Les aventures de Lily au pays des cigognes

Le site d'une maman qui cherche le chemin jusqu'à son bébé

Le billet rêvé

Après cette longue absence, je voulais tout d’abord vous remercier de l’accueil bienveillant que vous avez réservé à mon dernier billet. J’avais hésité à le publier. Je craignais d’avoir des retours un peu hostiles ou un silence désapprobateur. Mais je m’étais décidée car tous ces sentiments m’ont empoisonné la vie, que d’autres étaient peut-être dans le même état d’esprit et qu’entre nous, nous ne devrions pas avoir de tabou. Et après tout, n’est-ce pas humain, après de longues années de pma, de voir son humeur s’assombrir ? Si au début, les annonces de grossesse des copinautes de galère nous font rêver et nous remplissent d’espoir, au bout de quelques temps, elles nous font envie, puis elles nous plombent le moral parce que « Pourquoi pas nous ? C’était pourtant notre tour ! » (petite dédicace à Lulu !)

Je craignais que mon blog ne s’éteigne sur cette note amère. J’ai pourtant tellement pensé à ce fameux billet ! Vous savez, celui où on annonce qu’après des années de galère, un petit miracle s’est niché au creux de son ventre depuis trois mois… Chaque fois que j’ai lu de tels billets, j’ai été submergée d’émotion. Je me mettais à rêver au billet que j’écrirais le jour où ça m’arriverait, tout en craignant de ne jamais avoir l’occasion de l’écrire.

Eh bien, les filles, c’est mon moment. Un moment plein d’espoir, mais encore assombri par quelques inquiétudes. Je  n’ai pas pu écrire avant car j’étais trop angoissée. Mais ce billet, je le dois à celles qui me suivent fidèlement depuis le début et espèrent secrètement que je les rejoigne de l’autre côté de la rive. Je le dois aussi à celles qui se sont abonnées à mon blog, souvent plus récemment. Je les imagine ayant un parcours similaires au mien, guettant un heureux dénouement qui signifierait que pour elles aussi c’est possible.

Alors je prends mon courage à deux mains et malgré mes angoisses encore présentes, je vous raconte la suite de mes aventures.

A suivre…

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Recognition Awards

C’est avec le cœur lourd que je suis allée faire ma prise de sang ce matin. Quoi de plus triste que de faire ces même gestes sans l’espoir qu’on avait il y a quelques jours ? Hier, en allant au cabinet d’infirmières pour mon injection de progestérone retard, j’en ai pleuré.

J’ai eu la surprise d’être nominée par Tittounett. Ce n’est pas que j’ai trop le cœur à m’amuser, mais j’y vois l’occasion de tuer le temps en attendant le verdict et je vais sans doute en profiter pour me défouler et me répandre en lamentations. Hmm… il y a encore des lecteurs ?

Voici tout d’abord un rappel des règles (que je vais essayer de plus ou moins respecter) :

Écrire un article sur votre blog comprenant les éléments suivants:

  • Remerciements de la personne qui vous a nominée
  • Une brève histoire de votre blog
  • Un ou deux conseils pour de nouveaux blogueurs
  • Une sélection de 15 autres blogs à qui vous souhaitez donner le prix

1- Remercier la personne qui vous a nominée

Ah ben oui, quand même ! Je remercie d’autant plus Tittounett que je ne comprends même pas pourquoi elle continue d’avoir la gentillesse de me lire. Je suis surprise d’avoir encore des lecteurs dans la mesure où je laisse un peu mon blog en friche. J’écris peu et surtout je suis désormais incapable d’écrire avec un peu de distance, de décalage, d’humour. Mes articles sont soit totalement factuels, soit à la limite de la dépression. Alors quand en plus, mes lectrices sont des ex-pmettes et heureuses mamans, ça me dépasse encore plus. J’en profite donc pour toutes vous remercier de prendre le temps de glisser un mot gentil pour me soutenir (petite larmichette).

