Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Liebster Award

liebster-awardMerci à toi Kaymet d’avoir pensé à moi ! Cela me donne l’occasion de reprendre mon blog tout en douceur.

Je ne sais pas si j’ai 11 anecdotes. Je vais essayer, mais elles risquent de ne pas être toutes très drôles.

1- Mes parents étaient profs. Il était clair que JAMAIS DE LA VIE je ne serai prof. Et finalement… je suis prof. La seule différence est que mes parents enseignaient à l’université alors que mes élèves ont moins de 10 ans.
2- Souvent mes élèves me demandent de quelle origine je suis. Quand je réponds « française », je lis de l’incompréhension dans leurs yeux. « Tu n’as pas d’origine ???!!! » s’est exclamée une petite fille dernièrement. C’est vrai que presque tous mes amis ont au moins un grand-parent né en dehors de la France. Ce n’est pas mon cas. Il faut remonter beaucoup plus loin pour découvrir un ancêtre allemand et un autre belge.
3- L’un de mes arrière-grands-pères (que j’ai connu) était mécanicien sur une locomotive à vapeur. Ça me fait rêver…
4- J’ai eu mon premier chagrin d’amour à 4 ans. La première fois que j’ai réussi à en parler, j’étais au lycée et j’en avais encore les larmes aux yeux.
5- J’ai démissionné de mon stage de CAPES de maths pour entrer dans une école d’art dramatique (avant de passer le concours d’instit, tu suis ?)
6- Je vous avais dit que j’hésitais à acheter un vélo ou une machine à coudre. J’ai choisi la machine à coudre et elle est mâââgnifique ! Elles sait même broder.
7- J’ai perdu ma maman à l’âge de 23 ans et j’ai mis 10 ans à m’en remettre.
8- Je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout le sens de l’orientation. L’année dernière, je devais rendre visite à une amie à une heure de route de chez moi. Mon GPS n’arrêtait pas de tomber de son support et il s’est reprogrammé tout seul en « retour domicile ». J’ai fait demi-tour sans m’en rendre compte pendant un long moment. Je suis arrivée avec une heure de retard…
9- Je suis végétarienne et j’en ai marre qu’on me parle du cri de la carotte !
10- Quand je travaillais dans une société d’assurances (après l’école d’art dramatique et avant le concours d’instit, faut tout te dire…), j’ai transféré un jour par erreur l’appel d’un client vers le numéro d’urgence de la police.
11- J’adore les peluches Nici, surtout les petits moutons.

1- Que serait ton pouvoir magique ?
Donner du courage aux puissants de ce monde (pour éradiquer la faim dans le monde ou pour stopper le réchauffement climatique par exemple).
2- Quel métier voulais-tu faire étant petite ?
Je n’en avais aucune idée, même plus grande d’ailleurs.
3- Quel métier voudrais-tu faire à présent ?
Je regrette d’avoir renoncé au théâtre.
4- Quel est ton sigle préféré en PMA ?
Pour Mourir d’Angoisses ? Pour Maman Acharnée ?
5- Quel est ton pire souvenir de PMA ?
Quand j’ai téléphoné à mon chéri pour lui apprendre la première fausse couche.
6- Quel est ton meilleur souvenir de PMA ?
Voir les yeux de mon chéri briller quand je lui ai annoncé que j’étais enceinte la toute première fois (il y a une éternité) et aussi quand on a fait l’échographie de la FIV DO 2. Mais maintenant, ça me fait pleurer.
7- Plutôt champagne ou mojito ?
Pas envie de choisir !
8- Quel est ton parfum ?
En ce moment, J’adore voile de parfum de Dior. Je change souvent, je n’arrive pas à me décider.
9- Quel est ton prochain projet à court terme hors PMA ?
Acheter une maison en 2015.
10- Quelle est l’activité/sport/loisir où tu excelles ?
Je suis archi-nulle en sport et je n’excelle en rien pour être honnête. J’aime coudre, broder. Je me suis initiée à la dentelle aux fuseaux. Je prends des cours de guitare classique. Mais je ne travaille pas assez !
11- Quelle est ta citation préférée ?
En ce moment, je me répète pour me donner du courage « Tomorrow is an other day. », « Demain le soleil luira encore. » Scarlett dans Autant en emporte le vent.

Je nomine les personnes suivantes. Si je ne me trompe pas, elles n’ont pas encore été nominées ou elles n’ont pas répondu.

Ange

Lutine

loLo

Lilou

Apo

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Lu et approuvé !

Guide de survie

Quand j’ai appris que la fille (et aussi une autre fille) avait écrit un livre, j’ai été moyennement surprise. Avec une telle plume, franchement ça aurait été dommage de ne pas le faire !

Mais j’avoue que j’ai hésité à l’acheter. Faute avouée, à moitié pardonnée ?

Je vous ai déjà dit ici que depuis que je suis passée au don d’ovocytes, je me sens un peu à part dans le monde des pmettes. J’avais peur de remuer le couteau dans la plaie en revivant ce parcours pma éclair (oui, je sais on doit dire amp ! On doit aussi dire ampettes ?) et de pleurer le temps où j’espérais qu’un petit coup de pouce de la médecine suffirait pour avoir un bébé.

Mais finalement, par solidarité envers la fille, je l’ai commandé (le livre !) en me disant que je le lirai plus tard avec mon bébé dans les bras quand le sujet serait moins sensible. Je l’ai reçu ce matin. Je l’ai ouvert par curiosité… et je l’ai lu jusqu’au bout d’une seule traite, mise à part une petite pause déjeuner quand même !

