première semaine de la rentrée. Mon médecin m’a arrêtée en espérant m’éviter la fausse couche, mais en fait non. Histoire de ne pas revivre la mauvaise ambiance de l’année précédente et d’éviter les mauvaises interprétations, j’ai joué la transparence avec ma directrice. Et ça s’est très bien passé. Et quand il a fallu que j’obtienne des autorisations d’absence pour mes RV en PMA (car évidemment, je ne pouvais pas choisir mes jours de consultation), elle a signé les papiers sans problème. D’un côté, la transparence est plus confortable, mais d’un autre côté, ça n’a pas toujours été agréable de voir mon intimité dévoilée à des collègues que je connaissais à peine (même si elles ont été charmantes).

L’année prochaine (encore une nouvelle école), je pense que je serai obligée d’en parler à cause de mes RV PMA, mais je sais que cela va me coûter d’exposer ma vie privée. J’imagine le premier contact. « Bonjour cher directeur ! Je suis la nouvelle maîtresse et je ne peux pas avoir d’enfant. D’ailleurs, je serai absente la deuxième semaine pour un RV PMA. » Super pour l’ambiance ! Trop hâte.

22 commentaires »

Un sondage idiot…

…parce que ça fait du bien.

A voté !

Poster un commentaire »