2 – Une brève histoire de mon blog

J’ai commencé ce blog en 2012. Je terminais les stimulations simples dans le premier centre de pma, après deux fausses couches sur grossesses naturelles en 2011 et j’allais commencer ma première FIV dans le deuxième centre de pma. Je me sentais très seule dans mon parcours. J’avais parcouru des forums, mais je ne m’y retrouvais pas. Ce qu’il peut y avoir comme cruches sur les forums quand même ! C’est alors que j’ai découvert les blogs. A vrai dire je n’avais jamais lu un blog de toute ma vie, pas certaine même que je savais ce que c’était. J’ai découvert des filles qui vivaient la même chose que moi, qui exprimaient des émotions proches des miennes, qui me donnaient de précieuses informations grâce à leurs expériences et ça m’a fait un bien fou.

Alors pourquoi pas moi, me suis-je dit ? Je n’étais pas bien sûre de ne pas m’arrêter au premier article. Il est vrai qu’au début, on a l’impression de lancer une bouteille à la mer sans certitude d’être lue. Et je me suis prise au jeu. Malheureusement, les échecs se succédant, j’ai perdu de ma « fraîcheur ». Comme je le disais précédemment, le ton de mon blog a évolué. J’aurais aimé garder un peu d’humour, mais je ne sais pas faire semblant et je ne vois pas l’intérêt de me forcer. Quelquefois, quelque chose bouillonne en moi, j’ai envie d’écrire, mais finalement je n’en ai pas l’énergie. D’autres fois j’écris presque par « devoir » pour raconter où j’en suis, mais sans trop étaler mes états d’âme car je n’en peux plus de répéter les mêmes choses (je suis triste, ça ne marche pas, peut-être jamais, blablabla).

Dans ma ville natale, j’avais une prof de chant que j’aimais beaucoup. Quand je suis venue en région parisienne, je lui ai donné quelques nouvelles et puis de moins en moins car c’était un peu la misère dans ma vie. Je ne pouvais pas lui dire que j’allais bien, mais d’un autre côté écrire à quelqu’un pour lui expliquer que non ça ne va pas mieux, c’est saoulant.

Et puis j’ai rencontré mon prince et je me suis mariée. J’avais une jolie robe taille empire, parce que quand je l’ai choisie j’étais enceinte. Je ne l’étais plus le jour de mon mariage. J’ai voulu lui envoyer un faire-part. Mais je n’ai pas pu. Mon rêve était de lui écrire que maintenant j’étais heureuse avec mon prince et mon bébé.

Je crois que c’est ce qui arrive à ce blog. Il n’y a qu’un seul article que j’ai vraiment vraiment envie d’écrire : celui où je vous annonce que je vais être maman, celui qui donnera tout son sens à tous les articles précédents et à toutes ces larmes versées. Voilà que je me transforme en fontaine.

3 – Des conseils pour de nouveaux blogueurs

  • Pour créer un blog en général, il n’y a pas vraiment de conseils à donner. On fait ce qu’on veut, un blog est un espace de liberté.

Si vous voulez avoir des lecteurs (c’est un peu le but quand même), il vaut mieux mettre des tags pertinents pour que le blog soit bien référencé. Vous pouvez aussi commenter les blogs que vous aimés afin de vous faire connaître.

Écrire régulièrement (ce que je ne fais plus).

Se contenter d’un sujet par article (l’inverse de ce que je fais aujourd’hui). Je trouve ça plus percutant.