Je m’attendais à ce qu’il parle des états d’âme des couples infertiles. Et c’est le cas. Mais cerise sur le gâteau, il est bourré d’informations techniques sur le monde très complexe de la pma (remets les lettres dans l’ordre toi-même !). Ce guide s’adresse surtout aux couples en début ou en milieu de parcours et il devrait bientôt devenir leur nouveau meilleur ami. Hé ho ! Toi ! Tu ne l’as pas encore acheté ? Mais tu attends quoi ? File !

J’ai aimé m’y reconnaître (comment ça narcissique ?). Ah ben comme moi ! C’est trop ça ! Toi aussi ? J’me rappelle la galère !

Bien sûr j’aurais préféré me dire C’est quoi c’te planète ? Font ben des chichis pour faire un bébé, c’est quand même pas ben compliqué ! Ha ha ha !

Je n’ai pas précisé que c’était plein d’humour. Ça va de soi pour ceux qui connaissent la fille. Et en plus l’autre fille est également drôle. Alors quoi ? L’est pas belle la vie ? T’en serais presque heureux d’être infertile ! Oué bon, quand même pas…

Approuvé

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La procréation assistée vue par Claude Lévi-Strauss

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Pour se prémunir des préjugés et des moralistes en tout genre qui en appellent à la suprématie de LEURS valeurs (comme s’ils en étaient les uniques dépositaires), de LEUR vision de la filiation (souvent réduite, par leur manque d’imagination, quant à la réalité du quotidien de leurs concitoyens), de LEUR évaluation du soi disant danger qui guette LA Famille (dont ils pensent avoir le monopole), relisons un peu les écrits de l’ethnologue Levi Strauss, qui s’est longuement penché sur les structures de la parenté et n’a pas manqué d’apporter une contribution éclairée de ses connaissances aux nouvelles façons de construire une famille par le biais de l’assistance médicale à la procréation.

Parce qu’aucune société ne détient la vérité, en tout lieu et en tout temps, et que seule la conscience collective d’une population informée et bienveillante doit primer sur les lobbyings de quelques uns qui n’ont que l’avantage de crier…

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Au pied de la montagne

J’ai vu Saint Pierre. Mais est-ce que lui m’a vue ?

Il a vu mon endomètre, qu’il a trouvé très fin, trop fin.

Il a vu mes ovaires qu’il a trouvés plutôt pas mal pour mon âge.

Il n’a pas parlé de nos analyses. Les a-t-il regardées ?

Il a dit qu’avec un endomètre aussi fin et une mauvaise qualité ovocytaire (supposée, à cause de mon âge), il y avait très peu de chance d’avoir un bébé.

Il a parlé du don d’ovocytes car cela supprimerait le facteur « mauvaise qualité ovocytaire » et augmenterait donc les chances.

Il a aussitôt ajouté qu’il ne pourrait pas nous suivre à cause de la circulaire et que « je respecte la loi, moi Madame ! » J’ai regretté de ne pas lui avoir demandé s’il n’avait pas peur d’aller en prison  pour ne pas avoir respecté cette même loi pendant toutes ces années.

Je suis restée muette. Il ne s’en est pas rendu compte.

Il m’a abandonnée là, avec mes inquiétudes, mon désespoir. Je n’existais déjà plus.

Saint-Pierre n’a pas voulu nous ouvrir les portes du paradis.

Retour au purgatoire.

Depuis, j’ai eu la chance de recevoir plein de messages de soutien. Du coup, je culpabilise un peu d’avoir écrit mon billet précédent dans lequel je parlais de mon sentiment d’exclusion. Je ne visais bien sûr personne en particulier. C’était juste un ressenti, fondé ou non.

Il y a d’abord eu cette chouette réunion de pmettes organisée par Kaymet le 2 mars. Il y avait  aussi Lutine, Lulu, loLo, Bounty, Apo, Irouwen, la fille et deux pmettes sans blog (hou ! les vilaines !), dont une joliment enceinte (comme quoi, ça arrive…). Kaymet, j’ai un problème. Tu dis qu’on était 12, mais sur la photo des chaussures, on n’était que 11. Et honte à moi, je ne trouve plus le nom de la douzième ! ! !

Je suis arrivée un peu intimidée et surtout tellement épuisée par mes angoisses qui se matérialisent par des insomnies. J’ai eu un moment de doute. Je me suis dit que jamais je n’allais réussir à participer aux conversations. Mais très vite ce sentiment s’est envolé. C’était tellement étrange de mettre des visages sur vous toutes. C’est bizarre, mais en lisant un blog, on se forme une image mentale de l’auteur. Rien de précis, bien sûr, mais en vous voyant, il y avait comme un décalage. Mais maintenant, les deux images se sont superposées et c’est terriblement agréable. Je suis ravie, absolument ravie de vous avoir rencontrées. J’aurais aimé discuter davantage avec certaines, mais nous étions tellement nombreuses ! Et j’espère bien que nous nous reverrons !

J’ai eu ensuite par mail les conseils et partages d’expériences d’Irouwen et loLo. Merci beaucoup à toutes les deux, car la FIV DO est un voyage vers l’inconnu pour moi et grâce à vous, j’y vois un peu plus clair. Une grosse pensée pour loLo qui vit des moments très difficiles.

Elles ont toutes les deux été suivies par la même gynécologue dans leur aventure vers le don d’ovocyte. Or c’est justement la gynécologue que j’avais l’intention de contacter, suite aux commentaires sur le forum de maia. Cela m’a donc confortée dans mon choix, même si Lutine est nettement moins enthousiaste ;-). Nous verrons bien. Le RV est pris pour la mi-avril avec Cérès en tout cas.

J’ai aussi beaucoup apprécié l’aide apportée par l’association maia. Les référentes bénévoles sont d’une grande aide concernant les démarches administratives. Mes questions ont parfois été superbement ignorées sur le forum, mais une adorable adhérente ( qui se reconnaîtra si elle passe par là 🙂 ) a pris le temps d’avoir une longue conversation téléphonique avec moi.

Cela me réchauffe le cœur de ne plus me sentir seule. Merci à vous toutes !

Pour choisir la clinique, j’ai fait des recherches et tout mis dans ce tableau. J’ai longtemps hésité entre Espagne 2 et la République tchèque. Mais mon mari trouve que mon côté espagnol est un peu discutable. Et comme par ailleurs les deux cliniques ont l’air très sérieuses, ben… on a choisi la moins chère ! Surtout qu’on est obligé de prévoir la nécessité de faire plusieurs essais. Donc, ce sera la République tchèque.

Je raconterai mon état d’esprit sur le don d’ovocytes dans un prochain billet.

EDIT DE LA MAINTENANT TOUT DE SUITE – 25 mars 2013 15h12

Je viens de me rendre compte que Saint-Pierre n’a jamais reçu les résultats des analyses de mon mari. Il ne s’en est même pas rendu compte ! ! ! Tu le crois ça ou pas ? ? ? ! ! !

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Le bout du monde

Depuis quelques semaines, quelques mois, je navigue entre deux eaux.

Merci beaucoup pour vos gentils messages. Je suis beaucoup moins présente sur les blogs, le mien et celui des autres. Vous connaissez ce sentiment d’exclusion qu’on ressent dans la vie réelle face à ces femmes qui passent sans y penser du désir d’enfant à la maternité ? Eh bien je découvre désormais le sentiment d’exclusion dans le monde de la PMA. Je vous envie, vous les pmettes qui espérez encore (et à juste titre !), je me sens à nouveau seule. Vous n’y êtes pour rien. J’ai l’impression d’avoir quitté le navire pour l’Australie. Je suis dans ma petite chaloupe et je ne sais pas si/où je vais accoster.

Contrairement à certaines d’entre vous, je n’arrive pas à me dire qu’une vie sans enfant peut aussi être belle. Je ne peux pas m’y projeter, je n’y arrive tout simplement pas. Et ces échecs accumulés combinés au temps qui passe me renvoient cette image d’une vie sans enfant, vie dont je ne veux pas. Alors j’arrête de bouger, de respirer, comme pour arrêter le temps, comme si j’espérais qu’ainsi la réalité ait moins de prise sur moi.

Je suis allée machinalement voir Panoramix pour un bilan post-fiv. Il ne nous a rien proposé. Il est vrai que mon mari l’a tout de suite interrogé sur le don d’ovocytes. Panoramix pense que c’est sans doute notre meilleure chance. Il n’exclut pas un bébé couette (pourtant avec mes ovocytes ridés, les spermatozoïdes bossus de mon chéri et mon endomètre en papier à cigarette, j’ai plus de chance de gagner au loto, je pense). Il ne croit pas que la fiv classique améliorerait nos chances. Mais comme si toutes ces bonnes nouvelles ne suffisaient pas, il nous a parlé de la fameuse circulaire qu’il avait reçue deux jours auparavant. Je vous la livre ici à l’état brut. Car dans beaucoup d’articles, on peut lire qu’elle ne vise que les médecins qui se feraient graisser la patte par les cliniques étrangères alors qu’en réalité elle s’adresse à tous les médecins qui aident d’une façon ou d’une autre les couples à recourir au don d’ovocytes à l’étranger. Si bien que beaucoup de gynécologues font dans leur culotte et refusent de prescrire les médicaments nécessaires à la receveuse et de la suivre médicalement jusqu’au transfert.

Vendredi prochain, nous retournons voir Saint-Pierre. Ils nous avait demandé des analyses complémentaires. Nous les avons faites. Nous n’avons pas encore tous les résultats, mais Saint-Pierre les aura vendredi. De ce que j’ai compris des résultats que j’ai reçus, ils ne sont pas très fameux.

  • J’ai un utérus en T, mais heureusement la cavité utérine est suffisamment grande pour permettre une grossesse, ouf… Mais ça m’inquiète un peu quand même…
  • Je peux oublier mon endomètre de 8 mm à j12 lors de ma fiv 1 bis. Je me suis réjouie trop vite. Un spécialiste que j’ai vu a remarqué que les croix étaient mal placées sur l’échographie (c’est trop demandé d’avoir des médecins compétents, sans blague ???). Il faut donc plutôt lire 6 mm.
  • Mon AMH est stationnaire : elle est passée de 1,3 à 1,47.
  • Ma FSH grimpe : elle était de 6, 88 et la voilà à 10,7. J’ai lu quelque part que des couples étaient refusés en PMA quand la FSH dépassait 10.

J’ai adhéré à Maia. Le forum est super intéressant. Mais avec cette circulaire et mon endomètre, je ne sais pas si le don d’ovocytes sera possible.

Mon Rendez-vous de vendredi me terrifie. Comment vais-je le supporter si les nouvelles sont mauvaises ? Croisez les doigts pour moi, j’en ai besoin…

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Le don d’Irouwen

Ce matin (26 décembre), j’ai fait un test de grossesse. Vous savez, les tests bandelettes vendus sur Internet. Les deux fois où je suis tombée enceinte, j’avais fait un test bandelette à 12 DPO et le test avait été positif. Et là, j’ai voulu en faire un à 13 DPO, malgré les douleurs ressenties dans le ventre et dans le dos, malgré les seins peu douloureux, malgré ma certitude que mes règles allaient arriver. Et naturellement, c’est négatif. Mes trois petits embryons n’ont pas réussi à s’accrocher. Pas de magie de Noël pour moi.

Je ne vais pas vous parler de mes larmes, car je sais qu’il vous est facile de les imaginer et de les comprendre. Je ne vous parlerai pas non plus de ma peur de voir ma sœur demain avec ses deux petits bouts de choux aux yeux qui brillent, parce que ça aussi vous connaissez.