  • Si les conseils s’adressent spécifiquement aux pmettes, je dirais de ne surtout pas hésiter à prendre votre dossier en mains. Il ne faut pas, comme je l’ai fait au début, avoir une confiance aveugle dans les médecins. Renseignez-vous auprès d’autres pmettes (les blogs sont très utiles pour ça et je conseille aussi le forum de l’association Maïa). N’oubliez pas le facteur masculin trop souvent négligé en première intention. Oui, il est pertinent de faire un spermogramme en début de parcours pma ! N’hésitez pas à changer de médecin si vous avez des doutes.
  • J’avais envie de revenir sur un conseil souvent donné : essayer de ne blesser personne. Alors évidemment, on ne peut qu’être d’accord. Malgré tout, c’est un conseil qui est quand même très difficile à appliquer car tout le monde n’est pas sensible aux mêmes choses. En ce qui me concerne, deux choses m’ont blessée en lisant certains blogs et comme je n’ai pas vu de réflexions sur le sujet, je suis peut-être la seule dans ce cas.. La première est cet article (lu plusieurs fois) qui consiste à exprimer ses nœuds au cerveau afin de savoir si oui ou non maintenant que je suis enceinte ou maman je dois continuer à parler de ma grossesse ou mon bébé sur le même blog ou sur un autre.  Comprenez-moi bien, je trouve légitime de se poser la question. Si le choix est finalement de continuer sur le même blog, je trouve ça très bien. Si le choix est d’ouvrir un autre blog, c’est très bien aussi. Libre à moi de continuer à lire ou pas. Ce qui m’a fait mal, c’est de prendre en pleine face ce que j’ai ressenti comme de la fausse coquetterie, comme une affectation à prendre mes sentiments en compte, alors que j’aimerais trop avoir ce genre de problèmes ! Moi mon problème, c’est plutôt de savoir si je vais survivre à tout ça. Clairement il y a un décalage dans nos préoccupations que j’ai trouvé très douloureux. Désolée pour celles qui se sentiraient visées. D’abord parce que vous ne l’êtes pas forcément, tout est dans la manière de le dire. Et ensuite, je serais bien incapable de vous citer des noms, j’ai déjà oublié. La deuxième chose qui m’a blessée, j’ai dû la lire au moment de la Manif’ pour tous. Certaines se sont révoltées de voir que Brigitte et ses copains pensaient que le profil type de la pmette était la femme de quarante ans qui se réveille un peu tard après avoir consacré sa vie à sa carrière. Elles ont raison de rétablir la réalité qui est que la plupart des femmes sont beaucoup plus jeunes quand elles ont recours à la pma. Mais j’ai senti dans leur façon de l’exprimer une revendication à ne pas être assimilées à ces quarantenaires en mal d’enfant, comme si leur propre désir d’enfant étaient plus légitime. (Je ne parle pas de la prise en charge éventuelle de la pma au-delà d’un certain âge, mais de la légitimité à exprimer un désir d’enfant même tardivement). Comme si j’avais fait exprès de commencer les essais bébé à 39 ans ! Comme si je n’étais pas consciente que l’idéal aurait été de commencer plus tôt ! Comme si ma douleur était moins grande parce que quand même je l’avais bien cherché ! Pour la petite histoire, j’ai perdu ma maman à 23 ans et j’ai mis dix ans à m’en remettre. Ça paraît dingue, mais c’est comme ça. Ma sœur avait 19 ans et elle a réussi malgré sa tristesse à continuer à construire sa vie. Moi, ça m’a brisée. J’ai fait du sur place pendant cinq, puis j’ai avancé à pas de fourmi. Et quand je me suis sentie enfin prête à construire ma vie, eh bien j’avais 33 ans. Je n’ai eu alors qu’une obsession, aiguillonnée en partie par mon désir de maternité : trouver le prince charmant. Seulement voilà, il ne suffit pas de vouloir. Je me suis inscrite sur un site de rencontres, même si ça ne correspondait pas du tout à mon fantasme de la rencontre amoureuse. J’ai eu le cœur brisé plusieurs fois et enfin j’ai rencontré mon prince, j’avais 38 ans. Qu’aurais-je dû faire ? Faire mon deuil plus vite ? J’aurais bien aimé, mais ça ne se commande pas. Faire un bébé dans le dos de l’un de mes ex ? Mauvais départ dans la vie de ce bébé… Certes je ne suis pas exactement une working girl (j’ai eu mon premier cdi à 38 ans, pas facile de ressusciter quand on est mort pendant dix ans…). Mais cette working girl, qui sommes-nous pour la juger ? Savons-nous pourquoi il était si important pour elle de consacrer sa vie à sa carrière ? Était-ce réellement un choix ? Peut-être que cela a été sa façon de survivre à un traumatisme, ou alors un besoin de reconnaissance sociale pour réparer un manque affectif, qu’en savons-nous ?