[EDIT du vendredi 4 janvier : Prise de sang le 31 décembre. Résultat le 2 janvier et sans surprise, le taux de BHCG est de 0. Et pourtant, ça fait quand même très mal… J1 hier. Vous le saviez que l’utrogestan et le provames retardaient l’arrivée des règles ? Heureusement que je me suis renseignée sur internet car mon médecin ne m’avait pas prévenue. Peut-être trouvait-il amusant de me donner de faux espoirs ?]

Non, aujourd’hui je préfère vous offrir mon cadeau de Noël. Il est en préparation depuis plusieurs semaines déjà. A vrai dire, ce n’est pas moi qui vous l’offre, c’est Irouwen, une jolie et heureuse maman de deux adorables bébés. Irouwen est devenue maman grâce au don d’ovocytes et je lui ai posé toutes les questions qui me passaient par la tête. J’avais remarqué qu’Irouwen, malgré son bonheur d’être enfin maman, n’a pas oublié pour autant son parcours difficile et toutes ces mamans encore en mal d’enfants. Elle a toujours un petit mot gentil pour encourager ou consoler les pmettes qui en ont besoin. C’est pourquoi j’ai osé lui demander de prendre sur son temps (pourtant très compté) pour répondre à mes questions. Et à ma grande joie, elle a dit oui. Voici donc mes questions et surtout les réponses d’Irouwen.

Pourrais-tu nous rappeler ton parcours ?

Pour mes 30 ans ma petite sœur attend son premier enfant. L’idée d’avoir des enfants devient une obsession pour moi. A 35 ans, je fais mes premiers examens qui montrent un taux d’inhibineB (ancêtre de l’amh) à surveiller. A 37 ans, je rencontre un nouvel amoureux qui veut bien avoir des enfants avec moi.

A 38 ans,  suite à une année sans utiliser de préservatif, nous sommes orientés par ma gynécologue vers un gynéco spécialisé PMA (Le con de médecin PMA); qui dit : « tout va bien, arrêtez d’y penser ça va venir, les femmes ont des problèmes psychologiques, etc« . Il ne pousse pas les analyses, pas d’amh de faite, il donne un traitement pour stimuler l’ovulation.

Janvier 2009, je suis enceinte, très vite des saignements, œuf clair, fausse-couche déclenchée à 7 semaines par cytotec. 2009 est une année sombre, le Con de médecin PMA ne propose rien, juste attendre, « vous avez été enceinte, ça va revenir« , d’autres stimulations simples.

Fin 2009, je n’en peux plus, sur les conseils de la psychologue du service PMA, je vais voir le médecin PMA chef du service. Même discours « rassurant » (enfin pas pour moi), « tout va bien vous êtes jeune (39 ans) ». Il programme une fiv pour le mois de juin de l’année suivante !!! J’aurais 40 ans passés !!! Et rien d’autre en « attendant », ni examens complémentaires, ni insémination artificielle. L’amh n’est toujours pas contrôlée, ce n’est pourtant pas faute de leur dire à chaque fois : « mais en 2005 déjà mon inhibine B…« . Ils ne veulent rien entendre. Et surtout le temps passe sans que nous puissions utiliser les outils de la médecine procréative.

En mars 2010, n’en pouvant plus, nous étions allés chez une autre gynéco, elle réalise une insémination artificielle qui se solde par un échec, elle ne voudra pas en faire une autre, car le traitement de blocage pour la fiv approche. Effectivement, je commence en avril le blocage pour la fiv du mois de juin, 20 jours de blocage, puis 9 jours de stimulations à 100 euros la piqûre pour un arrêt sans explications et sans rien derrière, juste « on stoppe la stimulation et il n’y aura pas de fiv, car vous n’avez que 5 follicules ». Puis en juillet 2010, le médecin PMA fait enfin les analyses de l’amh qui est effondrée. Je passe d’un coup de « tout va bien, vous êtes jeune » à « vous ne répondez pas bien à la stimulation, vos analyses sont mauvaises et vous avez 40 ans« . Il propose une autre fiv (pour nous faire taire, je crois) pour le mois de septembre 2010. Qui se soldera par un échec, ponction blanche.

Je m’étais déjà inscrite chez Maia depuis le mois de juillet 2010 et en octobre je nous inscrivais pour une tentative en don d’ovocytes à l’étranger. Première tentative en juin 2011=échec, deuxième tentative en novembre 2011= réussite.

A quel âge as-tu commencé les essais bébé ?

J’avais 30 ans

Par quelles techniques de PMA es-tu passée ?

Stimulations simples avec prises d’hormones, orales, puis par injections. Une insémination artificielle quémandée chez un autre gynécologue que mon con de médecin PMA, une fiv avec un protocole long stoppée vers la fin de la stimulation pour cause de moins de 5 follicules, une fiv protocole court stoppée après la ponction car aucun ovocyte de potable, un protocole de stimulation en vue d’un transfert d’embryons suite à une fiv-don d’ovocyte =négative, un nouveau traitement pour une nouvelle fiv-don réussie. J’ai aussi expérimenté l’homéopathie, la sophrologie, les poudres chinoises, péruviennes, les incantations aux déesses de la fertilité, bref tout un tas de trucs plus ou moins bizarroïdes…

Quand l’idée du don d’ovocyte est-elle apparue pour la première fois ?

En 2009, je commence mes recherches sur les forums, je cherche à comprendre et à trouver des solutions. J’adhère à l’association Maia en juillet 2010 après l’échec de la première fiv. Et là, je rencontre virtuellement des femmes confrontées aux mêmes épreuves que moi. Et je constate que beaucoup ont perdu un temps fou, à faire de multiples fiv, iac et autres, avant d’accéder au don d’ovocyte, et donc avant d’être enceinte. Je me dis que si je veux un jour être mère, il faut se lancer dans cette aventure le plus rapidement possible. D’autant que j’ai 40 ans.