Bref, tout ça pour dire qu’avec la meilleure volonté du monde, on peut blesser sans le vouloir. Pour être honnête, il y a beaucoup de bienveillance dans les blogs que je lis.

4 – Une sélection de quinze blogs que je veux mettre à l’honneur

Je vous préviens, je ne vais pas du tout tenir compte du fait que certains blogs ont déjà été nominés, parce que comme j’arrive un peu après la bataille, ce serait trop compliqué. Et je ne tiens pas compte non plus du fait que certains ne sont plus alimentés, dinosaure de la pma oblige.

  • Catégorie « les premiers blogs que j’ai lus »

L’AMP pour les nuls, parce que même s’il n’est plus alimenté pour cause d’heureux dénouement, il m’a fait mourir de rire. J’en conseille la lecture à tous les nouveaux venus en pma.

Lutine en pma, Boule de Mousse et Un enfant peut(-)être qui sont mes premiers blogs coup de cœur. Merci à vous de ne pas m’oublier !

Comme une poussière dans le vent…, car c’est ce blog qui m’a donné envie de cheminer vers le don d’ovocytes.

  • Catégorie « nouveaux blogs inspirants »

Je ne vais mettre qu’un seul blog dans cette catégorie, c’est Un coeur à mère, le blog de Julys qui le mérite bien. J’ai découvert son blog plus tardivement. Elle sera sans doute surprise de ce que je vais dire car je ne commente pas beaucoup sur son blog. Le problème avec Julys, c’est qu’elle écrit souvent des articles qui m’inspirent tellement, qu’il est impossible que je résume tout ce que je voulais dire sur le sujet en un misérable commentaire. Parfois, je me suis dit que je devrais en faire moi-même un article, mais ça fait un peu « sale copieuse » et puis de toute façon, mon manque d’énergie chronique a raison de moi.

  • Catégorie « blogs de copines »

Un don pour une vie, parce que j’ai rencontré loLo une fois en vrai, très brièvement, qu’on a échangé quelques mails, qu’elle est comme moi une grosse looseuse de la pma et que pourtant elle est aujourd’hui (doublement) maman. Quand je pense que jamais jamais jamais je ne serai maman et que j’en ai le cœur brisé, je pense à son histoire et j’ai une toute petite lueur d’espoir.

Mon petit trésor, parce que c’est mon amie, que je me souviendrai toujours de notre première rencontre à Prague, parce qu’elle se contorsionne comme un beau diable pour me préserver de sa maternité, que j’ai honte de ne pouvoir partager son bonheur et que j’aimerais être une meilleure amie pour elle.

Un blog de FIV, parce que c’est l’amie de mon amie, donc un peu mon amie (si ça marche comme ça !), qu’elle a galéré comme c’est pas permis et qu’elle est aujourd’hui maman (alors pourquoi pas moi ?) et qu’elle m’envoie régulièrement de gentils mots qui me font chaud au cœur.

  • Catégorie « blogs que j’aime même si ça n’a rien à voir »

Deux blogs de cuisine : Biogourmand et 100 % végétal, parce que je suis végétarienne et que j’espère susciter chez vous un intérêt pour cette délicieuse cuisine.

Un blog de maquillage : Lisa Eldridge, parce que ses vidéos sont bluffantes et très bien expliquées.

Petite sœur chinoise, un blog qui relate le quotidien d’une famille avec plein de mots d’enfants à mourir de rire.

Deux blogs de couture : Des étoiles et des pois et Caro’s bidouilles, j’aime particulièrement leurs créations en jersey. Pour celles qui suivent, finalement j’ai acheté la machine à coudre, pas la bicyclette !

Il était 9h52 quand j’ai commencé mon article et voilà qu’il est 15h37 !

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Liebster Award

liebster-awardMerci à toi Kaymet d’avoir pensé à moi ! Cela me donne l’occasion de reprendre mon blog tout en douceur.

Je ne sais pas si j’ai 11 anecdotes. Je vais essayer, mais elles risquent de ne pas être toutes très drôles.

1- Mes parents étaient profs. Il était clair que JAMAIS DE LA VIE je ne serai prof. Et finalement… je suis prof. La seule différence est que mes parents enseignaient à l’université alors que mes élèves ont moins de 10 ans.
2- Souvent mes élèves me demandent de quelle origine je suis. Quand je réponds « française », je lis de l’incompréhension dans leurs yeux. « Tu n’as pas d’origine ???!!! » s’est exclamée une petite fille dernièrement. C’est vrai que presque tous mes amis ont au moins un grand-parent né en dehors de la France. Ce n’est pas mon cas. Il faut remonter beaucoup plus loin pour découvrir un ancêtre allemand et un autre belge.
3- L’un de mes arrière-grands-pères (que j’ai connu) était mécanicien sur une locomotive à vapeur. Ça me fait rêver…
4- J’ai eu mon premier chagrin d’amour à 4 ans. La première fois que j’ai réussi à en parler, j’étais au lycée et j’en avais encore les larmes aux yeux.
5- J’ai démissionné de mon stage de CAPES de maths pour entrer dans une école d’art dramatique (avant de passer le concours d’instit, tu suis ?)
6- Je vous avais dit que j’hésitais à acheter un vélo ou une machine à coudre. J’ai choisi la machine à coudre et elle est mâââgnifique ! Elles sait même broder.
7- J’ai perdu ma maman à l’âge de 23 ans et j’ai mis 10 ans à m’en remettre.
8- Je n’ai pas du tout, mais alors pas du tout le sens de l’orientation. L’année dernière, je devais rendre visite à une amie à une heure de route de chez moi. Mon GPS n’arrêtait pas de tomber de son support et il s’est reprogrammé tout seul en « retour domicile ». J’ai fait demi-tour sans m’en rendre compte pendant un long moment. Je suis arrivée avec une heure de retard…
9- Je suis végétarienne et j’en ai marre qu’on me parle du cri de la carotte !
10- Quand je travaillais dans une société d’assurances (après l’école d’art dramatique et avant le concours d’instit, faut tout te dire…), j’ai transféré un jour par erreur l’appel d’un client vers le numéro d’urgence de la police.
11- J’adore les peluches Nici, surtout les petits moutons.

1- Que serait ton pouvoir magique ?
Donner du courage aux puissants de ce monde (pour éradiquer la faim dans le monde ou pour stopper le réchauffement climatique par exemple).
2- Quel métier voulais-tu faire étant petite ?
Je n’en avais aucune idée, même plus grande d’ailleurs.
3- Quel métier voudrais-tu faire à présent ?
Je regrette d’avoir renoncé au théâtre.
4- Quel est ton sigle préféré en PMA ?
Pour Mourir d’Angoisses ? Pour Maman Acharnée ?
5- Quel est ton pire souvenir de PMA ?
Quand j’ai téléphoné à mon chéri pour lui apprendre la première fausse couche.
6- Quel est ton meilleur souvenir de PMA ?
Voir les yeux de mon chéri briller quand je lui ai annoncé que j’étais enceinte la toute première fois (il y a une éternité) et aussi quand on a fait l’échographie de la FIV DO 2. Mais maintenant, ça me fait pleurer.
7- Plutôt champagne ou mojito ?
Pas envie de choisir !
8- Quel est ton parfum ?
En ce moment, J’adore voile de parfum de Dior. Je change souvent, je n’arrive pas à me décider.
9- Quel est ton prochain projet à court terme hors PMA ?
Acheter une maison en 2015.
10- Quelle est l’activité/sport/loisir où tu excelles ?
Je suis archi-nulle en sport et je n’excelle en rien pour être honnête. J’aime coudre, broder. Je me suis initiée à la dentelle aux fuseaux. Je prends des cours de guitare classique. Mais je ne travaille pas assez !
11- Quelle est ta citation préférée ?
En ce moment, je me répète pour me donner du courage « Tomorrow is an other day. », « Demain le soleil luira encore. » Scarlett dans Autant en emporte le vent.

Je nomine les personnes suivantes. Si je ne me trompe pas, elles n’ont pas encore été nominées ou elles n’ont pas répondu.