Est-ce par l’intermédiaire d’un médecin ?

Non, les médecins ne m’ont jamais parlé du don d’ovocyte.

Comment as-tu accueilli cette idée au début ?

Comme une évidence, la solution est là. Puis comme un très grand espoir de voir, enfin, mes souffrances s’envoler, et pouvoir enfin devenir mère.

T’a-t-il fallu du temps pour te faire à cette idée ?

Non, pas besoin de temps pour me faire à cette idée dans ma tête, instinctivement, affectivement c’était la solution « miracle » et en même temps, j’ai choisi la clinique qui proposait un délai (9 mois à l’époque) entre l’inscription et la fiv. Je me disais que ce temps me permettrait de me faire raisonnablement à cette aventure. Que cela me permettrait de régler toutes les questions qui pouvaient émerger autour de cette technique et sa réalisation, la question de la non transmission de mes gènes. Et puis aussi je me suis laissé du temps, pour peut-être tomber enceinte avec mes propres ovocytes (espoirs et vieilles croyances). La veille de la première tentative en juin 2011, nous étions à Brno et là j’avais mal au cœur de penser, que j’allais faire un bébé avec les gènes d’une inconnue que je venais peut-être de croiser dans la rue sans le savoir. Je trouvais que c’était terriblement injuste comme situation.

Et le futur papa ?

Pour le futur papa, pas de soucis non plus, sauf comme moi, la veille de la première tentative.

Par quelles questions es-tu passée avant de décider de partir dans l’aventure du don ?

Je ne me suis pas posé beaucoup de questions, je suis du genre à foncer et à réfléchir ensuite.

Mais je m’interrogeais surtout, sur l’avenir des enfants, les questions qu’ils pourraient avoir, le désir qu’ils pourraient avoir de savoir qui était la donneuse, ce que pouvait être pour eux leur conception particulière.

Je trouvais donc très injuste que la France prône l’anonymat, qui est respecté par la république tchèque. Et puis, je me disais que à trop se poser de questions, nous ne ferions jamais rien et nous resterions avec notre tristesse immense.

Je me demandais ce qui était le plus important, l’aspect génétique de la vie, ou l’aspect affectif et social. Je me disais que c’était une position très égoïste, vouloir des enfants dans ce contexte. Puis je me disais que les gens normaux font aussi des enfants pour eux-même.

Le fait de renoncer à tes gènes a-t-il été difficile ?

Oui, ce n’est pas simple de renoncer à transmettre ses gènes surtout que je considère qu’ils sont exceptionnels ;-). Plus sérieusement, ce n’est pas dans la nature des êtres humains de procéder de la sorte pour se reproduire. Bien que la question soit, il me semble, largement expérimentée depuis des millénaires, concernant les gamètes mâles. Que les femelles ne se gênent pas pour mélanger comme bon leur semblent sans demander le consentement du papa officiel, social. Je pense que des générations d’enfants sont nés, grâce aux spermatozoïdes d’un autre homme, que leur père officiel. C’est tellement simple et facile de procéder de la sorte, pour les femmes fertiles.

Concernant les gamètes femelles, c’est plus compliqué. Ce n’est que récemment (au regard de l’histoire de l’humanité) et grâce à la médecine procréative que l’on peut utiliser les gamètes d’une autre femme, pour avoir soi-même des enfants. J’ai dans l’idée que l’humanité va aller de plus en plus, vers des modes de procréation innovants par choix et/ou par nécessité. Je considère que nous sommes des pionnières.

Il faut juste que les enfants issus de ces manières différentes de procréer, le vivent le mieux possible. Ce n’est pas forcément évident d’être hors des normes, mais les normes peuvent changer.

Mais si j’avais pu faire avec mes propres gènes, les questions ne se poseraient pas. Ce qui me semble important en fait, dans les gènes c’est le point de vue physique. J’aurais aimé transmettre à mes enfants mes gènes, car je considère que j’ai une bonne constitution physique. Jamais malade, pas d’acné juvénile, de beaux cheveux, de bonnes dents, une volonté de fer, un optimisme à toutes épreuves (presque)…..mais finalement tout ça ce sont des détails, que tu n’es même pas sûre de transmettre à tes enfants génétiques, car les mystères de la génétique font que les mélanges sont aléatoires.

Ce qui parfois me titille c’est que j’aurais bien aimé voir ce que le mélange de mes gamètes avec ceux de mon chéri aurait donné comme bébé. Mais la transmissions se fait surtout grâce à l’éducation, à l’histoire de la vie que tu transmets à tes enfants. Il y a des parents génétiques dont les enfants ne leur ressemblent pas du tout !

Le fait que ton chéri mélange ses gamètes avec les gamètes d’une autre a-t-il été compliqué ?

Non, il fait des enfants avec moi et c’est le biologiste qui a mélangé les gamètes mâles et femelles. A partir du moment où nous étions partis dans cette direction, si tu commences à te tourmenter l’esprit avec des choses comme ça, je pense que cela devient vite invivable. Et moi, je veux vivre, vivre avec lui et nos enfants. Peut-être qu’à cette question je répondrais différemment à d’autres moments de notre vie ?!!

Pourquoi le don plutôt que l’adoption ?

L’adoption, nous avons participé aux réunions organisées par le conseil général, c’est à décourager une armée d’éléphants. Cela me semblait encore plus long et incertain que le don. Mon conjoint, ne se sentait pas du tout à l’aise avec l’idée de l’enfant venant d’ailleurs (ayant été témoin, plus jeune, d’un échec sanglant d’adoption).

Cela me faisait vraiment mal de devoir justifier mes capacités, nos capacités, à être parents.