Ange

Lutine

loLo

Lilou

Apo

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Morceaux de vie + edit du 30 mars

 

 

MonetContrôle de cicatrisation

J’ai eu mon rendez-vous. Naïvement, je pensais qu’il s’agissait d’une simple échographie. Quand j’ai compris que ce serait une hystéroscopie, j’ai verdi, je pense. J’avais tellement eu mal aux deux premières !

Et ce fut pire, parce que beaucoup beaucoup plus long. Pour la première fois, on m’a proposé un masque à gaz. Mais soit c’était trop tard, soit le gaz était trop léger, je n’ai pas vraiment senti la différence.

Bref, j’ai pleuré et gémi avec élégance et dignité.

Elle a enlevé une synéchie à l’entrée du col. La cavité est maintenant de taille normale. Youpi ! La forme est aussi normale, à part un fond légèrement arqué. Quant à la cicatrisation, elle n’en a pas parlé. Je suppose que c’est bon, je n’étais pas du tout en état de poser la moindre question pertinente.

 

Rendez-vous avec Cérès

J’ai eu mon protocole. Piqûre de décapeptyl le 28 mars. Déjà ! Ben oui, bizarrement, je ne m’attendais pas à ce que ça commence si tôt. Patchs de Vivelledot comme la dernière fois. Mais cette fois-ci Provames oral pour commencer, au lieu de vaginal. Je préfère, sauf que les effets secondaires ne sont pas terribles paraît-il. Autre nouveauté : le décapeptyl est à J20-21 au lieu de J2-3.

Cérès trouve que le spermogramme de mon chéri est meilleur que la dernière fois (bon, moi je le trouvais pire, mais c’est elle le médecin). Tant mieux. Il prend quand même des vitamines, histoire d’être au top du top.

 

Ma belle-mère

On vient d’apprendre qu’elle a un lymphome du manteau, un cancer qui ne se guérit pas. Elle commence une chimio. La récidive vient toujours. On prolonge juste la vie de quelques années. Je suis triste pour elle, triste pour mon mari et ça remue aussi beaucoup de mauvais souvenirs (ma mère est morte d’un cancer du sein). Elle rêve de voir son fils papa. Et lui rêve que sa mère nous voit réussir. Pression pression.

 

Gros stress

Hier, j’ai fait une analyse de sang le matin. Dosage de progestérone et contrôle de thyroïde. Je n’ai jamais eu de problème de thyroïde, mais il vaut mieux vérifier de temps en temps.

Cérès m’avait dit de faire ma piqûre de décapeptyl le soir de l’analyse APRÈS CONFIRMATION DE SA PART. Tu sens venir le drame ou pas ?

L’après-midi, je vais à mon cours de guitare dzing dzing. Je termine à 17h et ça tombe bien, les résultats sont disponibles au labo à partir de 17h. Je les récupère. Tout a l’air normal, mais je ne suis pas médecin. Je me dis soudain que c’est bizarre de ne pas avoir reçu d’appel du secrétariat de Cérès. Alors, je téléphone. Je tombe sur un répondeur qui me dit que le secrétariat ferme à 17h. Haaaaaaaaaaaaaaaaa ! Naturellement, le répondeur ne prend pas les messages. Je n’ai donc aucun moyen de joindre Cérès qui pourtant est encore certainement au cabinet. A tout hasard, j’envoie un mail affolé, mais les mails sont gérés par les secrétaires, donc pas de réponses. Je croise les doigts pour que Cérès ait l’intelligence de regarder son fax avant de partir. Mais point d’appel de Cérès. J’appelle mon chéri en panique. Il me culpabilise à mort en me disant qu’il me faisait confiance, qu’il pensait que je gérais, que j’aurais dû penser à l’heure de fermeture du cabinet, que si je voulais qu’il s’occupe de tout, il n’y avait pas de problème, il suffisait de demander. Bon là j’ai raccroché, car je déteste quand il prend ses grands airs et m’infantilise en me traitant d’incapable. J’ai pleuré comme une fontaine.