Mais surtout, le temps de la réalisation de ces démarches, me paraissaient terriblement long. Je ne pouvais pas rajouter des années d’attente à celles que je vivais déjà, d’autant que nous n’avons plus 20 ans; ni même 30.

Comme pour l’adoption, il y a la question des origines. T’inquiètes-tu de ne pas savoir exactement d’où viennent tes enfants ?

Je sais d’où ils viennent. Ils viennent d’un désir, d’une volonté, la nôtre, de notre couple. Et du mélange des gamètes d’une jeune femme Tchèque et de leur père, mon Chéri.

Cette question pose la question de la part du biologique, du social, de l’affectif. Ils viennent de mon ventre, après avoir commencé leur multiplication cellulaire dans une boîte de pétri. J’étais d’accord pour accueillir un enfant d’ailleurs dans le cadre d’un parcours d’adoption, ignorant tout ou presque de sa vie d’avant. Alors les petits nés du don me semblent moins mystérieux.

Appréhendes-tu les questions qu’ils vous poseront plus tard ?

Non, je  n’appréhende pas. Tous les enfants du monde se posent la question et pose la question à leurs parents, de leurs origines réelles ou mythiques. Mais j’aimerais qu’ils puissent s’ils le désirent avoir des informations sur la donneuse. J’espère que lorsqu’ils seront grands, les lois et les mentalités auront changé et qu’ils pourront, s’ils le veulent, savoir qui était la donneuse.

En tout cas nos enfants sont informés de l’histoire de leur arrivée sur terre, cela ne sera surtout pas un secret.

A quel moment as-tu décidé de passer à une fiv avec don plutôt que de faire une nouvelle tentative avec tes ovocytes ? Pourquoi à ce moment-là et pas plus tôt ou plus tard ?

Pas plus tôt, car les cons de médecins PMA que j’ai rencontrés, m’ont fait « croire » que tout allait bien et attendre (2 ans entre 38 ans et 40 ans, ce qui est largement trop tard) que ça vienne tout seul, puis attendre 8 mois avant de réaliser une fiv.

Si j’avais su dès 2008, que mes ovocytes ne donneraient rien, nous serions partis à ce moment-là vers le don d’ovocytes. Pour ça, je leur en veux encore beaucoup ! Moi je sentais que quelque chose n’allait pas, je me posais mille questions et je souffrais beaucoup. Je ne voulais pas essayer encore avec mes ovocytes, car je trouvais que nous avions perdu assez de temps comme ça. Je ne voulais plus souffrir, ni subir des traitements pour des résultats plus qu’aléatoires. Avec le don, mes chances d’être enceinte, puis mère, passaient carrément à 50 % par tentative. Alors qu’avec mes ovocytes, j’avais derrière moi des années d’essais infructueux.

Donc dès l’échec de notre deuxième fiv en France, nous nous sommes inscrits dans la clinique tchèque pour avoir une proposition de date pour la tentative. Pourtant quand nous avons rencontré les deux gynécologues parisiennes spécialisées en don, la première nous a proposé de refaire une tentative avec mes ovocytes, mais je n’ai pas voulu. Dans ma tête, il était plus que grand temps de passer à autre chose, c’était en septembre 2010.

Passons au côté pratique. J’ai lu sur ton blog que tu trouvais important d’être suivie en France par un médecin spécialisé dans le don. Je ne comprends pas en quoi une fiv avec don est médicalement différente d’une fiv classique. Peux-tu nous expliquer ?

Je dis ça, parce qu’une fois que nous nous sommes décidés pour le don, les gynécologues spécialisés en PMA par chez nous étaient incapables de faire ce qu’il fallait. Le professeur PMA qui nous avait fait les fiv, nous a juste dit, lorsque je lui demandais, s’il pouvait nous accompagner dans la démarche du don : « oui bien sûr, les sages-femmes pourront vous faire les échographies », un peu juste pour un suivi, d’autant que si les fiv classiques n’ont pas fonctionné, il faut peut-être chercher à comprendre pourquoi et pas juste se dire c’est la faute à l’infertilité inexpliquée, motif qu’ils nous donnaient pour conclure !!

Puis j’ai rencontré un gynécologue de ville, pour qu’il me prescrive le traitement lors du premier don. Il n’y connaissait rien, il disait amen aux demandes que je lui faisais concernant les médicaments. Il est parti en retraite très vite. Son collègue était pareil, il me faisait les échos et prescrivait les médicaments préconisés par la clinique. Cette tentative a été un échec. Puis je me suis décidé à monter à Paris, suite aux conseils des filles sur le forum Maia, pour rencontrer des médecins spécialisés en don d’ovocytes, spermatozoïdes, doubles dons, etc. J’ai rencontré deux femmes gynécologues spécialisées en don, pour pouvoir choisir celle qui me convenait le mieux. J’avais besoin de maîtriser un peu la situation, de choisir le médecin qui me semblait le mieux pour nous accompagner. j’avais besoin de maîtriser les choses, de choisir quelqu’un qui nous fasse du bien.

La deuxième, a été la seule médecin PMA qui a pris le temps de lire tout mon dossier avec mes examens depuis 2005, à remplir des tableaux avec l’évolution des taux des différentes hormones. La seule aussi qui a préconisé des examens complémentaires qui pouvaient mettre en évidence un problème d’infertilité et d’échec de grossesse. La seule qui a prescrit une mammographie (quand on connaît l’impact des stimulations hormonales sur le cancer du sein). La seule qui connaissait les cliniques qui pratiquent le don en Espagne, en République tchèque pour y être allée dans le but de voir comment ils travaillaient. Les examens sanguins qu’elle a prescrits ont mis en évidence des soucis avec mes anticorps, elle a mis en place un traitement adapté. Elle a su aussi réagir face à l’apparition de l’hyperthyroïdie, en m’adressant à une collègue à elle, endocrinologue et gynécologue, qui connaissait aussi les parcours don, en adaptant le traitement de stimulation pour voir comment évoluait ma tsh. Elle a mis en place, juste avant le début du blocage, un traitement d’attente, pour voir si ma thyroïde allait se calmer ou pas et si nous allions partir ou pas. Ce contre temps qui en d’autre temps m’aurait rendu dingue, m’a permis de gérer les différents rendez-vous médicaux et les décisions qui en découlaient et de commencer quand même finalement le traitement, avec un peu de retard mais sans conséquence sur le protocole de la clinique et avec en prime une belle réussite à la clef. Elle maîtrise la question, elle n’est pas la seule, d’autres gynécologues s’intéressent aux fiv qui sortent de l’ordinaire et proposent des protocoles vraiment adaptés aux problèmes rencontrés par les couples.