J’ai lancé un SOS sur le forum maia. Je me suis crue sauvée quand une maia girl me dit d’envoyer un mail en urgence à la coordinatrice de la clinique ou de me servir du numéro de téléphone de la clinique joignable 24h/24. Sauf que la coordinatrice me dit qu’il n’y a plus de médecin à la clinique et qu’elle n’a aucun moyen de joindre un médecin (??!!) et que la personne à qui j’ai parlé à la clinique dans un anglais pitoyable m’a fait la même réponse. Seule et abandonnée de tous, j’ai finalement pris le « risque » de faire ma piqûre de décapeptyl. Une maia girl sage-femme m’a confortée dans mon choix. Alea jacta est.

Merci à Ange qui a pris le temps de répondre à mes sms de foldinguotte ! Je me suis sentie un peu moins seule.

Donc voilà, piqûre faite. J’attends la réaction de Cérès lundi avec un peu d’appréhension quand même.

 

[Edit du 30 mars 2014]

Hier soir, plus de 24h après mon mail SOS, je reçois un mail de Cérès qui me demande si j’ai reçu une réponse (??? ce n’est pas elle qui donne les avis médicaux ???). Je lui ai répondu que sans réponse de sa part, j’ai pris l’initiative de me faire piquer, en espérant avoir eu raison. J’ai joint mes analyses. Et j’ai attendu, attendu, attendu…

Et ce matin, je reçois le message très bref, mais si important « Vous avez eu raison. » Ouf ! Petite larme de soulagement quand même….

 

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Je tourne en rond…

ManègeJe suis en vacances depuis samedi.

Soulagée.

Je trouve tellement difficile de me concentrer sur mon travail alors que je ne pense qu’à une chose : mon projet bébé.

J’avais pourtant des tas d’occupations possibles en ce début de vacances :

– ranger mon bureau (une catastrophe, à l’image du bazar qui est dans ma tête)

– ranger la fameuse chambre bleue

– faire des loisirs créatifs que je n’ai pas le temps de faire en dehors des vacances

– faire du shopping (ça fait toujours plaisir)…

Et pourtant, qu’ai-je fait hier ?

J’ai tourné en rond.

J’ai passé mon temps à rafraîchir mes pages internet favorites :

– le forum de l’association Maia  (par pitié, je ne supporte plus les gros plans de bidonrons nus en photo de profil  ! ! !)

– mon lecteur de blogs

– un forum fréquenté par des filles DES (même si je ne sais pas si c’est mon cas).

Et comme tout le monde n’est pas scotché sur son ordinateur comme moi (certaines ont une vie !), la plupart du temps il n’y a rien de nouveau à lire. Bizarrement, je participe peu : peu de commentaires sur les blogs et peu de messages sur les forums. Je me contente de rafraîchir !

Qu’est-ce qui m’arrive ? ? ?

Depuis que je connais la date de notre nouvel essai, je ne tiens plus en place.

Je voudrais déjà être en mai ! Alors je rafraîchis, comme si le temps allait passer plus vite, mais pas du tout.

Il y a ma copine Lutine qui est là-bas, dans ce pays porteur d’espoir (message personnel : je veux des nouvelles !) et je m’y projette avec toute mon énergie.

Dire que je disais l’autre jour à Bounty, que la pause PMA, même si elle dure quelques mois, est tout à fait gérable. Alors je rectifie : c’est gérable, oui, mais ça dépend des jours !

Et en ce moment, je n’en peux plus.

Je veux être en mai, je veux être en mai, je veux être en mai ! ! !

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Vive le don !

Anges

Deux petits anges porte-bonheur pour Lutine !

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Pour Ange

AngeJe pense à toi…

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Quand les autres en ont…

C’est la charmante Kaymet du joli blog Un enfant peut(-)être qui m’a inspiré ce billet.

Je me suis souvenu de celle que je considérais comme ma meilleure amie. Je l’ai rencontrée à une époque où je désespérais de rencontrer un jour l’âme sœur. J’étais soit seule, soit mal accompagnée. J’étais doublement triste. Non seulement, je n’avais toujours pas rencontré l’homme de ma vie, mais en plus, les années défilant, cela remettait aussi en question mon rêve d’être maman un jour.

Nous étions très complices. Nous discutions de tout, il n’y avait pas de tabous. C’est surtout cela que j’appréciais dans notre relation. Et naturellement, souvent, nous plaisantions sur nos déboires amoureux.

Et puis un jour, elle a rencontré son prince. Et peu de temps après, elle est tombée enceinte. Son fils est né. Et elle est tombée enceinte à nouveau. J’étais très contente pour elle. Mais ma situation à moi n’évoluait pas.

Et c’est ce décalage (enfin je crois) qui a eu raison de notre amitié. Elle me donnait de moins en moins de nouvelles. Un jour, je lui ai téléphoné et j’ai eu la sensation bizarre que j’étais une étrangère pour elle. Comme elle était occupée, elle m’a dit qu’elle me rappellerait le soir-même. L’appel n’est jamais venu. J’ai cru qu’elle allait m’envoyer un mot pour m’annoncer la naissance de sa fille. Eh bien non. Je lui ai envoyé un mail peu de temps après pour lui annoncer que j’étais admissible à un concours qui allait changer ma vie. Pas de réponse.

J’ai eu beaucoup de peine et je me suis posé plein de questions, surtout que nous n’avons jamais eu d’explications. Mon mari a une théorie sur les relations. Il dit qu’on reste ami avec une personne si elle nous apporte quelque chose de positif. Tant que nous enchainions les histoires amoureuses improbables, nous nous apportions mutuellement le soutien et le réconfort dont nous avions besoin. Mais quand elle a rencontré son prince, je ne faisais que lui rappeler une situation qui faisait pour elle partie du passé. Et elle, elle vivait devant mes yeux la vie que j’aurais aimé vivre. Nous n’avons plus réussi à communiquer. C’est comme si nous vivions sur deux planètes différentes.

Bizarrement, peu de temps après notre « rupture », j’ai réussi le concours qui m’a permis d’exercer un métier qui me plaisait et de dire adieu à ma vie de petits boulots sans avenir. Et quelques mois après, j’ai rencontré mon futur mari… Moi qui avait partagé mes peines avec elle, j’ai regretté de ne pas avoir pu partager aussi mes joies.

Mais la question de Kaymet était de savoir si nous pouvions être amis avec de jeunes parents. Je pense que c’est très difficile. Car ils ne peuvent pas savoir (s’ils ne sont pas passés par là) ce que nous vivons et ils n’ont pas du tout envie de s’imaginer à notre place. De notre côté, nous aimerions tellement être à leur place, que nous sommes obligés de mettre une certaine distance pour nous protéger. Les parents aiment que l’on s’attendrissent sur leurs charmants bambins. Seulement, nous, si nous nous attendrissons, nous fondons en larmes. Mais je ne pense pas non plus que cela soit totalement impossible.

J’ai l’exemple de ma sœur. Elle s’est mariée dans ma période No Love’s Land. Elle a eu sa fille juste après ma rupture avec mon ex. Elle a eu son fils juste avant ma première fausse couche. Difficile de ne pas être plus en décalage. Et pourtant, elle a su me donner une place. Je ne me sens pas étrangère, je suis la Tata de ses enfants. Bien sûr j’ai souvent eu la gorge nouée et les larmes aux yeux en la voyant avec ses bébés, mais je me suis toujours sentie exister. Je l’écoute me parler de ses enfants et elle s’intéresse à mon parcours PMA. C’est un échange.

La bonne nouvelle, c’est que nous ne pouvons être amis qu’avec des personnes exceptionnelles. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’y en a pas beaucoup.

Vous ne me voyez pas, mais tout en écrivant ce billet, je pleure. Mes règles sont arrivées. La deuxième stimulation a donc échoué. Je pleure aussi car il y a quelques jours, j’ai lu que le taux de réussite des FIV à 40 ans était de 5 % et je misais beaucoup sur la FIV pour optimiser mes chance d’être maman. J’ai besoin d’une petite lueur d’espoir et je ne la trouve pas.

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