Ce qui change aussi, c’est qu’ils travaillent de façon partagée. La clinique qui se trouve à l’étranger à des milliers de kilomètres préconise un traitement, le gynécologue doit partager son savoir, ses compétences avec cette clinique à l’étranger pour la réussite de la grossesse de la patiente. Pour moi, elle a adapté le traitement préconisé par la clinique, suite à l’apparition de l’hyperthyroïdie et des anticorps, elle m’a téléphoné le soir chez moi pour prendre de mes nouvelles. Elle a assuré, je me suis sentie comprise, en confiance, soignée, suivie et nous avons réussis à être enceinte et à avoir deux beaux bébés.

Pourquoi avoir choisi de faire ta fiv avec don à l’étranger plutôt qu’en France ? 

Délais d’attente trop longs en France, de plus le médecin Fiv nous a clairement dit « à votre âge, vous n’êtes pas prioritaire. » D’ailleurs je m’étais renseignée directement et depuis un moment pour le don à l’étranger. Je voulais aller vite et bien. Je cherchais à aller mieux, à retrouver goût à la vie et ce n’est pas avec le ceccos et ces délais impossibles que j’allais pouvoir obtenir ça. De plus, dans notre CHU ils ne pratiquaient pas le don d’ovocytes. Donc le don à l’étranger a de suite été la solution.

D’ailleurs était-ce vraiment un choix ?

Les solutions proposées ne sont pas du tout les mêmes : rapidité et efficacité à l’étranger contre lourdeur et longueur avant un possible essai en France (des années d’attente !!! Non merci pas possible). D’autant que le doc fiv nous avait dit que nous n’étions pas prioritaires en France vu notre âge !!! Ségrégation !!! Le choix est donc vite fait.

Comment choisir le pays ? Quels ont été tes critères ?

Le prix, l’organisation de la tentative, les retours sur la prise en charge. Pourquoi finalement la République Tchèque ? J’ai choisi la République Tchèque, car sur le forum Maia les retours sur la prise en charge étaient super positifs. Accueil humain et chaleureux, ce dont j’avais besoin après avoir été maltraitée en France. Prix moindre qu’en Espagne. De plus, l’Espagne me paraissait être comme un grand « supermarché à bébés ». Tu t’inscris et après 2 mois, hop tu peux faire une tentative à 8000 euros. Je n’avais pas les moyens d’engager 8000 euros, surtout lorsque je pensais que cela pourrait ne pas fonctionner du premier coup et qu’il faudrait de nouveau payer 8000 euros. Et j’avais besoin de rêver un peu, la République tchèque me semblait faire moins « supermarché à bébés ». En République Tchèque, le tarif était moitié moins. De plus, en passant par l,association le tarif est un peu réduit aussi.

De plus l’organisation tchèque permettait de s’organiser longtemps à l’avance, car la tentative était programmée des mois à l’avance. Tu sais que telle semaine, il faudra être là-bas pour le mélange des gamètes, puis pour le transfert, donc tu t’organises à l’avance, les billets d’avion sont moins chers payés à l’avance, tu poses des congés, tout est planifié en amont et ça c’est rassurant, pour moi ça l’a été. Alors qu’en Espagne les exemples que j’avais disaient que les gens étaient appelés au dernier moment, et devaient sauter dans un avion du jour pour le lendemain. Gregor Mendel l’inventeur de la génétique chez les petits pois était tchèque.

Selon les pays, quelles sont les différences ? Les tarifs ? Les délais d’attente ? Des limites d’âge ? Des moyens techniques ?

Les techniques sont les mêmes partout, ensuite les législations peuvent différer, par exemple enRépublique tchèque, je crois qu’ils ne font pas de fiv pour des femmes seules. Les tarifs sont à disposition sur les différents sites internet des cliniques.

Que savez-vous de la donneuse ?

Son année de naissance, la couleur de ses yeux, de ses cheveux, son groupe sanguin tout ça annoncé le jour du mélange des gamètes. Il y a d’autres cliniques où tu peux choisir à l’avance ta donneuse entre plusieurs propositions. J’ai eu l’opportunité dans une autre clinique de devoir choisir et bien j’ai trouvé ça plus compliqué.

Comment est-elle choisie ?

Dans la clinique où je suis allée, ce sont des critères physiques de ressemblance avec la future maman et puis son groupe sanguin.

Peux-tu nous raconter tes aventures ?

Hou là  là là, cela serait trop long, il faut aller voir sur mon blog en mai-juin 2011 pour la première tentative, puis en octobre-novembre 2011 pour la deuxième. En tout cas nos deux voyages se sont bien passés. La République Tchèque est un pays agréable, les gens sont calmes. Nous avons vu de belles choses à Prague notamment.

Et maintenant, c’est comment la vie d’après ?

Elle file à 100 à l’heure mais j’aime ça. Je me sens bien à ma place, dans mon rôle.

Le fait que tes bébés viennent du don, est-ce que ça change quelque chose maintenant qu’ils sont là ? Est-ce que tu y penses ?

Oui, j’y pense. Pas tout le temps non plus. Mais quand les gens disent : « oh comme il ressemble à….. ». Ou lorsque le pédiatre nous demande si, dans la famille il y a des allergies, des problèmes de vue, du côté des gènes paternels nous savons, mais du côté des gènes maternels nous ne savons pas. Cela fait partie de notre histoire à nous. J’espère qu’ils seront heureux.

La semaine dernière une dame m’a dit : « votre fille ressemble beaucoup à son papa et votre fils c’est à vous qu’il ressemble », comme quoi !! J’avais envie de lui rappeler, car elle connaissait l’histoire de nos enfants (c’est la sage-femme libérale qui m’avait suivie au retour à la maison suite à  l’hospitalisation pour MAP). Mais je n’ai pas dit ce que je pensais lui dire. Je sais que mes enfants vont me ressembler, car  leurs attitudes, leurs mimiques, leurs gestuelles seront copiées sur les miennes et celles de leur papa.

Alors, heureuse ou pas ?

Je suis totalement heureuse, amoureuse de mes petits bébés. Mais si j’avais su plutôt que mes ovocytes étaient inaptes à la procréation, je serais partie beaucoup plus tôt à l’étranger pour un don d’ovocyte et j’aurais plus que deux bébés. Je voudrais encore pleins d’autres enfants !!!!!

Alors voilà. Je ne sais pas vous, mais moi je suis toute émue. J’espère que cette interview aidera celles qui comme moi se posent plein de questions sur le don ou celles qui n’y pensaient pas mais qui maintenant vont peut-être y réfléchir.

Mille mercis à Irouwen pour sa générosité et sa sincérité ! ! !

Allez faire un tour sur son blog très attachant si vous ne le connaissez pas déjà. Personnellement, il me donne beaucoup d’espoir. Lisez en particulier le billet du 31 octobre 2012.

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Nowel !

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Bonnes fêtes à toutes et un grand merci pour tous vos gentils mots !

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Purgatoire

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Difficile attente.

Les embryons qui étaient restés au labo ont arrêté leur évolution. Toujours pas de blastocyste…

Je sais bien qu’on m’a transféré les plus beaux embryons, mais j’ai peur de ne savoir faire que des embryons pourris.

Et puis j’ai des douleurs de règles. Deux fois ces douleurs ont précédé un +++, plus tard transformé en – – –, mais plus de 300 fois, c’était tout simplement le signe que mes règles allaient arriver…

C’est fou quand même, le nombre de fois où on a eu mal.

Et tout ça pour rien !

Chienne de vie.

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Couvade

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Voilà, j’ai finalement eu Panoramix au téléphone hier soir. Un peu à l’ouest le doc. Il m’a demandé mon âge. C’était trop compliqué de lire mon dossier juste avant de m’appeler ? Il m’a dit que 7 ovocytes, c’était bien. Ça m’a fait bizarre qu’il ait une parole positive.

On a convenu de transférer 3 embryons et de laisser les autres en culture pour voir s’ils se développent et les congeler. Vu ce qui s’est passé la dernière fois, j’ai un gros doute sur ce dernier point.

Le labo a appelé ce matin, il reste 6 embryons. Et depuis ce midi, je couve les trois plus beaux. Je n’ose pas tousser ou aller faire pipi. Mais sinon, c’est très étrange comme situation. Je ne me sens pas du tout enceinte. Je ne sais pas si je dois y croire. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a eu transfert, donc il y a une chance, contrairement à la dernière fois.Et ça change tout.

La dame du labo nous a dit qu’elle espérait que ça marcherait, que ça nous ferait un joli cadeau de Noël.

Ah la la ! C’est sûr !

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Entre crainte et espoir

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Je suis restée longtemps silencieuse sur ce blog. J’ai mis du temps à me remettre de mon rendez-vous avec Panoramix. Et la tristesse et l’inquiétude sont toujours là. Je ne voulais pas détruire le moral toujours si fragile de mes amies pmettes, alors j’ai préféré laisser passer un peu de temps.

J’ai commencé mon nouveau traitement pour ma fiv 1 bis, sans y croire, de façon un peu mécanique. Ma psy m’a demandé si j’avais envie d’arrêter la pma. La réponse est non, sans hésitation. Je suis du genre tenace. Je sais que j’irai jusqu’au bout, même si ça fait mal. Mais c’est tellement difficile d’avoir perdu cet espoir qui m’animait jusqu’ici. Et pourtant, si je continue, c’est sûrement qu’il reste un petit espoir au fond de mon cœur, mais que j’essaye de me protéger pour ne pas ressentir cette douleur qui jusqu’ici a toujours succédé à l’espoir. Ma psy m’a dit de continuer les gestes. C’est ce que j’ai fait, en essayant de ne plus me focaliser sur mes émotions.

Je me suis concentrée sur mes piqûres. Decapeptyl + Menopur. J’ai eu des bleus de folie sur le ventre. Les doses étaient plus faibles que pour la première fois. Du coup, j’ai eu ma ponction à j15 au lieu de j11. Ça a permis à mon endomètre d’épaissir. Il était de 7,8 mm à j12, ce qui pour moi est un record. Et je crois que ce n’est pas si mal.

J’ai fait ma ponction aujourd’hui : 7 ovocytes ponctionnés, 7 ovocytes fécondés. J’attends l’appel du labo samedi matin. Panoramix m’avait dit qu’on discuterait ensemble du moment du transfert (j2-3 ou j5). Mais je n’ai pas de nouvelles. Reste aussi à se décider sur le nombre d’embryons (si j’ai de bonnes nouvelles samedi). Au premier rendez-vous, il m’avait parlé de trois.

Comme vous voyez, l’espoir revient, malgré moi…

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